Premier cahier - Page 111
+ La veille du jour des Défunts, je suis allée au cimetière. C’était le crépuscule et le cimetière était fermé, mais j’ai entrebâillé le portail et j’ai dit: «Si vous exigez quelque chose de moi, mes chères âmes, je vous satisferai volontiers dans la mesure où la règle me le permet.» J’ai alors à Cracovie. Soeur Faustine y a aussi été ensevelie et y a reposé jusqu’à son exhumation, le 25 novembre 1966.
entendu ces paroles: «Accomplis la volonté de Dieu. Nous ne sommes heureuses qu’autant que nous avons accompli la volonté divine. »
Le soir, ces âmes sont venues me demander des prières et j’ai beaucoup prié pour elles. Plus tard, quand la procession revenait du cimetière, j’ai vu un très grand nombre d’âmes marcher avec nous vers la chapelle, et certaines d’entre elles priaient avec nous. J’ai beaucoup prié, parce que j’en avais reçu l’autorisation de mes supérieures Lors des conversations individuelles mensuelles avec la supérieure, les sœurs demandaient la permission de réciter pendant le temps libre leurs propres prières, qui ne faisaient pas partie de la règle et des coutumes de la Congrégation. .
Une âme que j’avais déjà vue m’a rendu à nouveau visite la nuit. Elle ne m’a pas demandé de prier pour elle, mais elle m’a fait des reproches en me disant que j’avais été très vaniteuse et orgueilleuse autrefois. Elle a ajouté: «Et maintenant, tu intercèdes tellement pour les autres, alors que tu as encore des défauts.» J’ai répondu que j’avais été très orgueilleuse et vaniteuse, mais que je m’en étais déjà confessée, que j’avais fait pénitence pour ma sottise et que j’avais confiance en la bonté de mon Dieu. S’il m’arrivait encore de chuter, c’était plutôt malgré moi, jamais avec préméditation, même dans les plus petites choses. Mais cette âme a recommencé à me faire des reproches: «Pourquoi ne veux-tu pas reconnaître ma grandeur, comme tout le monde le fait en raison de mes hauts faits? Pourquoi es-tu la seule à ne pas me rendre gloire?» À ce moment-là, j’ai vu que c’était Satan qui se présentait sous cet aspect, et j’ai 314 PETIT JOURNAL dit:: «C’est à Dieu seul qu’est due la gloire! Va-t - en, Satan!»
Et, à l’instant même, cette âme est tombée dans un gouffre effroyable, inimaginable, indescriptible, et j’ai dit à cette âme misérable que je le ferais savoir à toute l’Église.
Samedi, nous sommes parties de Cracovie pour Vilnius. En cours de route, nous nous sommes arrêtées à Częstochowa.
Pendant que je priais devant l’icône miraculeuse, j’ai senti combien sont agréables… [La phrase est interrompue].
[Fin du premier cahier du Petit Journal.] Je chanterai à jamais la miséricorde du Seigneur La miséricorde de Dieu dans mon âme S.