XV — « Jésus veut ton offrande… ! »
Le 30 octobre 1963, nous remarquons une réaction énergique et résolue de Padre Pio, face à l’épanchement de Teresa qui n’en peut plus de souffrir, qui est fatiguée et qui veut guérir… D’une voix sévère et dure, Padre Pio répond : « Jésus veut ton offrande, il veut cette croix de toi ! » (Cf. Journal, p. 1723).
Que de réalisme et que d’humanité en Teresa ! Elle aime tant le Seigneur, mais elle est aussi une jeune femme, en chair et en os, qui ressent l’énorme fatigue causée par la persistance de la douleur physique, désirant guérir, pour accéder à une condition de vie normale, comme celle de tant d’autres jeunes filles de son âge.
Jésus lui aussi, à Gethsémani, s’adressant au Père, demande que soit éloigné de lui le calice amer de la Passion, même si, ensuite, il ajoute : « Que soit faite non pas ma volonté, mais la Tienne » (Cf. Lc 22, 42).
Teresa elle aussi, imitant son doux Jésus, incline la tête face à la volonté de Dieu, exprimée par Padre Pio, et accepte de boire jusqu’à la lie le calice de la souffrance, telle une hostie offerte au Seigneur, pour le salut des pécheurs et, spécialement, des prêtres.