25 – La présentation de Jean-Baptiste au Temple et départ de Marie. La Passion de
Joseph
6 avril 1944
Vision du mercredi 5 et du jeudi 6 avril 1944 (Semaine sainte)
25.1 – Dans la nuit du mercredi au jeudi de la semaine sainte voici ce que je vois:
D’un char confortable auquel est attachée aussi la monture de Marie, je vois descendre Zacharie, Élisabeth et Marie qui tient le petit Jean, et Samuel avec un agneau et, dans une cage, une colombe. Ils descendent devant l’écurie habituelle où doivent s’arrêter tous les pèlerins qui se rendent au Temple, pour remiser leurs montures.
Marie appelle le petit homme qui en est propriétaire et lui demande si aucun Nazaréen n’est venu le jour précédent ou aux premières heures de la matinée.
“Personne, femme” répond le petit vieux.
Marie demeure étonnée, mais n’ajoute rien d’autre.
Elle fait détacher son âne par Samuel et puis rejoint Zacharie et Élisabeth. Elle explique le retard de Joseph:
“Il aura été retenu par quelque chose, mais il viendra certainement aujourd’hui.”
Elle reprend le bébé qu’elle avait donné à Élisabeth et ils se dirigent vers le Temple.
25.2 – Zacharie reçoit les honneurs des gardes, les saluts et les compliments des autres prêtres. Il est splendide aujourd’hui Zacharie avec ses vêtements sacerdotaux et sa joie de père heureux. On dirait un Patriarche. Je pense qu’Abraham devait lui ressembler quand il se réjouissait d’offrir Isaac au Seigneur.
Je vois la cérémonie de la présentation du nouvel Israélite et la purification de la mère. Elle est encore plus pompeuse que pour la présentation de Marie, parce que Jean est le fils d’un prêtre et les prêtres font grande fête. Ils accourent en nombre et s’affairent autour du petit groupe des femmes et du nouveau-né.
Des gens aussi se sont approchés par curiosité et j’entends les commentaires. Comme Marie a l’enfant sur les bras pendant qu’on se dirige vers l’endroit coutumier les gens croient que c’est la mère.
Mais une femme dit:
“Ce n’est pas possible. Ne voyez-vous pas qu’elle est enceinte? Le bambin n’a que quelques jours et elle, elle est déjà grosse.”
“Pourtant” dit un autre “il n’y a qu’elle qui puisse être la mère. L’autre est vieille. Ce doit être une parente, mais elle ne peut être mère à l’âge qu’elle a.”
“Suivons-les, et nous verrons qui a raison.”
Et la stupeur augmente quand on voit que celle qui accomplit le rite de la purification, c’est Élisabeth. Elle offre son agneau bêlant pour l’holocauste et la colombe pour le péché.
“C’est elle la mère, tu as vu?”
“Non!”
“Oui.”
Les gens chuchotent, incrédules encore. Ils font tant de bruit qu’un “Pschit!” impérieux part du groupe des prêtres qui assistent à la cérémonie. Les gens se taisent un moment, mais les chuchotements se font plus forts quand Élisabeth rayonnante d’une sainte fierté prend le bambin et pénètre dans le Temple pour en faire la présentation au Seigneur.