59.7 - Jésus regarde la foule, étonnée de la discussion, choquée et divisée en deux courants contraires. Il regarde, en cherchant quelqu’un avec ses yeux de saphir, puis crie à haute voix:

“Aggée, avance, Je te le commande Sur cette même copie (cf. note 2), Maria Valtorta ajoute la note suivante sur les mots : "Aggée, approche-toi" : "Ici, c'est parce qu'il doit prouver au pharisien son omniscience divine qu'il appelle par son nom Aggée qui lui était inconnu, mais qu'il sait possédé, alors que sur la page précédente, en tant qu'Homme, il avait dit au pharisien : 'J'ignore qui tu es." .”

Grand bruit dans la foule qui s’ouvre pour laisser passer un homme agité par un tremblement et soutenu par une femme.

“Connais-tu cet homme?”

“Oui, c’est Aggée de Malachie, d’ici, de Capharnaüm. Il est possédé d’un esprit malin qui le fait entrer dans des accès de folie furieuse et soudaine.”

“Tout le monde le connaît?” La foule crie: “Oui, oui.”

“Quelqu’un peut-il dire qu’il m’a parlé fût-ce quelques minutes!”

La foule crie: “Non, non, il est comme hébété et ne sort jamais de sa maison et personne ne t’y a jamais vu.”

“Femme, amène-le-Moi.”

La femme le pousse et le traîne pendant que le pauvret tremble plus fort. Le chef de la synagogue avertit Jésus: “Attention! Le démon va le tourmenter… et alors il s’excite, griffe et mord”. La foule s’écarte en se pressant contre les murs. Les deux sont désormais en face l’un de l’autre.

Un instant de résistance. Il semble que l’homme habitué au mutisme hésite à parler et gémit. Puis la voix s’articule: “Qu’y-a- t-il entre nous et Toi Jésus de Nazareth? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter? Nous exterminer, Toi, le Maître du Ciel et de la terre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu. Personne, dans la chair, ne fut plus grand que Toi parce que dans ta chair d’homme, est renfermé l’Esprit du Vainqueur Éternel. Déjà tu m’as vaincu dans…”

“Tais-toi, sors de lui, Je te le commande.”

L’homme est pris d’une agitation étrange. Il s’agite par à-coups comme s’il y avait quelqu’un qui le maltraite en le poussant et le secouant. Il hurle d’une voix inhumaine et puis est plaqué au sol d’où il se relève ensuite, étonné et guéri.

59.8 - “Tu as entendu? Que réponds-tu, maintenant?” Jésus demande à son opposant.

L’homme barbu et bien habillé hausse les épaules et, vaincu, s’en va sans répondre. La foule le raille et applaudit Jésus.

“Silence, c’est un lieu sacré, dit Jésus, et il ordonne: Amenez- Moi le jeune homme à qui j’ai promis l’aide de Dieu.”

Le malade se présente. Jésus le caresse: “Tu as eu foi! Sois guéri. Va en paix et sois juste.”

Le jeune homme pousse un cri, qui sait ce qu’il éprouve? Il se jette aux pieds de Jésus et les baise en remerciant: “Merci pour moi et pour ma mère!”

D’autres malades viennent: un jeune enfant aux jambes paralysées. Jésus le prend dans ses bras, le caresse, le pose à terre… et le laisse. Le bambin ne tombe pas mais court vers sa mère qui le reçoit sur son cœur en pleurant, et bénit “le Saint d’Israël”. Arrive un petit vieux aveugle, conduit par sa fille. Lui aussi se voit guéri avec une caresse sur les orbites malades.

De la part de la foule, c’est un délire de bénédictions.

Jésus se fraye un chemin en souriant. Malgré sa grande taille il n’arriverait pas à fendre la foule si Pierre, Jacques, André et Jean ne travaillaient du coude généreusement et ne s’ouvraient un accès depuis leur coin jusqu’à Jésus et ne le protégeaient Jusqu’à la sortie sur la place où le soleil a disparu.

La vision se termine ainsi.