De la façon dont le Seigneur se communique à l’âme dans la vision imaginaire. Mise en garde, appuyée de raisons, contre le désir d’emprunter cette voie. Chapitre fort profitable.
Je viens maintenant aux visions que l’on appelle imaginaires. On dit qu’elles sont plus exposées que les intellectuelles aux artifices du démon, et je pense qu’il en est ainsi. Toutefois, lorsqu’elles viennent de Notre Seigneur, elles me semblent sous quelques rapports plus profitables, parce qu’elles sont plus en harmonie avec notre nature. J’excepte cependant celles que le divin Maître accorde dans la dernière demeure, parce qu’il n’y en a point qui en approchent.
J’ai dit au précédent chapitre comment, dans les visions intellectuelles, l’âme sent Notre Seigneur près d’elle ; je vais essayer de donner une idée de la manière dont le divin Maître se montre à elle dans les visions imaginaires. Supposez, mes filles, que nous avons dans une boîte d’or une pierre précieuse d’une valeur et d’une vertu admirable. Nous savons avec certitude qu’elle est là, quoique nous ne l’ayons jamais vue. Tout invisible qu’elle est, nous ne laissons pas de sentir son pouvoir lorsque nous la portons sur nous ; et nous connaissons par expérience quelle estime nous devons en faire, parce qu’elle nous a délivrées de certains maux qu’elle a la propriété de guérir. Il est vrai, nous n’oserions la regarder ; ni ouvrir la boîte, et quand nous voudrions l’ouvrir nous ne le pourrions pas. Le Maître en a seul le secret. Il nous a prêté ce précieux joyau pour notre utilité, mais il en a gardé la clef. Disposant à son gré de ce qui lui appartient, il n’ouvrira que quand il lui plaira de nous montrer le trésor caché, et il nous le reprendra quand il le jugera à propos, comme en effet cela arrive. J’ajoute maintenant que quelquefois, lorsque nous l’espérons le moins, il nous fait la faveur d’ouvrir la boîte, et fait briller à nos regards cette pierre merveilleuse. L’éclat dont son incomparable beauté frappe alors nos yeux, fait que dans la suite nous comprenons mieux son prix, et que sa forme demeure gravée dans notre souvenir. Ceci, mes filles, est une image de ce qui se passe dans les visions dont je parle. Lorsque Notre Seigneur veut donner à une âme un gage tout particulier de son amour, il lui fait voir clairement sa très sainte humanité, en se montrant à elle de la manière qu’il veut, ou tel qu’il était quand il conversait dans ce monde, ou tel qu’il apparaissait après sa résurrection. Et quoique cette vision passe, pour ainsi dire, avec la rapidité de l’éclair, néanmoins la glorieuse image de l’Homme-Dieu demeure si vivement empreinte dans l’imagination, qu’il me paraît impossible qu’elle s’en efface jusqu’au jour où l’âme lui sera éternellement unie dans la gloire. En me servant ici du nom d’image, je ne veux pas dire que ce soit comme un tableau que l’on présenterait à nos yeux ; c’est une image véritablement vivante, et qui quelquefois parle à l’âme et lui montre de grands secrets. Je dois dire, mes filles, que pendant la durée toujours très courte de cette grâce, il n’est pas plus possible à l’âme de regarder Notre Seigneur que de regarder le soleil. Ce n’est pas néanmoins que l’éclat qui jaillit de sa personne adorable fatigue les yeux de l’âme, comme le soleil fatigue les yeux du corps. Je dis les yeux de l’âme, parce que c’est ici la vue intérieure qui voit tout. Arrive-t-il que quelquefois l’on voie même des yeux du corps ? je l’ignore, parce que la personne dont j’ai parlé, et dont l’intérieur m’est si connu, n’a jamais eu de vision de cette sorte. La splendeur du Fils de Dieu est comme une lumière infuse, et semblable à celle du soleil s’il était couvert d’un voile aussi transparent que le diamant. Son vêtement est comme d’une toile très fine de Hollande. Lorsque cet adorable Maître accorde cette faveur à une âme, elle tombe presque toujours en extase, parce que sa bassesse ne peut soutenir une vue qui inspire tant d’effroi. Sans doute elle se trouve en face de la Beauté souveraine, et goûte, en la contemplant, un ineffable plaisir. Ni l’imagination en mille années, ni l’entendement avec tous ses efforts ne sauraient nous donner une idée de cette beauté et de ce plaisir, et toutefois l’âme est saisie d’une sainte terreur en présence de la majesté de son Dieu. Elle n’a pas besoin de demander ni qu’on lui dise quel est Celui qu’elle contemple, il se fait trop bien connaître à elle comme le Maître absolu du ciel et de la terre ; au lieu que les monarques d’ici-bas, pour être reconnus pour tels, ont besoin ou qu’on le dise, ou de paraître avec leur suite.
Ô Seigneur, que les chrétiens vous connaissent peu ! Si, lorsque vous venez avec tant de bonté vous communiquer à une âme que vous avez choisie pour épouse, votre vue lui cause néanmoins tant d’effroi, que sera-ce quand au dernier jour vous viendrez juger le monde, et que d’une voix si sévère vous prononcerez ces paroles : Allez, maudits de mon Père ? Ô mes filles, que la pensée de ce grand jour nous demeure présente ; quand ces apparitions de Notre Seigneur dont je parle ne produiraient en nous d’autre fruit, ce ne serait pas un petit bien. Un saint Jérôme, tout saint qu’il était, n’éloignait jamais de son souvenir cette image du jugement dernier. Pensons-y à son exemple, et nous trouverons légères toutes les souffrances et toutes les austérités de notre genre de vie et quand elles dureraient longues années, ce n’est qu’un moment, comparé à l’éternité. Quant à moi, je vous le dis avec vérité, malgré l’excès de mes misères, jamais la crainte que j’ai éprouvée en me représentant les tourments de l’enfer, n’a approché de celle dont j’étais saisie à la seule pensée qu’un jour ces yeux si beaux, si doux ; si cléments de Notre Seigneur, ne laisseraient tomber que des regards de courroux sur les réprouvés ; mon cœur se brisait, et il en a été ainsi toute ma vie. Jugez maintenant du saint effroi que devait éprouver la personne à qui Notre Seigneur daignait si souvent accorder la faveur des apparitions dont je parle ; l’impression que lui causait cette vue était telle, qu’elle perdait tout sentiment : C’est sans doute à cause de cela que le divin Maître suspend toutes les puissances de l’âme, aidant ainsi sa faiblesse, afin que, ravie hors d’elle-même, elle puisse s’unir à son Dieu dans cette communication si élevée.
Si l’âme est capable de considérer longtemps Notre Seigneur, je ne crois pas que ce soit une vision, mais plutôt l’effet d’un grand effort d’imagination : et cette figure qu’elle croira voir sera comme inanimée et comme morte, en comparaison de celle que l’âme voit dans ces heureux moments où cet adorable Maître se montre véritablement à elle.
Il est des personnes, et j’en connais plusieurs, dont l’imagination est si vive, et dont l’esprit travaille de telle sorte, qu’elles croient voir clairement tout ce qu’elles pensent. Mais si elles avaient eu de véritables visions ; elles reconnaîtraient sans ombre de doute que les leurs ne sont que des chimères. Comme elles sont un pur travail de leur imagination, non seulement elles ne produisent aucun bon effet, mais elles les laissent beaucoup plus froides que ne ferait la vue de quelque dévote image ; en outre, elles s’effacent de l’esprit beaucoup plus vite qu’un songe, ce qui achève de prouver le mépris qu’on en doit faire. Dans les vraies apparitions de Notre Seigneur dont je parle, c’est tout le contraire. Car lorsque l’âme ne pense à rien moins qu’à voir quelque chose d’extraordinaire, cet adorable Maître se présente à elle tout à coup, remue tous ses sens et ses puissances, et après l’avoir agitée de trouble et de crainte, la fait jouir d’une heureuse paix. De même que, quand saint. Paul fut renversé sur la route, il y eut en l’air, une violente tempête, de même il se fait un grand mouvement dans le fond de l’âme qui est comme un monde intérieur ; mais un moment après, comme je l’ai dit, tout est dans un calme divin. L’âme est alors instruite des plus grandes vérités d’une manière si admirable, qu’elle n’a plus besoin de maître qui lui en donne l’intelligence ; Celui qui est la véritable sagesse l’a rendue capable, sans aucun effort de sa part, de les saisir et de les comprendre. Elle garde pendant quelque temps une telle certitude que cette vision vient de Dieu, que, quoi qu’on puisse lui dire de contraire, on ne saurait lui faire appréhender d’être trompée. Si le confesseur lui dit ensuite que Dieu a peut-être permis qu’en punition de ses péchés elle ait été trompée par le démon, elle pourra bien d’abord en être un peu ébranlée ; mais de même que, dans les tentations de la foi, l’âme s’affermit d’autant plus qu’elle a été plus combattue, de même ici elle s’affermit dans la certitude que l’esprit ennemi ne saurait lui procurer les avantages qu’elle tire de ces heureuses visions. Son pouvoir sur l’intérieur de l’âme ne s’étend pas jusque-là, il ne va qu’à lui représenter quelques images qui n’ont ni la vérité, ni la majesté, ni les effets qui se rencontrent dans les visions qui viennent de Dieu. Cependant, comme les confesseurs ne peuvent voir le fond de l’âme, et que peut-être la personne qui est favorisée de ces apparitions ne saura pas leur en rendre compte, ils ont sujet de craindre, et ils doivent marcher avec grande retenue jusqu’à ce que le temps fasse juger de ces visions par les effets qu’elles produisent. Ainsi, ils ne sauraient trop observer si cette personne avance de plus en plus dans l’humilité, et se fortifie dans les autres vertus. Quand c’est le démon qui est l’auteur de ces visions, ils le reconnaîtront bientôt, parce qu’ils le surprendront en mille mensonges.
Un confesseur qui a une connaissance expérimentale de ces choses, verra bien vite si ce qu’on lui rapporte vient de Dieu, ou de l’ennemi du salut, ou de l’imagination, principalement s’il a le don du discernement des esprits ; et pourvu qu’il l’ait et qu’il soit savant, quand même il n’aurait point d’expérience de ces faveurs surnaturelles, il ne laissera pas d’en bien juger. Mais il importe extrêmement, mes sœurs, que vous agissiez envers vos confesseurs avec grande sincérité et vérité, je ne dis pas en ce qui regarde la déclaration de vos péchés, car qui en doute ? mais dans le compte que vous leur rendez de votre oraison. Sans cela, je ne voudrais pas assurer que vous êtes en bon chemin, ni que c’est Dieu qui vous conduit ; car il se plaît beaucoup à voir que nous traitons avec ceux qui nous tiennent sa place avec autant de clarté et de vérité qu’avec lui-même, et que nous avons un sincère désir qu’ils connaissent non seulement nos actions, mais jusqu’à nos moindres pensées. Pourvu que vous vous conduisiez de la sorte, ne vous inquiétez et ne vous troublez de rien ; quand bien même ces visions ne viendraient pas de Dieu, si vous avez de l’humilité et une bonne conscience, elles ne vous nuiront pas. Notre Seigneur saura tirer le bien du mal, et il fera tourner à votre profit les moyens employés par le démon pour vous perdre. Dans la pensée où vous serez que ce sont des faveurs du divin Maître, vous vous efforcerez de le mieux contenter, et d’avoir toujours devant les yeux la figure qui vous le représente. C’est ce qui faisait dire à un très savant homme que si le démon, qui est un si grand peintre, lui représentait une image de Notre Seigneur qui parût vivante, il n’en serait pas fâché, parce qu’il la considérerait pour croître en dévotion, et aurait ainsi un moyen de battre l’ennemi avec ses propres armes. Quoiqu’un peintre soit un méchant homme, ajoutait-il, il ne faut pas laisser d’avoir du respect pour le tableau qu’il fait de Celui qui est pour nous la source de tous les biens. C’est pourquoi il approuvait le conseil donné par quelques-uns d’accueillir par des signes de mépris les visions qui mettraient devant les yeux l’image de Notre Seigneur, parce que, disait-il, nous devons révérer l’image de notre Roi partout où elle se présente à nos regards. Je trouve qu’en cela il parlait d’une manière très juste ; car si ici-bas un ami ne peut voir sans déplaisir qu’on outrage le portrait de son ami, à combien plus forte raison devons-nous toujours vénérer l’image de Notre Seigneur crucifié, et tout tableau qui nous représente ce souverain Maître du ciel et de la terre. Je me plais à répéter ici ce que j’ai dit ailleurs sur ce point, parce que j’ai connu une personne à qui l’on avait commandé d’accueillir ces visions avec des signes de mépris. Je ne sais qui a inventé un tel remède. II n’est bon qu’à tourmenter une âme à qui un confesseur donne un si mauvais conseil, et qui se croit perdue si elle ne le suit pas. Je pense au contraire que si cela arrive, on doit lui représenter ces raisons avec humilité, et s’il insiste, ne point lui obéir en cette circonstance.
L’âme tire ce précieux avantage de ces apparitions de Notre Seigneur, que lorsqu’elle pense à sa vie et à sa passion, le souvenir de son visage si doux et si beau lui donne une très grande consolation : de même qu’ici-bas, quand on a vu une personne à qui l’on est très obligé, on éprouve plus de bonheur à penser à elle que si on ne l’avait jamais connue. On tire aussi d’autres avantages du souvenir si agréable et si consolant de ces visions. Mais comme j’ai déjà tant parlé des excellents effets qu’elles produisent, et que j’en parlerai encore dans la suite, je me contenterai de vous donner ici un avis, selon moi, très important. Lorsque vous savez ou que vous entendez dire que Dieu accorde ces faveurs à quelques âmes, ne lui demandez jamais, et ne souhaitez jamais qu’il vous conduise par la même voie. Cette voie est bonne sans doute, et vous devez en faire grande estime, et la respecter beaucoup ; mais il ne vous convient ni de la demander ni de la désirer, pour plusieurs raisons. La première, parce que c’est un défaut d’humilité que de souhaiter qu’on nous accorde ce que nous n’avons jamais mérité ; former un tel désir, c’est montrer, selon moi, qu’on est bien peu avancé dans cette vertu. Car de même que la pensée d’être roi ne saurait entrer dans l’esprit d’un pauvre habitant de la campagne, tant la bassesse de sa condition le lui fait paraître impossible, de même une âme véritablement humble ne prétendra jamais à de semblables faveurs. Notre Seigneur ne les accorde, à mon avis, qu’à ceux qui sont affermis dans cette vertu par la connaissance qu’il leur a donnée du peu qu’ils sont par eux-mêmes. Or, comment une personne qui a cette vue de sa misère et de son néant, pourrait-elle, au lieu de porter si haut ses désirs, n’être pas sincèrement convaincue que Dieu lui a déjà fait une grâce bien grande en la préservant des peines de l’enfer ? La seconde raison est que, lorsqu’on ose former l’idée de tels souhaits, on est déjà trompé ou en grand danger de l’être, parce que la moindre petite porte ouverte suffit au démon pour nous tendre mille piéges. La troisième raison est que, lorsque le désir est violent, il entraîne avec lui l’imagination, et qu’ainsi l’on se figure voir et entendre ce qu’on ne voit et qu’on n’entend point, de même que l’on songe la nuit à ce que l’on a vivement désiré durant le jour. La quatrième raison est qu’il y a une étrange témérité à vouloir soi-même choisir son chemin sans savoir s’il est le plus sûr, au lieu de s’abandonner à la conduite de Notre Seigneur qui nous connaît mieux que nous ne nous connaissons, afin qu’il nous mène par la voie qui nous convient, et qu’ainsi sa sainte volonté se fasse en toutes choses. La cinquième raison est que ce serait montrer qu’on n’a aucune idée des croix que Dieu envoie aux âmes qu’il favorise de ces grâces : or, ces croix sont très grandes, et de diverses espèces , et sait-on si l’on aurait la force de les porter ? La sixième raison est qu’on ignore si l’on ne trouvera pas une perte là où l’on croit rencontrer un profit, ainsi qu’il arriva au roi Saül. A ces raisons je pourrais en ajouter d’autres. Ainsi, mes sœurs, croyez bien que le plus sûr est de ne vouloir que ce que Dieu veut ; il nous connaît, et il nous aime. Remettons-nous entre ses mains, afin que sa volonté soit faite en nous. Nous ne pourrons jamais nous tromper, si notre volonté demeure toujours bien déterminée à ne vouloir que ce qu’il veut. Remarquez d’ailleurs que pour être fréquemment favorisée de ces apparitions, une âme n’en mérite pas plus de gloire, mais qu’elle en contracte une plus étroite obligation de servir Dieu, parce qu’elle a plus reçu de lui.
Quant à ce qui est de mériter davantage, Notre Seigneur ne le fait point dépendre de ces sortes de grâces, puisqu’il y a plusieurs personnes saintes qui n’en ont jamais reçu aucune, et d’autres qui ne sont pas saintes qui en ont reçu. D’ailleurs il ne faut pas croire qu’elles soient continuelles ; souvent une seule de ces faveurs coûte bien des croix à une âme ; et cette âme, sans songer si elle recevra de Notre Seigneur une semblable grâce, ne s’occupe qu’à lui en témoigner sa reconnaissance par une parfaite fidélité à le servir. Ces apparitions du divin Maître doivent sans doute singulièrement aider une âme à avancer dans les vertus ; mais celui qui les acquiert par son travail méritera beaucoup davantage. Notre Seigneur, à ma connaissance, favorisait de ces apparitions deux personnes dont l’une était un homme. Elles avoient un désir si ardent de servir le divin Maître à leurs dépens et sans ces grandes délices , elles avaient une telle soif de souffrir pour son divin amour, qu’elles se plaignaient à lui de ce qu’il les leur accordait ; et s’il eût été en leur pouvoir de les refuser, elles l’auraient fait. Je ne parle ici que des délices qu’elles goûtaient dans la contemplation et non des visions elles-mêmes ; car elles voyaient trop bien les grands avantages qu’elles en retiraient et l’estime qu’elles en devaient faire. A la vérité, de tels désirs sont également surnaturels ; ils sont le partage d’âmes embrasées d’un très grand amour, et jalouses de montrer à Notre Seigneur qu’elles ne le servent point par intérêt. Ces grandes âmes, comme je l’ai déjà dit, ne s’arrêtent point à la pensée de la gloire pour s’exciter à servir Dieu, elles ne songent qu’à contenter cet amour qui les enflamme, et dont la nature est d’agir sans cesse de mille manières. Si elles le pouvaient, elles souhaiteraient inventer des moyens de se consumer dans le feu dont elles brûlent ; et s’il était nécessaire pour la plus grande gloire de Dieu qu’elles restassent éternellement anéanties, elles s’y dévoueraient de très grand cœur. Louange, et louange sans fin à ce Dieu qui, en s’abaissant jusqu’à ces communications intimes avec de si misérables créatures, se plaît à nous révéler les adorables trésors de son amour.! Ainsi soit-il !