I. Protévangile (de la Conception Immaculée de Marie toujours Vierge à la mort de Saint Joseph).
II. Première année de vie publique.
III. Seconde année de vie publique.
IV. Troisième année de vie publique.
V. Pré-Passion (de Tebet à Nisan, c’est-à-dire de l’agonie de Lazare à la Cène de Béthanie).
VI. Passion (de l’adieu à Lazare à ma Sépulture, et les jours suivants jusqu’à l’aube pascale).
VII. De la Résurrection à la Pentecôte.
Que l’on se conforme à cette division des parties comme je l’indique, et qui est la juste.
Et maintenant? Que dites-vous à votre Maître? Vous ne parlez pas à Moi. Mais vous parlez en votre cœur, et si seulement vous pouvez le faire, vous parlez au petit Jean. Mais dans aucun de ces deux cas vous ne parlez pas avec cette justice que je voudrais voir en vous. Car au petit Jean vous parlez pour lui donner de la peine, en piétinant la charité envers la chrétienne, votre consœur et l’instrument de Dieu.
En vérité je vous dis encore une fois que ce n’est pas une joie tranquille d’être mon instrument: c’est une fatigue et un effort continuels, en tout c’est de la douleur car aux disciples du Maître le monde donne ce qu’il a donné au Maître: de la douleur; et il faudrait qu’au moins les prêtres, et spécialement les confrères, aident ces petits martyrs qui avancent sous leur croix… Et parce qu’en votre cœur, en vous parlant à vous-mêmes, vous avez une plainte d’orgueil, d’envie, d’incrédulité et autres choses. Mais je vais donner une réponse à vos plaintes et à vos étonnements scandalisés.
Le soir de la Dernière Cène j’ai dit aux Onze qui m’aimaient:
“Quand l’Esprit Consolateur sera venu, Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit”. Quand je parlais, j’avais toujours présents à l’esprit, en plus de ceux qui étaient là, tous ceux qui devraient être mes disciples en esprit, et avec vérité et volonté de le vouloir. L’Esprit-Saint, qui déjà par sa Grâce, infuse en vous la faculté de vous rappeler Dieu, en tirant les âmes de l’hébètement de la Faute Originelle et en les délivrant des obscurcissements qui, à cause de la triste hérédité d’Adam, enveloppent la clairvoyance des esprits créés par Dieu pour qu’ils jouissent de la vue et de la connaissance spirituelle, complète son œuvre de Maître “en rappelant” dans le cœur de ceux qui sont conduits par Lui, et qui sont les fils de Dieu, ce que j’ai dit, c’est cela qui constitue l’Évangile. Rappeler ici, c’est éclairer son esprit. Car ce n’est rien de se rappeler les paroles de l’Évangile si on n’en comprend pas l’esprit.Et l’esprit de l’Évangile, qui est amour, on peut le faire comprendre de l’Amour, c’est-à-dire de l’Esprit-Saint. De même qu’Il a été le véritable auteur de l’Évangile, Il en est aussi le seul Commentateur, puisque seul l’Auteur d’une œuvre connaît son esprit et le comprend même s’il ne réussit pas à le faire comprendre à ceux qui la lisent. Mais là où un auteur humain ne réussit pas, car toute perfection humaine est riche de lacunes, y arrive l’Esprit très Parfait et très Sage. En effet, seul l’Esprit-Saint, auteur de l’Évangile, est aussi Celui qui le rappelle et le commente et le complète au fond des âmes des fils de Dieu.
“Le Consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père vous enverra en mon Nom, vous enseignera toute chose, vous rappellera tout ce que je vous ai dit”. (Jean 14,26).
“Quand ensuite sera venu cet Esprit de Vérité, Il vous enseignera toute vérité; car Il ne vous parlera pas de Lui-même, mais Il dira tout ce qu’il a entendu et Il vous annoncera l’avenir. Il me glorifiera, car Il recevra de ce qui est mien et Il vous l’annoncera. Tout ce qu’a le Père est mien; c’est pour cela que j’ai dit qu’Il recevra de ce qui est mien et Il vous l’annoncera”. (Jean 16,13-15).
Que si vous objectez ensuite que l’Esprit-Saint étant le véritable Auteur de l’Évangile, on ne comprend pas pourquoi Il n’a pas rappelé ce qui est dit dans cette œuvre et ce que Jean fait comprendre que c’est arrivé par les paroles qui terminent son Évangile, Je vous réponds que les pensées de Dieu sont différentes de celles des hommes et qu’elles sont toujours justes et sans appel.
Et encore: si vous objectez que la révélation est close avec le dernier Apôtre et qu’il n’y avait rien de plus à ajouter, puisque le même Apôtre dit dans l’Apocalypse: “Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu fera retomber sur lui les plaies écrites dans ce livre” (Apocalypse 22,18), et cela peut se comprendre de toute la Révélation dont l’Apocalypse de Jean est le dernier couronnement, je vous réponds qu’avec cette œuvre on n’a rien ajouté à la révélation, mais que l’on a comblé les lacunes qui s’étaient produites par des causes naturelles et des volontés surnaturelles. Et s’il m’a plu de reconstituer le tableau de ma Divine Charité comme fait celui qui restaure une mosaïque en remettant les tessères détériorées ou manquantes pour rendre à la mosaïque sa complète beauté, et si je me suis réservé de le faire en ce siècle où l’Humanité se précipite vers l’Abîme de la ténèbre et de l’horreur, pouvez-vous me le défendre?
Pouvez-vous peut-être dire que vous n’en avez pas besoin, vous dont l’esprit est tellement embrumé, sourd, affaibli aux lumières, aux voix, aux invitations du Haut?
En vérité vous devriez me bénir d’ajouter de nouvelles lumières à la lumière que vous avez et qui ne vous suffit plus pour “voir” votre Sauveur. Pour voir la Voie, la Vérité et la Vie, et sentir surgir en vous cette spirituelle commotion des justes de mon temps, pour parvenir à travers cette connaissance à un renouvellement de vos esprits dans l’amour qui vous sauverait car ce serait une montée vers la perfection.
Je ne dis pas que vous êtes “morts”, mais endormis, assoupis, semblables à des arbres durant le sommeil de l’hiver. Le Soleil divin vous donne ses splendeurs. Réveillez-vous et bénissez le Soleil qui se donne, accueillez-le avec joie pour qu’Il vous réchauffe de la surface à l’intérieur, vous réveille, vous couvre de fleurs et de fruits.
Levez-vous. Venez à mon Don.
“Prenez et mangez. Prenez et buvez” ai-je dit aux apôtres.
“Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est Celui qui te dit:
“Donne-moi à boire”, toi-même tu Lui en aurais demandé à Celui qui t’aurait donné de l’eau vive” ai-je dit à la Samaritaine.
Je le dis encore maintenant: aux docteurs comme aux samaritains, car les deux classes extrêmes en ont besoin, et en ont besoin ceux qui sont entre les deux extrêmes. Les premiers pour n’être pas sous-alimentés et privés de forces même pour eux, et de nourriture surnaturelle pour ceux qui languissent faute de connaître Dieu, le Dieu-Homme, le Maître et Sauveur. Les seconds parce que les âmes ont besoin d’eau vive quand ils périssent loin des sources.
Ceux qui sont entre les premiers et les seconds, la grande masse de ceux qui ne sont pas en état de péché grave, mais aussi de ceux qui restent sans avancer, par paresse, tiédeur, par un concept erroné de la sainteté, ceux qui pensent surtout à ne pas se damner, à être des pratiquants, qui se perdent dans un labyrinthe de pratiques superficielles, mais qui n’osent pas faire un pas sur le chemin raide, escarpé de l’héroïcité, afin que par cette œuvre ils aient l’impulsion initiale pour sortir de cet immobilisme et commencer la route héroïque.
C’est Moi qui vous dis ces paroles. Je vous offre cette nourriture et cette boisson vive. Ma Parole est Vie. Et je veux vous avoir dans la Vie, avec Moi. Et je multiplie ma parole pour contrebalancer les miasmes de Satan qui détruisent les forces vitales de l’esprit.
Ne me repoussez pas. J’ai soif de me donner à vous parce que je vous aime. C’est ma soif inextinguible. J’ai un ardent désir de me communiquer à vous pour vous préparer au banquet des noces célestes. Et vous avez besoin de Moi pour ne pas languir, pour revêtir le vêtement orné pour les Noces de l’Agneau, pour la grande fête de Dieu lorsque vous aurez surmonté la tribulation dans ce désert rempli d’embûches, de ronces et de serpents, qu’est la Terre, pour passer à travers les flammes sans subir de dommages, fouler aux pieds les reptiles, absorber les poisons sans en mourir, ayant Moi en vous. Et je vous dis encore: “Prenez, prenez cette œuvre et ‘ne la scellez pas’, mais lisez-la et faites-la lire ‘car le temps est proche’” (Apocalypse 22,10) “et que celui qui est saint se rende encore plus saint” (verset 11).
Que la Grâce de votre Seigneur Jésus-Christ soit avec tous ceux qui dans ce livre voient une approche de Moi et demandent qu’elle s’accomplisse, pour les défendre, avec le cri de l’Amour: “Viens, Seigneur Jésus!”.”
Jésus me dit ensuite en particulier:
“En tête de l’Œuvre tu mettras Mettras… Les dispositions qui se réfèrent à l'Évangile ont été consignées dans la compilation parue en 1998 sous le titre : Vangelo unificato sulla traccia delle'opera di Maria Valtorta {it}. le premier chapitre de l’Évangile de Jean, du premier verset au verset 18 inclus, intégralement comme c’est écrit. Jean a écrit ces paroles, comme tu as écrit toutes celles rapportées dans l’Œuvre, sous la dictée de l’Esprit de Dieu. Il n’y a rien à ajouter ou à enlever comme il n’y a rien eu à ajouter ou à enlever à l’oraison du notre Père, ni à ma prière après la dernière Cène. Toutes les paroles de ces points sont une gemme divine et ne doivent pas être touchées. Pour ces points, il n’y a qu’une chose à faire: prier ardemment L’Esprit-Saint pour qu’il vous en éclaire toute la beauté et la sagesse.
Quand ensuite ta arriveras au point où commence ma vie publique, tu copieras aussi intégralement le premier chapitre de Jean, du verset 19 à 28 inclus et le troisième chapitre de Luc du verset 3 à 18 inclus, l’un à la suite de l’autre comme si c’était un seul chapitre. Il y a là tout le Précurseur, ascète de paroles peu nombreuses et de dure discipline, et il n’y a pas autre chose à dire. Puis tu mettras mon Baptême et tu iras de l’avant comme je l’ai dit, d’une fois à l’autre. Et ta fatigue est finie. Maintenant il reste l’amour et la jouissance qui est une récompense.
Mon âme, et que devrais-je te dire? Tu me demandes avec ton esprit perdu en Moi: “Et maintenant, Seigneur, que vas-tu faire de moi, ta servante?”.
Je pourrais te dire:
“Je vais briser le vase d’argile pour en extraire l’essence et la porter où je suis”. Et ce serait une joie pour nous deux. Mais j’ai encore besoin de toi pour un peu de temps, et encore un peu de temps, ici, pour exhaler tes parfums qui sont encore l’odeur du Christ qui habite en toi. Et alors je te dirai comme pour Jean: “Si je veux que tu restes jusqu’à ce que je vienne te prendre, que t’importe-t-il de rester?”.
Paix à toi, ma petite, mon inlassable voix. Paix à toi. Paix et bénédiction. Le Maître te dit: “Merci”. Le Seigneur te dit: “Sois bénie”. Jésus, ton Jésus, te dit: “Je serai toujours avec toi car il m’est doux d’être avec ceux qui m’aiment”.
Ma paix, petit Jean. Viens reposer sur ma Poitrine.”
Et avec ces paroles se terminent aussi les conseils pour la rédaction de l’œuvre et sont données les dernières explications.
Viareggio, le 28 avril mille neuf cent quarante-sept Jour de la béatification de Maria Goretti. .Maria Valtorta