286. 30.X.1993

Quand apparaît la tentation de te plaindre pour l’ingratitude que tu ressens de la part de ceux à qui tu as montré de la bonté, accepte cette ingratitude comme une réparation pour toutes les ingratitudes que J’ai expérimentées quand J’étais Homme, et que Je continue d’expérimenter.

Personne n’aura jamais rencontré autant d’ingratitude que Moi. On n’a jamais fait plus de tord à quelqu’un en échange de preuves de bonté.

Regarde la croix. Elle contient en elle une double signification :

 la première, c’est l’amour et la bonté de Dieu envers les hommes,

 la deuxième, c’est l’ingratitude et le mal montrés en retour par les gens.

Quand tu passes un moment difficile et que tu n’arrives pas éloigner de toi les tentations du ressentiment, pense à combien de fois tu montres de l’ingratitude envers Moi – même pour les dons concrets et palpables que tu perçois et que tu remarques avec ton esprit et ton cœur.

La force, c’est aussi accepter l’ingratitude, le mal et le tord fait par les gens.

La force, c’est le courage de montrer de l’amour, c’est exercer l’Amour. C’est un souci du bien d’autrui si grand qu’on n’a plus peur du sacrifice ni de sa propre souffrance.

Celui qui se protège est un peureux. C’est celui qui, pour satisfaire ses propres désirs, ses ambitions et ses convoitises, ne prend pas les autres en compte et les expose à la souffrance, à la peine, au sacrifice.

N’ai qu’une seule peur dans ton cœur : d’exposer quelqu’un au mal, de causer la douleur de quelqu’un, son épuisement, sa tristesse. De gaspiller les biens que tu aurais pu faire aux autres, et d’enfermer dans ton cœur l’Amour qui désire se déverser à travers toi sur tous tes frères.

Rm 11,25a « Car je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous complaisiez en votre sagesse. »