Quand Jésus voyait que j’arrivais à mes limites, c’est-à-dire que je ne pouvais plus porter ‘naturellement’ mes souffrances, Il m’aidait pour que je ne succombe pas.
Parfois Il le faisait directement, parfois Il inspirait à mon confesseur de me réanimer plus rapidement. Dans ce cas, mes souffrances, vécues à travers l’obéissance, étaient quelque peu soulagées, mais pas autant que quand Jésus opérait directement.
Jésus voulait me communiquer des souffrances extrêmes. Il faisait sortir mon âme de mon corps, la prenait avec Lui, et Il me laissait voir les nombreux péchés commis par les blasphèmes contre la Charité, ou autres péchés.
À mon point de vue, d’après les effets ressentis en moi, je peux affirmer sans crainte de me tromper que le péché de malhonnêteté est celui
- qui offense le plus le Cœur de Jésus,
- qui Le rend le plus amer.
Une fois, par exemple, alors que Jésus versait une petite part de son amertume en moi, j’ai ressenti que j’avalais quelque chose
- de nauséabond,
- de purulent et
- d’amère, qui pénétrait dans mon ventre et me donnait une haleine répugnante. J’aurais perdu connaissance si je n’avais pas rapidement pris quelque nourriture pour me faire vomir cette matière purulente.
On pourrait croire que cela m’arrivait seulement quand Jésus me faisait voir les méchancetés commises par ceux que l’on considère comme de grands pécheurs.
Mais mon aimable Jésus m’attirait d’une manière particulière dans des églises où on L’offensait.
On y blessait son Cœur par des choses saintes en soi, mais contrefaites : par exemple
-
des prières vides faites par des personnes feignant la piété,
-
ou encore la pratique de dévotions hypocrites. Les personnes concernées semblaient procurer à mon Jésus plus d’affronts que d’honneur.
Oui, ces actes mal accomplis donnaient des nausées à ce Cœur si saint, si pur et si droit.
Plusieurs fois Il m’exprima sa Souffrance en me disant :
« Mon enfant, vois les offenses et les insultes que Me font,
- même dans des endroits saints, certaines personnes que l’on dit dévotes. Ces personnes sont stériles, même quand elles reçoivent les sacrements. Elles sortent de l’église ternies plutôt que purifiées Elles ne sont pas bénies par Moi. »
Il me montrait aussi des personnes faisant des communions sacrilèges. Par exemple, un prêtre célébrant le Saint Sacrifice de la messe
- par habitude,
- dans un intérêt matériel et
- en état de péché mortel (je tremble en mentionnant cela).
Parfois, Jésus me montrait des scènes si blessantes pour son Cœur qu’elles le faisaient presque tomber en agonie.
Par exemple, quand ce prêtre consomma la Victime, Jésus fut forcé de quitter rapidement son cœur tout sali par les misères spirituelles.
Et au moment où, par les Paroles puissantes de la consécration,
- Jésus allait être appelé à descendre du Ciel pour S’incarner dans l’hostie,
- Il était dégoûté par l’hostie non encore consacrée, parce qu’elle était tenue par des mains impures et sacrilèges.
Cependant, sans broncher, par l’autorité qui lui était donnée par Dieu, ce prêtre faisait descendre Jésus dans l’hostie. Pour ne pas manquer à sa promesse, Jésus s’incarnait dans cette hostie
- qui, au préalable, suintait la pourriture de l’impureté, et
- qui, par la suite, ruisselait de Sang provoqué par un déicide.
Comme Il faisait pitié l’Etat sacramentel dans lequel Jésus m’apparut alors.
Il semblait vouloir fuir ces mains indignes. Mais, de par sa promesse, il était forcé de rester
- jusqu’à ce que la forme du pain et du vin soit consommée par un estomac
- qui, dans le cas présent, était pour Lui plus nauséabond encore que les mains
indignes qui L’avaient touché plusieurs fois auparavant.
Quand la sainte Hostie fut ainsi consommée, Jésus vint à moi en se lamentant :
« Oh ! mon enfant, laisse-Moi verser une partie de mon amertume en toi. Je ne peux pas la retenir plus longtemps. Aie pitié de ma condition qui est devenue trop douloureuse ! Prends patience, et souffrons un peu ensemble. »
Je Lui répondis : « Seigneur, je suis prête à souffrir avec Toi. Oui, si la capacité m’était donnée de prendre toute ton amertume, je le ferais volontiers, de telle manière que je ne Te vois pas souffrir. »
Jésus alors versa de sa bouche dans la mienne la part d’amertume que je pouvais porter, et Il me dit :
« Mon enfant, ce que J’ai versé en toi n’est rien, mais c’est tout ce que tu peux recevoir.
Comme Je désirerais que beaucoup d’autres âmes soient disposées à faire le même sacrifice que toi par amour pour Moi ! Ce n’est pas que Je ne peux verser en eux toute l’amertume que contient mon Cœur.
C’est pour que Je puisse goûter l’Amour réciproque et bienveillant de mes enfants. »
Les mots ne peuvent pas exprimer l’amertume que Jésus versa en moi
- empoisonnée,
- nauséabonde et
- soulevant le cœur par sa putréfaction.
Même si je faisais tout pour la garder, mon estomac refusait de l’accepter. Une forte impulsion la faisait remonter à ma gorge. Mais à cause de mon amour pour Jésus, et avec le soutien de sa grâce, je ne l’ai pas rejetée.
Qui pourrait décrire les souffrances qu’entraînaient en moi ces épanchements avec Jésus ! Ils furent si nombreux que
- si je n’avais pas été soutenue, fortifiée et revigorée par Lui,
j’aurais sûrement été victime de la mort bien des fois. Jésus versait en moi seulement une petite portion de l’amertume qu’Il portait.
Une créature ne peut normalement pas porter autant d’amertume ou de douceur comme mon très aimable Jésus en versait parfois en moi. Lui seul porte et tolère l’amertume causée par le péché. J’ai toujours eu cette opinion : le péché est laid et destructif !
Si toutes les créatures ressentaient et reconnaissaient
- l’effet empoisonné et amer du péché, elles éviteraient le péché
- comme s’il était un monstre horrible émergeant de l’enfer !