Premier cahier - Page 110
Jour du renouvellement des vœux. La présence de Dieu a submergé mon âme. Pendant la sainte messe, j’ai vu Jésus qui m’a dit ces paroles: «Tu es une grande joie pour moi. Ton amour et ton humilité font que je quitte le trône céleste et que je m’unis à toi. L’amour comble l’abîme qui existe entre ma grandeur et ton néant. »
L’amour submerge mon âme, je suis plongée dans un océan d’amour. Je me sens défaillir et je me perds complètement en lui.
Jésus, rends mon coeur semblable au tien ou plutôt transforme-le en ton propre cœur, afin que je sache sentir les besoins des cœurs des autres, particulièrement de ceux qui souffrent et qui sont tristes. Que les rayons de la miséricorde reposent dans mon cœur.
Un soir où je me promenais dans le jardin en récitant mon chapelet, je suis arrivée au cimetière La Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde possède son propre cimetière à Cracovie. Il se trouve au fond du jardin du couvent. On y enterre les corps de toutes les sœurs et des élèves décédées à Cracovie. Sœur Faustine y a aussi été ensevelie et y a reposé jusqu'à son exhumation, le 25 novembre 1966. , j’ai entrouvert le portail et j’ai prié un instant. J’ai demandé intérieurement: « Vous êtes sans doute très heureuses?»
Et j’ai entendu ces mots: « Nous ne sommes heureuses que dans la mesure où nous avons accompli la volonté de Dieu.» Puis le silence est retombé. Je suis rentrée en moi-même et j’ai longuement réfléchi à la manière dont, moi, j’accomplis la volonté de Dieu et mets à profit le temps que Dieu m’accorde.
Le même jour, alors que j’étais déjà couchée, une âme est venue me voir dans la nuit; elle a cogné sur ma table de nuit pour me réveiller et m’a demandé de prier pour elle.
J’avais envie de lui demander qui elle était, mais j’ai dominé ma curiosité et j’ai joint cette petite mortification à la prière que j’ai offerte pour elle.
Un jour, j’ai rendu visite à une sœur malade Il s'agit de sœur Witalina-Barbara Masłowska, née le 4 décembre 1852, décédée le 6 janvier 1939. qui était âgée de quatre-vingt-quatre ans et se distinguait par de nombreuses vertus. Je lui ai demandé: «Vous êtes sans doute déjà prête à vous présenter devant le Seigneur?» Elle m’a répondu que, toute sa vie, elle s’était préparée à cette dernière heure et elle a ajouté que l’âge ne dispensait pas du combat.