“Louange au Seigneur. À Lui seul. C’est de Lui, pas de moi que vient toute grâce. Et Lui t’a accordé sa grâce pour que tu l’aimes et le serves à la perfection le reste de ta vie, pour mériter son Royaume que mon Fils ouvrira aux Patriarches, aux Prophètes, aux justes du Seigneur.
Et toi, maintenant qui peux prier devant le Saint, prie pour la Servante du Très-Haut, parce que être la Mère du Fils de Dieu, c’est une bienheureuse destinée, être Mère du Rédempteur c’est une destinée d’atroce douleur, Prie pour moi, qui heure après heure sens grandir le poids de ma souffrance. Et c’est toute une vie qu’il me faudra le porter. Et si je n’en vois pas les détails, je sens que ce sera un poids plus lourd que si sur mes épaules de femme se posait le monde et que je dusse l’offrir au Ciel. Moi, moi seule, pauvre femme! Mon Enfant! Mon Fils! Ah! qu’à présent le tien ne pleure pas si je le berce. Mais pourrai-je moi bercer le mien pour calmer sa douleur?… Prie pour moi, Prêtre du Seigneur.
Mon cœur tremble comme une fleur sous la bourrasque. Je regarde les hommes et je les aime, mais derrière leurs visages, je vois apparaître l’Ennemi qui en fait des ennemis de Dieu, de Jésus, mon Fils…”
La vision s’évanouit avec la vue de la pâleur de Marie, de ses larmes où brille son regard.
La note doctrinale Mater populi fidelis du 4 novembre 2025 ne met pas en doute la participation de Marie à la Rédemption ; elle rappelle simplement qu'il faut une terminologie qui respecte la primauté du Rédempteur : Jésus. Le terme corédemptrice, bien qu'historique et bien qu'ayant remplacé le terme plus ancien de Rédemptrice dans l'usage liturgique, lui semble porteur d'ambigüité et donc d'usage inopportun. Cependant cette discipline de langage ne doit pas occulter la participation Marie à la Rédemption. Marie est la première et la plus parfaite coopératrice du Christ, la "nouvelle Ève" qui, par son "oui", rend possible l'incarnation et, par sa maternité spirituelle, continue d'intercéder pour l'humanité. Les affirmations des encycliques et d'autres écrits, antérieurs à cette note, restent valables lorsqu'elles sont comprises à la lumière de cette coopération subordonnée, et non comme une attribution d'un pouvoir rédempteur égal à celui de Jésus.24.6 – Marie dit:
“À qui reconnaît sa faute et s’en repent et s’accuse humblement d’un cœur sincère, Dieu pardonne. Il ne pardonne pas seulement: Il récompense. Oh! mon Seigneur, comme Il est bon envers qui est humble et sincère! Envers celui qui croit en Lui et se fie à Lui!
24.7 – Désencombrez votre esprit de tout ce qui l’encombre et le rend inerte. Disposez-le à accueillir la Lumière. Comme un phare dans les ténèbres, Elle vous est un guide et un saint réconfort.
Amitié avec Dieu, béatitude de ceux qui lui sont fidèles, richesse que rien n’égale, qui te possède n’est jamais seul et ne ressent pas l’amertume de le désespoir.
Tu ne supprime pas la douleur, ô sainte amitié, car la douleur a été le destin d’un Dieu incarné et elle peut être le destin de l’homme. Mais tu rends cette douleur douce en son amertume, tu y mélanges une clarté et une caresse qui, comme une touche céleste, soulèvent la croix.
Et, quand la Bonté Divine vous donne une grâce, usez du bienfait reçu pour rendre gloire à Dieu. Ne soyez pas des fous qui, d’un objet utile se font une arme nuisible ou comme des prodigues qui transforment leur richesse en misère.
24.8 – C’est trop de douleur que vous me donnez, ô fils, derrière le visage de qui je vois apparaître l’Ennemi, celui qui se rue contre mon Jésus. Trop de douleur! Je voudrais être pour tous la Source de la Grâce. Mais trop d’entre vous ne veulent pas de la Grâce. Vous demandez “grâces” mais avec une âme qui ne possède pas la Grâce. Et comment la Grâce peut-elle vous secourir si vous en êtes les ennemis?
24.9 – Le grand mystère du Vendredi Saint approche Sur une copie dactylographiée, Maria Valtorta note : "La très sainte Vierge Marie dictait ces mots le mercredi saint." . Tout, dans les temples, le rappelle et le célèbre. Mais il faut célébrer et en rappeler le souvenir dans vos cœurs, en vous battant la poitrine, comme ceux qui descendaient du Golgotha, et dire: “Celui-là est vraiment le fils de Dieu le Sauveur”, et dire: “Jésus par ton Nom, sauve-nous”,et dire: “Père, pardonne-nous”. Et finalement: “Seigneur, je ne suis pas digne; mais si tu me pardonnes et viens vers moi, mon âme sera guérie et je ne veux pas, non, je ne veux plus pécher pour retourner à mon mal et en haine envers Toi”.
Priez, mes fils, avec les paroles de mon Fils. Dites avec Lui au Père, pour vos ennemis: “Père pardonne-leur”. Appelez le Père qui s’est retiré de vous, indigné par vos erreurs: “Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonné? Je suis pécheur, mais si tu m’abandonnes, je périrai. Reviens, Père Saint, pour que je me sauve”. Confiez à l’Unique, qui peut le conserver à l’abri des coups du démon, votre bien éternel, votre esprit: “Père, entre tes mains, je remets mon esprit”. Oh! si humblement et d’un cœur affectueux, vous remettez votre esprit à Dieu, Lui vous conduit, comme un père son petit, et ne permet pas que rien ne lui fasse tort.
Jésus, en ses agonies, a prié pour vous enseigner à prier. Je vous le rappelle en ces jours de la Passion.
24.10 – Et toi, Marie, toi qui vois ma joie de Mère et en es extasiée, ramène à ta mémoire cette pensée: que j’ai possédé Dieu à travers une douleur sans cesse grandissante. Il est descendu en moi avec le Germe de Dieu et comme un arbre gigantesque agrandi jusqu’à toucher le Ciel de sa cime et aussi l’Enfer par ses racines, quand j’ai reçu sur mon sein la dépouille inanimée de la Chair de ma chair, quand j’en ai vu et compté les déchirures atroces, quand j’ai touché son cœur qui avait été lacéré pour consommer la douleur jusqu’à la dernière goutte de son sang Cf. EMV 612. .”