CHAPITRE XXVIII – Contre les langues des detracteurs

I

1 Le Verbe : Mon fils, ne porte pas peine si quelques-uns pensent mal de toi et disent ce que tu n’entends pas de bon cœur.

2 Tu dois avoir de toi-même des sentiments encore plus défavorables et croire que personne n’est au-dessous de toi . L'auteur redit ce que nous avons vu à l'Op. II, chap. II, 12 et chap. V.

3 Si tu marches dans les voies intérieures, tu ne donneras pas de poids aux paroles qui s’envolent.

4 Ce n’est pas médiocre de se taire dans les circonstances malheureuses Ps., XXXVI, 19. et de se tourner vers Moi au-dedans de son cœur, sans se troubler des jugements humains.

II

5 Que ta paix ne dépende pas de la bouche des hommes.

6 En effet, que leurs interprétations soient bonnes ou malignes, tu n’en es point pour cela un autre homme L'auteur redit ce que nous avons vu à l'Op. II, chap. II, 12 et chap. V. .

7 Où est la véritable paix, et la véritable gloire ?

8 N’est-ce pas en Moi ?

9 Et qui ne désire pas plaire aux hommes, et ne craint de leur déplaire, jouira d’une abondance de paix. Joan., XVI, 33.

10 C’est de l’amour déréglé et de la vaine crainte que naissent toute inquiétude du cœur et toute dissipation des sens.