“Elle est vieille mon âme. Mais je m’efforcerai de la rendre neuve. Seigneur, je suis un vieux pécheur. Mais Toi absous-moi et bénis-moi pour qu’à partir de maintenant je commence une vie nouvelle. J’emporterai avec moi ta bénédiction comme la meilleure escorte dans mon chemin vers ton Royaume… Nous ne nous reverrons jamais plus, Seigneur?”

“Jamais plus sur cette terre. Mais tu auras de mes nouvelles et tu croiras encore davantage parce que je ne te laisserai pas sans évangélisation. Adieu, Misace. Demain nous aurons peu de temps pour le faire. Faisons-le maintenant, avant de prendre ensemble, pour la dernière fois, notre nourriture.”

Il l’étreint et l’embrasse. Les apôtres et aussi les disciples le font. Les femmes lui adressent un salut unique.

Mais Misace s’agenouille presque devant Marie en disant:

“Que ta lumière de pure étoile du matin resplendisse dans ma pensée jusqu’à la mort.”

“À la Vie, Alexandre. Aime mon Fils et tu m’aimeras et moi, je t’aimerai.”

293.10 - Simon Pierre demande:

“Mais d’Arbel, nous irons à Aëra? J’ai peur que nous soyons surpris par le mauvais temps. Tant de brouillard… Cela fait trois jours qu’il y en a à l’aube et au crépuscule…”

“C’est parce que nous sommes descendus ici. Il ne te semble pas être descendu beaucoup? Mais, c’est ainsi. À partir de demain tu remonteras vers les monts de la Décapole et tu n’auras plus de brouillard” explique Misace.

“Descendus? Quand? La route était plane…”

“Oui, mais en continuelle descente. Oh! si lente qu’on ne s’en aperçoit pas. Mais sur des milles et des milles!…”

“À Arbel, combien de temps nous y restons?”

“Toi, Jacques et Jude, pas même une heure” tranche Jésus.

“Moi… Jacques et Jude… pas même une heure? Et où est-ce que je vais, si je ne reste pas avec vous tous?”

“En route, jusqu’aux terres dont Kouza a la garde. Tu accompagneras, avec les autres, ma Mère et les femmes jusque-là. Puis elles iront seules avec les serviteurs de Jeanne et vous reviendrez me rejoindre à Aëra.”

“Oh! Seigneur! Tu es en colère contre moi et tu me punis. …Quelle douleur tu me donnes, Seigneur!”

“Simon, se sent puni celui qui est en faute. Cette culpabilité doit te donner de la douleur mais pas la punition en elle-même. Mais je ne crois pas que ce soit une punition d’accompagner ma Mère et les femmes disciples sur le chemin du retour.”

“Mais ne valait-il pas mieux que tu viennes avec nous? Laisse tomber Aëra et ces localités, et viens avec nous.”

“J’ai promis d’y aller et j’y vais.”

“Alors j’y viens moi aussi.”

“Obéis comme, sans protester, le font mes frères.”

“Et si tu trouves les pharisiens?”

“Tu n’es certainement pas le plus indiqué pour les convertir. Mais c’est justement parce que je les trouverai que je veux que toi avec Jacques et Jude vous vous écartiez d’Arbel avec les femmes et avec Jean d’En-Dor et Marziam.”

“Ah!… j’ai compris! C’est bon.”

Jésus se tourne vers les femmes et il les bénit une à une, en donnant à chacune les conseils qui conviennent.

Marie-Magdeleine, en s’inclinant pour baiser les pieds de son Sauveur, demande:

“Te verrais-je encore avant de retourner à Béthanie?”

“Sans aucun doute, Marie. Au mois d’Etanim Etanim est l'autre nom de Tichri, mois qui vient de se terminer. Que veut dire ceci ? J'aurai mieux compris le mois de Boul (novembre) date à laquelle il passera à Magdala ou Kisleu (décembre). , je serai sur le lac.”