Le martyre d’amour et l’offrande en victime

CHAPITRE 12

«Il est de la plus haute importance que l’âme s’exerce beaucoup à l’AMOUR, afin que, se consommant rapidement, elle ne s’arrête guère ici-bas, mais arrive promptement à voir son Dieu face à face.»

S. Jean de la Croix.

«Bien des pages de cette histoire ne se liront jamais sur la terre…» Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus l’a dit; et nous le répétons forcément après elle. Il est des souffrances qu’il n’est pas permis, de révéler ici-bas; seul le Seigneur s’est jalousement réservé d’en découvrir le mérite et la gloire dans la claire vision qui déchirera tous les voiles…

Il fit «déborder en l’âme de sa petite épouse les flots de tendresse infinie renfermés dans son Cœur divin»: ce fut là le martyre d’amour que sa voix mélodieuse a si suavement chanté. Mais, «s’offrir en victime à l’amour, ce n’est pas s’offrir aux douceurs, aux consolations…» Thérèse l’éprouva, car le divin Maître la conduisit à travers les âpres sentiers de la douleur; et c’est seulement à son austère sommet qu’elle mourut VICTIME DE CHARITÉ.