On m’assure que mon esprit est de Dieu

Malgré la discrétion personnelle de la Servante de Dieu dans la fondation des Œuvres de la Croix, ce cas exceptionnel de Conchita, plein de confidences secrètes, d’accueils enthousiastes ou d’oppositions, ne pouvait manquer de soulever quelques interrogations. L’Archevêque de Mexico, Mgr Alarcón, fut consulté et ordonna un examen de sa vie et de ses écrits. Conchita se montra toujours docile aux enseignements et aux directives de l’Église : « Je crois en l’Église, en sa divinité, en son indissolubilité ; je donnerais mon sang pour défendre la pureté de sa doctrine et de ses dogmes ». (Diario T. 12, p. 209, marzo 31, 1900).

En octobre 1900, Conchita fut examinée par des théologiens et des hommes de grande expérience.

« 1er octobre 1900. Aujourd’hui, après un rigoureux examen et après avoir prié, le R.P. Melé, Visiteur de la Congrégation du Cœur de Marie, a résolu, ou m’a assuré, que mon esprit était de Dieu et qu’il était disposé à l’affirmer ».

Le lendemain, 2 octobre, elle ajoute simplement : « Aujourd’hui, le Père del Moral, Visiteur et Provincial des Paulins, m’a confirmé que mon esprit était de Dieu ».