CHAPITRE XII – Utilite de la contrariete

Voir note Adversitas : en général, ce qui est simplement tourné contre vous : l'opposition, la contrariété dans le langage de l'I. C. et non les grandes tribulations, épreuves ou croix.

I

1 Il nous est bon d’avoir parfois des peines et contrariétés car souvent elles rappellent es Sainte Thérèse d'Avila parle du sifflet du Berger qui la rappelle (dans les IVDemeures du Château Intérieur). l’homme en son cœur, afin qu’il n’ignore pas son exil et ne mette son espoir en aucune chose au monde.

2 Il est bon de souffrir quelquefois contradiction, et d’être jugé mauvais ou imparfait, lors même que nos actions et intentions sont bonnes.

3 Cela aide souvent à l’humilité et nous protège de la vaine gloire.

4 Car nous recherchons bien mieux le témoignage intérieur de Dieu lorsqu’au dehors les hommes nous méprisent et ne pensent guère bien de nous.

II

5 L’homme devrait totalement se fortifier en Dieu, en sorte qu’il n’ait pas besoin de recourir à de multiples consolations humaines.

6 Lorsqu’un *homme de bonne volonté souffre des tribulations ou tentations, et que des pensées mauvaises le tourmentent, il comprend davantage alors que Dieu lui est nécessaire et que, sans Lui, il ne peut prétendre à aucun bien Luc., II, 14 ; Joan., XV, 5. .

7 Alors, il s’attriste encore plus, gémit, et prie à raison des misères qu’il supporte.

8 Alors, il a le dégoût de vivre plus longtemps, il souhaite la venue de la mort, afin de pouvoir se dissoudre et se réunir au Christ Phil., I, 23. .

9 Alors, il voit encore plus clairement que ni la sécurité parfaite, ni la plénitude de la paix, ne peuvent subsister en ce monde.