Mon confesseur, à qui j’avais fait connaître ce que mon très aimable Jésus voulait de moi, me dit :
« Si tout ce que vous m’avez dit est vraiment la Volonté de Dieu, vous pouvez recevoir ma bénédiction. À vrai dire, je pourrai faire le sacrifice de vous réanimer chaque matin. Si j’en éprouve des ennuis dans ma nature, je les surmonterai par la grâce de Dieu. »
Quand je pensais aux créatures qui seraient épargnées du terrible fléau de la guerre, mon âme jubilait. Néanmoins, ma nature commençait à trembler. Et j’ai passé quelques jours dans une profonde tristesse. On me conduisit à l’église. Après avoir reçu Jésus dans mon cœur, je Lui dis :
« Très doux Jésus, vois la mer tourmentée dans laquelle mon âme est plongée. Plutôt que
- d’être dans une paix tranquille et
- de Te remercier pour les lumières données à mon confesseur, lui qui m’a permis de faire dans l’obéissance ce que Tu attends de moi, me voici soudainement troublée et confuse.
Je le suis
- d’abord pour la condition de souffrance dans laquelle Tu es sur le point de me plonger.
- et ensuite parce que j’aurai peut-être à rester dans cet état sans Te recevoir, ce qui serait pour moi la plus grande souffrance. Qui pourrait survivre sans Toi ?
Mon Bien, qui d’autre que Toi pourra me donner la force
- de survivre,
- de me remettre de ma souffrance. Comment pourrai-je recevoir cette force, si on ne me permet pas de Te recevoir dans ton Sacrement ? »
Quand j’eus déchargé mon cœur de ses angoisses, j’ai beaucoup pleuré. Sympathisant avec moi, Jésus me dit poliment :
« Mon enfant, n’aie pas peur. Je comprends ta faiblesse
J’ai préparé des grâces nouvelles et spéciales pour soutenir ta fragilité.
Ne suis-Je pas tout-puissant en tout ? Ne suis-Je pas capable de faire en sorte que tu me reçoives dans le Sacrement ?
Sois résignée, et comme une personne morte, place-toi dans mes bras paternels. Offre-toi comme victime en réparation pour les nombreuses offenses que Je reçois continuellement des hommes. Alors tu pourras sauver ceux qui méritent la discipline.