Puis mon Bon et Divin Maître commença à dégager mon cœur de toutes les affections qui l’attachaient aux créatures. Il vint à moi et, comme à l’accoutumée, me dit par une voix intérieure :

« Je suis ton Tout. Je mérite d’être aimé de toi d’un amour égal à celui que J’ai pour toi. Si tu ne laisses pas le petit monde de tes pensées, de tes affections et de tes sentiments pour les créatures, je ne pourrai pas

  • entrer complètement en ton cœur et
  • en prendre possession d’une façon permanente.

Le constant murmure de tes pensées

  • t’empêche d’entendre clairement ma voix, ce qui M’empêche
  • de déverser en toi mes grâces et
  • de te faire tomber complètement en amour avec Moi. Je suis un Époux très jaloux.

Promets-moi que tu seras mienne totalement. Moi Je me mettrai au travail pour faire de toi ce que Je veux.

Tu dis la vérité quand tu dis que tu ne peux rien faire par toi-même. Mais n’aie pas peur, Je ferai tout pour toi. Donne-Moi ta volonté : ce sera suffisant pour Moi. »

Il me répétait souvent cela à l’occasion de la Sainte Communion. Je m’abîmais alors en pleurs de regrets et je promettais que, plus que jamais, j’allais être à Lui totalement. Et si, à ce moment,

  • je prenais conscience que je n’agissais pas en accord avec sa Volonté,
  • je Lui demandais pardon et
  • je Lui déclarais que vraiment je voulais L’aimer de tout mon cœur.

Sachant que, privée de son aide, je ferais bien pire, je Lui demandais de ne pas m’abandonner.

Jésus, me faisant entendre sa voix dans mon cœur, me disait : « Non ! Non !