Pendant que j’assistais attentivement au Sacrifice Divin, Jésus me fit comprendre que la Messe recouvre tous les mystères de notre religion.

Elle parle silencieusement au cœur, de l’Amour infini de Dieu. Elle nous parle aussi de notre Rédemption en nous faisant nous souvenir des souffrances que Jésus supporta pour nous.

La Messe nous fait comprendre que,

  • non satisfait d’être mort une fois sur la Croix pour nous,

Jésus veut, dans son immense Amour,

  • se diffuser en nous et
  • perpétuer son État de Victime à travers la Sainte Eucharistie.

Jésus me fit aussi comprendre que la Messe et la Sainte Eucharistie

  • sont un rappel perpétuel de sa Mort et de sa Résurrection,
  • qu’elles nous donnent le Remède parfait pour notre vie mortelle et
  • qu’elles nous disent que nos corps, qui seront désintégrés et réduits en cendre par la mort, ressusciteront pour la Vie éternelle au dernier jour.

Pour les bons, ce sera pour la gloire. Pour les méchants, ce seront les tourments. Ceux qui n’ont pas vécu avec le Christ ne ressusciteront pas en Lui.

Les bons qui ont été intimes avec Lui pendant leur vie, auront une résurrection similaire à la Sienne.

Il me fit bien comprendre que la chose la plus consolante du Saint Sacrifice de la Messe est Jésus vu dans sa Résurrection.

Cela est supérieur à n’importe quel autre mystère de notre sainte religion.

Au même titre que sa Passion et sa Mort, sa Résurrection est renouvelée mystiquement sur nos autels quand la Messe est célébrée.

Sous le voile du pain sacramentel, Jésus se donne Lui-même aux communiants pour être leur compagnon au long du pèlerinage de leur vie mortelle. Par le moyen de la grâce provenant du Sein de la Sainte Trinité, Il donne la Vie qui dure toujours à ceux qui participent, corps et âme, au sacrement de l’Eucharistie.

Ces mystères sont si profonds que nous ne pourrons les comprendre entièrement que dans notre vie immortelle.

Cependant, dès maintenant, dans le sacrement, Jésus nous donne de plusieurs manières — presque tangiblement — un avant-goût de ce qu’Il nous donnera dans le Ciel.

La Messe nous dispose à la méditation sur

  • la Vie,
  • la Passion,
  • la Mort et
  • la Résurrection de Jésus.

L’Humanité du Christ,

  • à travers les vicissitudes de sa Vie terrestre,
  • s’est réalisée en trente-trois années.

Mais, dans la Messe,

  • mystiquement et
  • dans une brève période de temps, elle est renouvelée dans l’état d’anéantissement des espèces sacramentelles.

Ces espèces contiennent Jésus dans l’état de Victime

  • de Paix et
  • d’Amour propitiatoire, jusqu’au moment où elles sont consommées par un humain.

Après cette consommation,

  • la présence sacramentelle de Jésus n’existe plus dans le cœur : Jésus retourne dans le Sein de son Père, exactement comme Il le fit quand Il ressuscita des morts.

Dans le sacrement de l’Eucharistie, Jésus nous rappelle que notre corps ressuscitera dans la gloire.

Tout comme Jésus retourne dans le Sein du Père quand cesse sa Présence sacramentelle, ainsi passerons-nous à notre résidence éternelle dans le Sein du Père quand nous cesserons d’exister à travers notre vie terrestre présente.

Notre corps, - à l’instar de la Présence sacramentelle de Jésus après la consommation de l’Hostie, - semblera ne plus exister.

Mais, au jour de la Résurrection universelle,

  • par un très grand miracle de la Toute-Puissance divine,
  • il reprendra vie et,
  • uni à notre âme, il jouira de la Béatitude éternelle de Dieu.

D’autres, au contraire, s’en iront loin de Dieu pour souffrir d’atroces et éternels tourments.

Le Sacrifice de la Messe produit des effets merveilleux, limpides et lumineux.

Pourquoi donc les chrétiens en profitent-ils si peu ? Pour l’âme qui aime Dieu, peut-il y avoir quelque chose de plus consolant et de plus bénéfique ?

Le sacrement

  • nourrit l’âme pour qu’elle soit digne du Ciel, et
  • il donne au corps le privilège d’être béatifié dans l’éternelle Volonté de Dieu.

En ce grand jour de la résurrection des corps,

  • un grand événement surnaturel se déroulera,
  • comparable à ce qui se passe au moment où, après que nous ayons contemplé le ciel étoilé et que le soleil apparaît, celui-ci absorbe la lumière des étoiles.

Mais, même si elles disparaissent du regard de l’observateur, les étoiles gardent leur lumière et restent à leur place.

Semblables à des étoiles, les âmes,

  • réunies pour le jugement universel dans la Vallée de Josaphat,
  • seront capables de voir les autres âmes.

La lumière acquise et communiquée par

  • le Très Saint Sacrifice et
  • le sacrement d’Amour sera visible dans chaque âme.

Mais quand Jésus, le Soleil de Justice, se présentera,

  • Il absorbera en Lui toutes les âmes saintes. Il leur permettra de toujours exister, pour nager dans les immenses mers des attributs divins.

Et qu’adviendra-t-il des âmes privées de cette Lumière divine ? Si je voulais répondre à cette question, je pourrais écrire bien longtemps. Si le Seigneur le veut, je réserverai cette question pour une autre occasion.

Jésus me fit comprendre

  • que les corps qui seront réunis à leur âme resplendissante de lumière, seront éternellement unis à Dieu. Mais les âmes qui n’auront pas de lumière parce qu’elles ne voulaient pas participer au Saint Sacrifice et au sacrement d’Amour, seront jetées dans les profondeurs des ténèbres.

Et, à cause de leur ingratitude volontairement commise contre le Grand Donateur, elles deviendront des esclaves de Lucifer, le prince des ténèbres. Elles seront éternellement tourmentées par de terrifiants remords.