“Marie de David, est-ce ton vœu?”
Un “oui” argentin lui répond.
Il s’écrie:
“Entre, alors, marche en ma présence et sois parfaite.”
Et Marie entre, et l’ombre l’engloutit, puis le groupe des vierges et des maîtresses, suivi de celui des lévites, la dérobe toujours plus, la sépare…
Elle n’y est plus… Maintenant, avec un son harmonieux, la porte roule sur ses gonds. Une ouverture, de plus en plus étroite laisse voir le cortège qui se dirige vers le Saint. Maintenant, ce n’est plus qu’une fente, puis plus rien, c’est la clôture.
Au dernier accord des gonds sonores répond un sanglot des deux vieillards et un cri unique:
“Marie! Fille!”
Puis deux gémissements qui s’entrecroisent:
“Anne!”, “Joachim!” et ils concluent:
“Rendons gloire au Seigneur qui la reçoit dans sa Maison et la conduit sur sa route.”
Et tout finit ainsi.
Travaux de Jean-François Lavère/Jean Aulagnier.8.7 – Jésus dit:
“Le Souverain Prêtre avait dit: “Marche en ma présence et sois parfaite”. Le Souverain Prêtre ne savait pas qu’il parlait à la Femme, qui pour la perfection n’était inférieure qu’à Dieu seul. Mais il parlait au nom de Dieu, et pour cette raison, sacré était l’ordre qu’il donnait. Toujours sacré, mais spécialement pour celle qui était la Pleine de Sagesse.
Marie avait mérité que la “Sagesse la prévînt et se montrât à Elle tout d’abord” parce que “dès le commencement de sa journée, Elle avait veillé à sa porte Sagesse 6, 13-14. , et désirant s’instruire, pour amour, Elle voulait être pure pour obtenir l’amour parfait et mériter d’avoir la Sagesse pour maîtresse”.
Dans son humilité, elle ne savait pas qu’elle la possédait avant d’être née, et que son union avec la Sagesse ne faisait que continuer les divins battements de son cœur au Paradis. Elle ne pouvait pas imaginer cela.
Et quand dans le silence de son cœur, Dieu lui disait des paroles sublimes, elle s’humiliait à l’idée que c’était des pensées d’orgueil et, levant vers Dieu un cœur innocent, elle disait: “Aie pitié de ta servante, Seigneur!”.
Oh! vraiment la Vraie Sage, l’Éternelle Vierge n’a eu qu’une seule pensée dès l’aube de sa journée: “Adresser vers Dieu son cœur, dès le matin de sa vie et veiller pour le Seigneur, en priant en présence du Très-Haut”, demandant pardon pour la faiblesse de son cœur, comme son humilité le lui suggérait de croire, ne sachant pas qu’elle anticipait les demandes de pardon pour les pécheurs, qu’elle ferait plus tard au pied de la Croix, en même temps que son Fils mourant.
“Quand plus tard Plus tard… est tiré du Siracide 39, 6. Les citations qui précèdent sont tirées des Proverbes 8. le Grand Seigneur le voudra, Elle sera remplie de l’Esprit d’intelligence” et comprendra alors sa sublime mission. Pour l’heure, ce n’est qu’une petite fille, qui dans la paix sacrée du Temple lie, “relie” de plus en plus étroits ses conversations, ses affections, ses souvenirs à Dieu.
Ceci pour tout le monde.
8.8 – Mais pour toi, petite Maria, le Maître n’a-t-il rien de particulier à te dire? “Marche en ma présence et sois pour cela parfaite” Je change légèrement la phrase sacrée et je t’en fais un ordre. Parfaite dans l’amour, parfaite dans la générosité, parfaite dans la souffrance.
Regarde, une fois de plus la Maman. Et médite sur ce que beaucoup ignorent ou veulent ignorer, parce que la douleur est chose trop désagréable à leur palais et à leur esprit… La douleur. Marie l’a possédée dès les premières heures de sa vie. Être parfaite, comme elle l’était, c’était posséder aussi une parfaite sensibilité. Pour cela, plus vive devait être la douleur du sacrifice, mais pour cela aussi il était plus méritoire.
Qui possède la pureté possède l’amour, qui possède l’amour possède la sagesse, qui possède la sagesse possède la générosité et l’héroïsme, parce qu’il sait pour qui il se sacrifie.
Élève ton esprit, même si la croix te courbe, te brise, te tue. Dieu est avec toi.”