176 – Pendant la pause du sabbat, le dernier sermon sur la Montagne : aimer la volonté de Dieu
Le vendredi 1er juin 1945.
Fin du cycle du Sermon sur la Montagne.
176.1 – Jésus, pendant la nuit, s’est un peu éloigné en remontant plus haut sur la montagne, de sorte que l’aurore C'est donc maintenant le matin du sabbat. le fait voir debout sur un escarpement. Pierre qui le voit le montre à ses compagnons et ils montent vers Lui.
“Maître, pourquoi n’es-tu pas venu avec nous?” demandent plusieurs.
“J’avais besoin de prier.”
“Mais tu as aussi tant besoin de te reposer.”
“Amis, pendant la nuit, une voix m’est venue du Ciel me demandant de prier pour les bons et les mauvais et aussi pour Moi-même.”
“Pourquoi? Tu en as besoin, Toi?”
“Comme les autres. Ma force se nourrit de prière et ma joie de faire ce que veut mon Père. Le Père m’a indiqué deux noms de personnes, et une douleur pour Moi. Ces trois choses qu’il m’a dites réclament tant la prière.”
Jésus est très triste et regarde les siens d’un œil qui paraît supplier en demandant quelque chose, ou bien qui interroge. il se pose sur celui-ci et sur celui-là et en dernier lieu se pose sur Judas Iscariote en s’y arrêtant.
L’apôtre le remarque et demande:
“Pourquoi me regardes-tu ainsi?”
“Je ne te voyais pas. Mon œil contemplait une autre chose…”
“Et quoi?”
“La nature du disciple. Tout le bien et tout le mal qu’un disciple peut donner, il peut le faire pour son Maître. Je pensais aux disciples des Prophètes et à ceux de Jean. Et je pensais à mes propres disciples. Et je priais pour Jean On apprend, dix jours plus tard, l'arrestation de Jean Baptiste (EMV 180.7). , pour les disciples et pour Moi…”
“Tu es triste et fatigué, ce matin, Maître. Dis à ceux qui t’aiment ton chagrin.” sollicite Jacques de Zébédée.
“Oui, dis-le, et s’il y a quelque chose qui puisse te soulager, nous le ferons” dit le cousin Jude.
Pierre parle avec Barthélemy et Philippe, mais je ne comprends pas ce qu’ils disent.
Jésus répond:
“Être bons. Efforcez-vous d’être bons et fidèles. Voilà ce qui me soulage. Il n’y a rien d’autre, Pierre. Tu as entendu? Laisse de côté les soupçons. Aimez-moi et aimez-vous. Ne vous laissez pas séduire par ceux qui me haïssent. Aimez surtout la volonté de Dieu.”
“Hé! mais si tout vient d’elle, même nos erreurs en viendront!” s’exclame Thomas avec un air de philosophe.
“Tu le crois? Il n’en est pas ainsi Jésus élude sa réponse à Thomas, car il en fait ensuite un sujet de méditation pour tous. .
176.2 – Mais beaucoup de gens se sont éveillés et regardent ici. Descendons. Et sanctifions le jour saint par la parole de Dieu.”
Ils descendent pendant que les dormeurs s’éveillent toujours plus nombreux. Les enfants, joyeux comme des moineaux, déjà babillent courant et sautant au milieu des prés. Ils se mouillent avec la rosée et on entend quelques claques suivies de pleurs. Mais ensuite, les enfants courent vers Jésus qui les caresse, retrouvant son sourire, comme s’il reflétait en Lui-même cette gaieté innocente.