Voilà ce que j’ai vu. Jésus me dit alors: “Tu as fait l’adoration du jeudi, vigile du premier vendredi. Que veux-tu de mieux?” Il sourit et me quitte.

Je veux maintenant vous rapporter, car je pense que cela vous intéresse, une petite communication que j’ai reçue de Jésus le 29 mai.

Un vieil entrefilet de journal m’est tombé sous les yeux, qui contient une annonce d’un livre de sainte Catherine de Sienne Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), de son vrai nom Catarina Benincasa), est Docteure de l'Église. Elle ne savait pas écrire elle-même, mais elle a dicté trois types d'œuvres : sa correspondance, ses "oraisons" (prières) et surtout "Le Dialogue", son magistral traité de la Providence. C'est ce livre dont parle Maria Valtorta. C'est sous l'influence de Catherine de Sienne, que la Papauté, alors à Avignon, revint à Rome. . Je l’ai depuis des années. Or je n’avais jamais pris ce livre que je tenais pour inutile parce que je pensais être incapable de comprendre la mystique de sainte Catherine, trop sublime pour moi. Qui plus est, je considérais comme inutile de le rechercher, étant donné que c’était un livre introuvable. Je l’avais déjà fait rechercher une fois, et il m’avait été répondu: “On ne peut l’obtenir”. Je m’étais aisément résignée à ne pas le posséder et je n’y avais plus pensé.

Le 29 juin, ce petit article de journal m’est retombé entre les mains. Je le regarde alors et le déchire avec indifférence. Mais j’entends Jésus me dire:

“Non. Prends ce livre. Cette fois, tu vas le trouver immédiatement, dans le premier magasin où on ira le chercher. Il t’aidera à te convaincre que la voix qui parle est une: celle qui te parle et celle qui a parlé à Catherine. Prends-le, car le temps est venu de le faire”.

Le 30 mai, comme Marta (Diciotti) devait aller à Lucques, je lui dis de le chercher, sans rien ajouter d’autre. Et, en effet, elle le trouve dans la première librairie où elle entre.

Je l’ai à peine lu, mais ce que j’y ai vu me répète, dans un style médiéval, les concepts que j’entends dans le style actuel. Au fur et à mesure que je les trouve, je signale les points que j’ai déjà entendus. Cela m’apaise, car j’ai toujours peur de me tromper.

Jésus est très, très bon avec moi, trop même! Non seulement il m’instruit et me console par des paroles et des visions, mais il les dose en fonction de ma faiblesse physique et supplée à mon impossibilité de prier, comme cela a eu lieu hier soir, quand il m’a fait adorer son Cœur en compagnie de Marguerite-Marie; de plus, il m’indique ce que je dois obtenir pour me rassurer devant mes craintes.

Je reprends plus tard pour vous dire ce que j’entends en ce moment.

Jésus dit:

“L’effort fait pour arracher cette âme à ses idées est dû au fait qu’elle en est totalement encombrée.

Pour mettre du liquide dans un vase, il faut que celui-ci soit préparé. S’il est vide, on peut le remplir de toute l’eau qu’on veut, s’il est à moitié plein, on en mettra la moitié, et s’il en manque un doigt pour qu’il déborde, on en mettra au moins un doigt. Ce ne sera pas grand-chose, mais cela servira à y mélanger quelque chose. Mais s’il est plein jusqu’à ras bord, on ne peut rien y mettre. Absolument rien. Il faut d’abord le vider.

C’est facile quand le vase peut être déplacé. Mais s’il est fixe et par conséquent inamovible, comment pourrait-on le vider? Il faut l’assécher par la chaleur du soleil ou par un travail patient de notre part, en y plongeant une éponge qui aspire le liquide jusqu’à ce qu’il soit vide.

Certains cœurs sont des vases pleins jusqu’au bord et inamovibles. C’est leur volonté qui les rend ainsi. Ils se maintiennent donc dans l’eau qu’ils ont mise, mais qui n’est pas celle que toi et moi voudrions qu’ils aient. Il est alors nécessaire de les vider de leur contenu avec une charité ardente et une persévérance patiente.

Ce serait une besogne bien plus aisée s’ils se laissaient retourner par un élan d’amour. Mais il est plus méritoire pour toi de brûler d’amour pour les débarrasser du mal et de les essuyer de tout mal par des sacrifices, des sacrifices, et encore des sacrifices, puis d’y mettre Dieu, ton Dieu.

Oh, Maria!…”.

Il ne dit rien d’autre. Cette courte dictée commence alors que je fais mes dévotions et mes pénitences et, tandis que j’intercède pour telle ou telle personne, je pense à un cœur qui ne revient pas sur ses décisions. Il y est plus ancré qu’un bateau à un fond de mer rocheux. De tous, c’est le plus réfractaire à mes prières.

Le soir de ce premier vendredi, la vision de Jésus au Cœur rayonnant entouré d’une foule de saints se présente à moi, plus ample et plus belle. Il y a beaucoup d’hommes, mais au premier rang se tiennent trois saintes, plus radieuses que tous les autres personnages comme sous l’effet d’une lumière due à un privilège particulier.

Dans cette vision, cependant, les corps me sont montrés portant leurs vêtements terrestres - même si je comprends qu’il s’agit de corps déjà spiritualisés -, exactement comme cela se produit dans les visions de la vie de Notre-Seigneur Les visions qu'elle commence à recevoir et qui donneront l'œuvre monumentale publiée sous le titre de "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé". .

Je reconnais, parmi les hommes, l’apôtre saint Jean, qui se tient presque derrière Jésus, le regarde et sourit. Je vois ensuite un franciscain qui n’est pas saint François, mais je ne sais qui Il s'agit probablement de saint Bonaventure (1217 ? – 1274), franciscain, Docteur de l'Église et chantre du Sacré-Cœur de Jésus : "Ton Cœur, ô parfait Jésus, est le bon trésor, la perle précieuse que nous avons trouvée dans le champ labouré de ton corps…." – La Vigne mystique. . Mais celles qui retiennent mon attention sont les trois saintes qui sont au premier rang.

L’une d’elles est Marguerite-Marie (Alacoque). Je la reconnais bien. L’autre est une, petite et belle, sœur, toute vêtue de blanc. Son voile seul est noir. Elle a un visage très intelligent, qui rayonne d’une joie surnaturelle. La troisième est une capucine maigre et austère avec ce regard sérieux mais bon qui est le propre de ceux qui ont beaucoup souffert et pleuré: c’est la plus âgée de toutes. Elle ne pleure pas en ce moment, mais elle me regarde avec une grande compassion.

Jésus me les désigne en disant:

“Voici mes hérauts. Ce sont celles qui n’ont pas gardé pour elles l’amour intense pour mon divin Cœur. Au contraire, elles l’ont fait connaître au monde, au prix de beaucoup d’efforts et de souffrances.

Celle-ci est la première chronologiquement. C’est la première voix qui ait parlé de la confiance en mon divin Cœur. Le monde entier était un roncier de férocités humaines et de restrictions religieuses, quand Gertrude Il s'agit de sainte Gertrude de Helfta, dite "la Grande", précurseur de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus (1256 - vers 1301). a dit au monde Dans "Le Héraut de l'Amour divin". : “Aime et espère. Jésus t’assure que nous sommes réconciliés avec le Père. C’est son Cœur transpercé qui nous le dit. Travaillons à sa gloire. Faisons sa volonté pour lui donner de la joie, et il accomplira pour nous les miracles de sa miséricorde.” Elle avait compris les paroles qui sortent de ma blessure.

La seconde, tu la connais. Tu l’as vue hier soir.

La troisième est Véronique Il s'agit de sainte Véronique Giuliani, clarisse capucine (1660-1727). Elle rédigea son journal publié sous le titre "Il Tesoro Nascosto" (Le Trésor caché). Ses dernières paroles furent : "L'Amour s'est laissé rencontrer ! C'est la raison de ma langueur. Dites-le à toutes : j'ai trouvé l'Amour !". , clarisse capucine. Elle est la “voix” qui disait en Italie ce que Marguerite-Marie disait en France. Toutes les deux ont vaincu le philosophisme Philosophisme : courant de pensée qui, au nom de la raison, conteste la religion, l'ordre établi. , ennemi de la Vérité, plus encore que ne l’a fait l’Eglise par ses condamnations; elles l’ont vaincu par la force de leur amour, qui prêchait la vérité de ce qu’elles avaient vu et entendu. C’est pourquoi elles ont été tourmentées par les hommes aveugles. Or combien qui auraient dû voir étaient au nombre des aveugles! Combien de consacrés parmi eux! Mais elles, mes messagères, mes voix, avaient été créées dans ce but. Et elles ont accompli cela parce que faire ma volonté était leur joie.

Il y a plus de saintes que de saints parmi les “voix” qui parlent de mon Cœur, car la délicatesse de l’amour est une qualité essentiellement féminine. Jean, l’angélique, est au nombre des saints pour avoir eu un cœur de petite fille dans un corps de héros. C’est le premier qui ait compris mon Cœur. Mais tous les saints sont des fruits de mon amour, de l’amour pour mon Cœur. Même ceux qui paraissent avoir été créés pour devenir les apôtres d’autres dévotions sont en réalité les fruits de mon Cœur et de l’amour pour lui.

Qui n’aime pas n’est pas sanctifié. C’est le cœur qui aime. Qu’aime-t-on chez l’être aimé? Son cœur. Comme, chez une mère, c’est le cœur de son enfant qui se forme en premier, ainsi c’est le Cœur de leur Seigneur qui se forme en premier dans le cœur de ceux qui portent Dieu au monde.

Quand il bat au-dedans de vous, Jésus est déjà né en vous, il vous parle, vous caresse et vous apporte le Père et l’Esprit, car là où se trouve l’Un, les Deux autres ne sont pas absents. Vous êtes donc un ciel où les merveilles de Dieu s’accomplissent, d’où ses splendeurs suintent et dont il sort des mots qui sont lumière et paroles du Dieu qui habite en vous.

Oh! Bienheureux êtes-vous de comprendre à quel point je vous aime et de répéter cet amour au monde pour le convaincre de m’aimer.

Je t’ai montré cette famille de saints dont la passion fut mon Cœur, car tu es leur petite sœur.

Le Cœur de ton Jésus et sa croix sont tes buts d’amour. Mais le Cœur de Jésus a été ouvert sur la croix Jean 19, 33-34. . C’est dans le plus grand opprobre qu’il vous a obtenu le refuge suprême, pour vous dire que, plus on accepte d’être vilipendé pour faire la volonté de l’Eternel, plus on devient salut et bénédiction pour ses frères coupables.

Même si le cœur se brise devant la souffrance que les hommes causent à mes hérauts, que ces bien-aimés ne tremblent pas et ne reculent pas. Je suis avec eux et c’est ici, dans cette blessure, que mes colombes, blessées par de cruels éperviers, trouveront leur nid. Je les appelle et je leur dis: “Viens, venez, mes colombes, vous reposer auprès de celui qui vous aime. Venez dans le nid que je vous ai préparé, où j’essuierai toutes vos larmes et guérirai votre blessure, où je vous nourrirai du fruit de l’arbre de vie et vous désaltérerai au fleuve d’eau vive qui jaillit sous mon trône; alors vous porterez mon Nom sur votre front et le signe de mon Cœur sur votre cœur, et vous règnerez pour l’éternité, car vous avez conquis l’Amour par votre amour.”