CHAPITRE XXIV – Qu’il faut eviter d’enqueter avec curiosite sur la vie d’autrui

I

1 Le verbe : Mon fils, garde-toi d’être curieux et ne te livre pas à des soucis vagabonds.

2 Qu’as-tu à faire avec ceci ou cela ? Tu n’as qu’à Me suivre. Joan., XXI, 22.

3 Que t’importe, en effet, que celui-ci soit tel ou tel ou comment parle et agit celui-là.

4 Tu n’as pas à répondre pour les autres, mais tu rendras raison pour toi-même. Rom., XIV 12.

5 De quoi donc te mêles-tu ?

6 C’est Moi qui connais tous les hommes et je vois tout ce qui se fait sous le soleil Joan., 24, 25 ; Eccl. I, 14. , et je sais ce qu’il en est de chacun, ce qu’il pense, ce qu’il veut, et vers quelle fin tend son intention.

7 Tout doit donc M’être remis. Pour toi, conserve-toi dans la paix véritable et laisse l’agité s’agiter autant qu’il voudra.

8 Tout ce qu’il fera ou dira retombera sur lui, car il ne peut Me tromper.

II

9 Toi, n’aie cure ni de “cette ombre qu’est un grand nom” , ni de Lucan. Phars., Lib. I, vers 135. nombreuses amitiés, ni de l’affection particulière des hommes.

10 Car cela engendre des distractions et de grandes zones d’obscurité dans le cœur En vous rendant aveugle sur les points énumérés au verset précédent. .

11 Je te dirais volontiers Ma parole, et je te révélerais Mes secrets, si tu guettais avec soin Ma venue et M’ouvrais la porte de ton cœur.

12 Sois attentif, veille en l’oraison et humilie-toi en tout I Petr., IV, 7 ; Eccli., III, 20. .