XVII — « Moi, la Sainte Communion, je veux la faire »
Les jours passent, une nouvelle année commence, 1964 ; « le père ne veut pas que Teresa fasse la Sainte Communion, tandis que P. Pio, le “moine”, ne se montre pas. Teresa perçoit la lutte entre son Ange gardien et satan, autour de son âme » (Cf. Journal, 1-10 janvier 1964, p. 1729-1780). Décidée, alors, elle affronte son père, qui se tient sur ses gardes afin qu’aucun prêtre n’entre dans la maison, et elle lui dit : « Il est inutile que tu places des espions, car moi, la Sainte Communion, je veux la faire » (Cf. Journal, 20 janvier 1964, p. 1781). Puis elle s’adresse à une femme, pour faire appeler don Antonio Chichierchia, qui, aussitôt, lui apporte la Sainte Communion. Le père réagit en la maltraitant, par des injures, et en blasphémant l’Immaculée (ibidem). Par la suite, Teresa passe des journées d’angoisse physique et morale, tant pour avoir été soumise, même, à un exorcisme, car tenue pour possédée par son père et par quelque sotte conseillère, que pour la dureté de cœur de ce même père qui, entre autres, ne lui achète pas même les médicaments nécessaires à sa maladie et pour soulager un peu ses souffrances, que, surtout, parce qu’elle ne peut recevoir Jésus Eucharistie, et que le “moine” ne se montre plus. Teresa, comme Jésus en croix, offre tout pour la sanctification des prêtres (Cf. Journal, 31 janvier-28 février 1964, p. 1732-1734).