La liturgie de la Parole
Le moment de la Liturgie de la Parole arriva, et la Sainte Vierge me fit répéter : « Seigneur, aujourd’hui je veux écouter Ta Parole et produire un fruit abondant ; que Ton Saint-Esprit nettoie le terrain de mon cœur, afin que Ta Parole croisse et se développe ; purifie mon cœur pour qu’il soit bien disposé. »
« Je veux que tu sois attentive aux lectures et à toute l’homélie du prêtre. Souviens-toi que la Bible dit que la Parole de Dieu ne revient pas sans avoir porté du fruit. Si tu es attentive, il restera en toi quelque chose de tout ce que tu entends. Tu dois t’efforcer de te rappeler tout au long de la journée ces Paroles qui t’ont marquée. Ce seront parfois deux phrases, puis ce sera la lecture entière de l’Évangile, peut-être un seul mot, à savourer le reste de la journée, et cela fera chair en toi, car c’est ainsi que l’on transforme la vie : en laissant la Parole de Dieu nous transformer. »
« Et maintenant, dis au Seigneur que tu es ici pour écouter ce qu’Il veut dire aujourd’hui à ton cœur. »
De nouveau je remerciai Dieu de me donner l’occasion d’écouter Sa Parole, et je Lui demandai pardon d’avoir eu le cœur si dur pendant tant d’années et d’avoir appris à mes enfants qu’ils devaient aller à la Messe le dimanche parce que l’Église l’ordonnait ainsi, et non par amour, par besoin de se remplir de Dieu…
Moi qui avais assisté à tant d’Eucharisties, davantage par obligation ; et je croyais ainsi être sauvée. Quant à les vivre, je n’en rêvais même pas, et quant à prêter attention aux lectures et à l’homélie du prêtre, encore moins.
Quelle douleur j’ai ressentie pour tant d’années de perte inutile, à cause de mon ignorance !… Quelle superficialité dans les Messes auxquelles nous assistons parce que c’est un mariage, une Messe pour un défunt, ou parce que nous devons nous montrer en société ! Quelle ignorance au sujet de notre Église et des Sacrements ! Quel gaspillage à vouloir nous instruire et nous cultiver dans les choses du monde, qui peuvent disparaître en un instant sans qu’il ne nous reste rien, et qui, au terme de la vie, ne servent même pas à prolonger notre existence d’une seule minute ! Et pourtant, de ce qui doit nous faire gagner un peu du ciel sur la terre, puis la vie éternelle, nous ne savons rien. Et nous nous appelons des hommes et des femmes cultivés… !