L’offertoire et les anges
Un instant plus tard vint l’Offertoire, et la Très Sainte Vierge dit : « Prie ainsi : (et je La suivais) Seigneur, je T’offre tout ce que je suis, ce que j’ai, ce que je peux, je remets tout entre Tes mains. Édifie Toi-même, Seigneur, avec le peu que je suis. Par les mérites de Ton Fils, transforme-moi, Dieu Très-Haut. Je Te prie pour ma famille, pour mes bienfaiteurs, pour chaque membre de notre Apostolat, pour toutes les personnes qui nous combattent, pour celles qui se recommandent à mes pauvres prières… Apprends-moi à mettre mon cœur sur le sol pour que leur marche soit moins dure. Ainsi priaient les saints, ainsi je veux que vous le fassiez. »
Et c’est ainsi que Jésus le demande : que nous mettions notre cœur sur le sol pour qu’ils n’en sentent pas la dureté, mais que nous les soulagions en prenant sur nous la douleur de ce piétinement. Des années plus tard, je lus un petit livre de prières d’un saint que j’aime beaucoup : Josémaria Escrivá de Balaguer, et j’y trouvai une prière semblable à celle que m’enseignait la Vierge. Peut-être ce saint, à qui je me recommande, plaisait-il à la Très Sainte Vierge par ces prières.
Soudain, des figures que je n’avais pas vues auparavant commencèrent à se lever. C’était comme si, à côté de chaque personne présente dans la Cathédrale, surgissait une autre personne, et tout se remplit de jeunes personnages, magnifiques. Ils étaient vêtus de tuniques très blanches et s’avancèrent jusqu’à l’allée centrale, se dirigeant vers l’Autel.
Notre Mère dit : « Observe, ce sont les Anges Gardiens de chacune des personnes qui sont ici. C’est le moment où leur Ange Gardien porte leurs offrandes et leurs demandes devant l’Autel du Seigneur. »
En ce moment-là, j’étais complètement émerveillée, car ces êtres avaient des visages si beaux, si radieux qu’on ne peut l’imaginer. Ils arboraient de très beaux visages, presque féminins ; cependant, la constitution de leur corps, leurs mains, leur stature étaient celles d’un homme. Leurs pieds nus ne foulaient pas le sol, mais ils allaient comme en glissant, comme en effleurant. Cette procession était très belle.
Certains d’entre eux portaient comme une coupe d’or contenant quelque chose qui brillait très fort d’une lumière blanche dorée. La Vierge dit : « Ce sont les Anges Gardiens des personnes qui offrent cette Sainte Messe pour de nombreuses intentions, celles qui sont conscientes de ce que signifie cette célébration, celles qui ont quelque chose à offrir au Seigneur… » « Offrez en ce moment…, offrez vos peines, vos douleurs, vos espérances, vos tristesses, vos joies, vos demandes. Souvenez-vous que la Messe a une valeur infinie ; soyez donc généreux à offrir et à demander. »
Derrière les premiers Anges venaient d’autres qui n’avaient rien dans les mains, ils les portaient vides. La Vierge dit : « Ce sont les Anges des personnes qui, étant ici, n’offrent jamais rien, qui n’ont aucun intérêt à vivre chaque moment liturgique de la Messe et n’ont aucune offrande à porter devant l’Autel du Seigneur. »
En dernier lieu venaient d’autres Anges qui étaient un peu tristes, les mains jointes en prière mais le regard baissé. « Ce sont les Anges Gardiens des personnes qui, étant ici, n’y sont pas, c’est-à-dire des personnes qui sont venues contraintes, qui sont venues par convenance, mais sans aucun désir de participer à la Sainte Messe ; et les Anges s’en vont tristes parce qu’ils n’ont rien à porter devant l’Autel, hormis leurs propres prières. »
« N’attristez pas votre Ange Gardien… Demandez beaucoup, demandez pour la conversion des pécheurs, pour la paix du monde, pour vos proches, vos voisins, pour ceux qui se recommandent à vos prières. Demandez, demandez beaucoup, mais pas seulement pour vous, aussi pour les autres. »
« Souvenez-vous que l’offrande qui plaît le plus au Seigneur, c’est lorsque vous vous offrez vous-mêmes en holocauste, afin que Jésus, en descendant, vous transforme par Ses propres mérites. Qu’avez-vous à offrir au Père par vous-mêmes ? Le néant et le péché ; mais lorsque vous vous offrez unis aux mérites de Jésus, cette offrande est agréable au Père. »
Ce spectacle, cette procession était si belle qu’elle pourrait difficilement se comparer à une autre. Toutes ces créatures célestes faisaient une révérence devant l’Autel, les unes déposant leur offrande sur le sol, les autres se prosternant à genoux, le front presque contre terre ; puis, une fois arrivées là, elles disparaissaient à ma vue.