Je te transformerai en Moi et Moi en toi
- pour que tu puisses être crucifiée en Moi,
- avec Moi et
- pour Moi. Ne serais-tu pas heureuse de pouvoir dire :
Jésus mon Époux est crucifié en moi. Et moi son épouse, je suis crucifiée en Lui. Il en sera bien ainsi, parce qu’il n’y aura plus rien qui te fasse dissemblable de Moi.
Quand le confesseur vint, je lui répétai tout ce que Jésus m’avait dit. Je lui ai même dit que je voulais souffrir sans limite de temps.
Cependant, il me semblait, et j’en étais vraiment convaincue, que ces souffrances ne dureraient pas plus de quarante jours.
Mais, au moment où j’écris ces lignes, ça fait douze ans que je vis dans un état de souffrances continues. Je ne sais combien de temps encore ça durera. Puisse Dieu être toujours béni et son insondable Jugement.
Il me reste à dire
- que si j’avais compris
- que j’aurais à passer mon temps continuellement au lit, peut-être que je ne me serais pas aisément soumise au rôle de victime perpétuelle.
Ma nature aurait été alarmée. J’aurais difficilement pu rassembler assez de courage pour me prêter à un tel sacrifice.
Je peux dire la même chose de mon confesseur :
- s’il avait connu le sacrifice qu’il aurait à faire chaque matin pour me réanimer,
- il n’aurait peut-être pas consenti à ce que je reste dans cet état pour aussi longtemps.
Je peux assurer que j’ai toujours été une amoureuse de cette douce souffrance. J’ai toujours été plus résignée quand j’étais dans une souffrance continuelle que quand j’en manquais. En fait, quand j’ai commencé à vivre dans cette situation de victime constante, je ne savais pas apprécier la valeur de la croix.
Le Seigneur m’a donné de la connaître durant les douze dernières années.