310 – À Nazareth. Jésus organise avec Pierre le départ de Jean d’En-Dor et de Syntica
22 octobre 1945
Le lundi 22 octobre 1945.
310.1 – La matinée est avancée quand Pierre seul, et sans être attendu, arrive à la maison de Nazareth. Il est chargé comme un portefaix de paniers et de sacs, mais il est si heureux, qu’il ne sent pas le poids et la fatigue.
À Marie, qui va lui ouvrir, il adresse un sourire bienheureux et un salut à la fois joyeux et respectueux. Puis il demande:
“Où sont le Maître et Marziam?”
“Ils sont sur le talus, au-dessus de la grotte, mais du côté de la maison d’Alphée. Je crois que Marziam cueille les olives Les olives arrivent en effet à maturité à cette période. et Jésus certainement médite. Je vais les appeler.”
“Je m’en charge, moi.”
“Débarrasse-toi au moins de tous ces colis.”
“Non, non. Ce sont des surprises pour l’enfant. J’aime le voir écarquiller les yeux et fouiller anxieusement… Ses joies, mon pauvre enfant.”
Il sort dans le jardin, va au-dessous du talus, se cache bien à l’intérieur de la grotte et puis il crie en changeant un peu sa voix: “La paix à Toi, Maître.” Et puis d’une voix naturelle: “Marziam…!”
La petite voix de Marziam qui remplissait d’exclamations l’air tranquille, se tait… Une pause, puis la petite voix semblable à celle d’une fillette demande!
“Maître, n’était-ce pas mon père celui qui m’a appelé?”
Peut-être Jésus était tellement plongé dans ses pensées qu’il n’a rien entendu et il le reconnaît, simplement.
Pierre appelle de nouveau: “Marziam!” Et puis il pousse un grand éclat de rire.
“Oh! c’est bien lui! Père! Mon père! Où es-tu?”
Il se penche pour regarder dans le jardin, mais il ne voit rien… Jésus aussi s’avance et regarde… Il voit Marie qui sourit à la porte et Jean et Syntica qui l’imitent de la pièce au fond du jardin, près du four.
Mais Marziam se décide et se jette du haut du talus tout près de la grotte et Pierre le saisit rapidement avant qu’il ne touche le sol. Il est émouvant le salut des deux. Jésus, Marie et les deux qui sont au fond du jardin les observent en souriant, et puis s’approchent du petit groupe affectueux.
310.2 – Pierre se libère comme il peut de l’étreinte de l’enfant pour s’incliner devant Jésus et le saluer de nouveau. Et Jésus l’embrasse, embrassant aussi l’enfant qui ne se détache pas de l’apôtre et qui demande:
“Et ma mère?”
Mais Pierre répond à Jésus qui lui demande:
“Pourquoi es-tu venu si tôt?”
“Et il te semblait que je pourrais rester si longtemps sans te voir? Et puis… Hé! Et c’était Porphyrée qui ne me laissait pas tranquille: “Va voir Marziam. Porte-lui ceci, porte-lui cela”. Elle semblait penser que Marziam était au milieu des voleurs ou dans un désert. Puis la nuit dernière, elle s’est levée exprès pour faire les fouaces et à peine furent-elles cuites qu’elle me fit partir…”
“Oh! les fouaces…!” crie Marziam, mais ensuite il se tait.
“Oui. Elles sont ici dedans avec les figues séchées au four et les olives et les pommes rouges. Et puis elle t’a fait un pain à l’huile, et puis elle t’a envoyé les petits fromages de tes brebis. Et puis il y a un vêtement qui ne prend pas l’eau. Et puis, et puis… je ne sais quoi d’autre: Comment? Tu n’es plus pressé? Tu pleures? Oh! Pourquoi?”