« Mon enfant, combien de fois dois-Je te répéter qu’aussi longtemps que tu persisteras
- à regarder à droite et à gauche,
- à poser tes yeux parfois sur ceci, parfois sur cela, tu ne pourras pas vraiment te maintenir sur le chemin du Ciel ?
Si tu ne rives pas tes yeux seulement sur Moi,
- tu boiteras toujours,
- l’influence de ma grâce ne pourra pas être complète en toi.
C’est pourquoi Je veux
- que tu restes dans la sainte indifférence par rapport aux choses qui t’entourent et
- que tu sois toujours disposée à accomplir tout ce que Je veux de toi. Autrement tu ne pourras pas être préférée à d’autres pour le rôle de victime. »
Réfléchissant à ces Paroles qui m’étaient données directement par Jésus, mon cœur développa une telle force
- que je ne remarquais plus maintenant l’absence de mon confesseur,
- même s’il avait fait du bien à mon âme.
Par la suite, Dieu m’inspira de me soumettre aux soins du prêtre qui me confessait quand j’étais jeune fille. Je n’ai jamais regretté ce choix.
De fait, je me suis souvent exclamée à Dieu : « Puisses-Tu toujours être béni ô Seigneur.
Tu m’as confondue quand Tu as tiré parti de ce qui me semblait dommageable à mon âme et pour Ta plus grande Gloire, Tu as transformé cette situation en bienfaits pour moi. Puisse-t-il en être toujours ainsi, ô mon Dieu ! »
Alors que mon cœur avait toujours été fermé à mon autre confesseur, je l’ai ouvert à ce ministre de Dieu proposé par Jésus et accepté par moi.
Malgré ses pressions et son insistance, mon cœur restait fermé à l’autre confesseur. Par conséquent, je ne pouvais pas me libérer intérieurement. Il essayait de toutes les manières de me faire parler. Mais la simple pensée d’avoir à dire à un autre ce qui se passait entre Jésus et moi produisait en moi tant d’embarras et d’aversion
C’était comme si j’avais eu à confesser le plus affreux péché, lequel, merci à Dieu,
- je ne suis pas consciente d’avoir commis et
- pour lequel je n’ai d’ailleurs pas de penchant.
À ce confesseur, cependant, et en de multiples occasions, j’ai fait connaître mon âme dans les menus détails, même si je le faisais sans aucun ordre.
Si on me demandait pourquoi je ne voulais pas de l’autre confesseur pour me réanimer, ma réponse serait que je me sentais incapable de lui expliquer ce qui m’arrivait. Ce n’était pas sa faute à lui
Parce qu’il était bon et avisé et qu’il m’aurait écouté patiemment. Il aurait pris grand soin de mon âme si je lui avais dit ce qui se passait entre Jésus et moi. Il veillait néanmoins à ce que je demeure dans les chemins de la vertu.
Quant à moi, je ressentais une très grande pesanteur en mon âme,
- de laquelle j’aurais bien voulu être soulagée
- en m’exprimant à quelqu’un d’autre, avec le désir de connaître son opinion.
Cependant, je le répète, il m’était impossible de le faire. Je crois que la raison pour laquelle mon premier confesseur ne pouvait pas me faire parler était le bon vouloir divin, tout simplement.