Ainsi Il me confiait à sa Très Sainte Mère qui, avec joie, semblait m’accepter. Avec reconnaissance,
- je m’offrais à Jésus et à la Très Sainte Vierge,
- prête à me soumettre à tout ce qu’ils voudraient de moi.
Quand je suis revenue de cet acte de déférence envers Dieu,
- où ma volonté s’était conformée à celle de Jésus, je me suis retrouvée dans de terribles souffrances d’anéantissement dont je n’avais jamais connu l’expérience jusqu’alors. Je me voyais comme une misérable indigente, comme un ver de terre qui ne sait rien d’autre que de ramper sur le sol.
Pour cette raison, je me suis tournée vers Dieu et je Lui ai dit :
« Aide-moi, ô mon bon Jésus.
Ton Omnipotence en moi et en dehors de moi est si lourde
- qu’elle m’écrase totalement. Je vois bien que si Tu ne me soulages pas, je finirai anéantie dans mon néant.
Donne-moi de souffrir, je l’accepte. Cependant, je Te prie de me donner plus de force. Parce que dans cet état, je sens que je vais mourir. »
À partir de ce jour, j’eus plus de grâces et d’aide. Les visites du Seigneur et de la Très Sainte Vierge alternaient presque continuellement, surtout quand j’avais été attaquée par les démons.
Car, plus j’étais disposée à la souffrance, plus ils étaient furieux contre moi.
Les souffrances qui m’étaient infligées par les démons étaient indescriptibles. Elles me semblent maintenant comme des ombres,
- comparées aux Souffrances acceptées par Jésus, dont l’intention était
- d’expier et de réparer pour les très grandes et très nombreuses offenses commises par les hommes contre Dieu.
Mais moi, qui crois en Dieu,
- qui tombe et me relève,
- qui suis parfois dépressive, parfois consolée, je suis disposée à souffrir
- pour sa plus grande Gloire et
- pour le bien de mon prochain, comme Dieu le veut.