La première condition, trop négligée dans vos mariages actuels, est de se tourner vers Dieu pour lui demander de vous accorder un compagnon conforme à votre caractère et à votre position et, surtout, un compagnon “juste à ses yeux”. Vous ne demandez rien à Dieu en cette heure décisive de la vie de la femme, et vous ne tenez compte ni de votre âme ni de celle de votre compagnon. Il vous suffit qu’il soit beau, riche, jeune, influent dans le monde. Tout le reste n’est d’aucun poids au moment du choix. Malheureusement, c’est après les noces que cela prend de l’importance, et bien des mariages sont une désillusion; ils se bornent à n’être que cela si l’épouse est une femme aux sentiments chrétiens. Mais si même cela lui manque, le mariage tourne au désastre, dont des innocents sont les victimes expiatoires, et se termine bien souvent par un double adultère. Vous mettez votre âme en péril, et souvent vous l’amenez à la mort, parce que vous ne considérez dans le mariage que des buts humains au lieu de vous tourner vers le Père des cieux en cette heure solennelle.
À la vue de Joseph, toute mon anxiété naturelle disparut comme un nuage qui se dissout pour devenir arc-en-ciel. Il m’a suffi de le regarder dans les yeux pour y lire qu’il était un homme honnête, fidèle, pur, un juste. Son âge, qui était deux fois le mien Il avait donc trente ans environ. À son aspect, Maria Valtorta lui donnait "30/35 ans". , lui avait laissé le regard limpide d’un enfant, parce que le Mal avait eu beau s’agiter autour de lui, qui vivait dans le monde, il n’avait pu pénétrer dans son cœur rempli d’amour pour Dieu.
C’est avec une grande confiance que je mis ma main dans la sienne je sentais que j’avais trouvé en lui un père aimant, un époux fidèle, un compagnon chaste, qui allait être semblable à l’olivier et au figuier qui ombragent la petite maison et la défendent contre les vents et contre l’ardeur du soleil, tout en procurant délassement et réconfort de douceur et de nourriture!
Mon doux époux qui ne m’a jamais déçue! Comme il m’aimait réellement, il a cru en moi en dépit des apparences Quand il la voit enceinte, ignorant l'origine,, il décide la répudier en secret jusqu'à ce que l'ange l'informe en songe. (Cf. Matthieu 1, 18-19). , il m’a caché ses larmes pour ne pas me troubler, il n’eut pour moi que sourires et secours; il m’a guidée comme sa fille putative, en me tenant par la main pour me faire sentir qu’il m’était tout proche par son amour, il écartait de moi tout obstacle, il prévenait mes besoins, il était patient, silencieux et chaste, chaste comme seul un ange peut l’être.
Oh oui! Que le Seigneur en soit béni! Moi, que l’Éternel avait prédestinée à être Reine de ses anges, j’eus, sur terre déjà, deux anges pour sujets: mon ange gardien dont je sentais l’invisible présence voleter continuellement à mes côtés avec des éclairs de lumière et un parfum céleste, et mon angélique époux: sa chair n’étant pas obscurcie par un désir de sang, il vivait auprès de la mienne comme si nous étions deux lys épanouis dans un même parterre qui se parfument mutuellement et fleurissent pour le Seigneur, sont un exemple l’un pour l’autre pour s’élever plus haut, vers Dieu, et pour embaumer plus fort par amour de Dieu et de son compagnon, mais qui n’unissent jamais leur bouches fleuries en un baiser qui souille de pollen la soie angélique de leur habit de pureté.
Mon Joseph saint et béni! Mon cœur n’a jamais cessé de remercier Dieu de me l’avoir donné pour époux car, en Père saint, le Seigneur a pris soin de sa servante; il a créé cette vivante défense de ma virginité, tirée du Temple, et le souffle du monde se brisait contre Joseph sans que le fracas ou la puanteur de la méchanceté humaine pénètre là où la Vierge éternelle continuait à louer le Seigneur comme si elle était préposée au service de l’autel, au-delà du Saint des Saints, là où resplendissait la gloire du Dieu éternel”.
Ce matin, mon réveil fut bienheureux. J’avais écrit de minuit à deux heures, en restant sans cesse sous la lumière de la Colombe d’or et dans l’étreinte de Marie. En effet, la vision La vision du Paradis obtenue la veille. , qui s’était obscurcie pendant la journée, avait repris toute sa magnificence hier soir avant que je ne m’assoupisse, puis elle était revenue à son niveau du début, comme elle l’était restée sans interruption de onze à dix-huit heures, avec l’Esprit Saint et Marie. Après avoir écrit, je m’étais couchée en priant et je me suis endormie au matin malgré les vives douleurs qui me réveillaient à tout moment.
La dernière fois qu’elles m’ont réveillée, six heures sonnaient. Au moment même où la douleur me déchirait, je sentis un léger baiser sur mon front et j’entendis la voix suave de Marie, qu’il est impossible de confondre, me dire avec douceur: “Que la grâce du Seigneur soit toujours avec toi”. Comme je ne pouvais me tromper, j’ai aussitôt répondu: “Tu es bénie entre toutes les femmes”. Je me suis ensuite pelotonnée dans le silence et la chaleur, en sentant que j’étais veillée par la Mère qui m’avait dit le plus beau ” bonjour” qu’on puisse dire.
Je voulais vous écrire tout cela aussitôt. Mais, à sept heures et demie, Marie a commencé à parler de son mariage et je n’ai écrit qu’après. J’ajoute maintenant des feuilles, car il m’est dit qu’il y a une dictée à y joindre, qui appartient à la même série que les précédentes Effectivement, le cahier finirait ici si l'écrivain n'y avait ajouté d'autres feuilles (huit pages) en les cousant avec un fil de coton. Sur ces pages figurent la dictée qui suit et son commentaire. .
Toujours le 11 janvier, à dix heures.
L’Apôtre Paul dit Voir en Actes 17, 22-31 : les grecs croyaient en la métempsycose ou transmigration des âmes. Dans 1 Corinthiens, chapitre 15, saint Paul argumente sur la résurrection qu'il différencie de la réincarnation par cette affirmation : "Comme les hommes ne meurent qu'une seule fois après quoi vient le jugement, ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés d'un grand nombre, apparaîtra une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur donner le salut" (Hébreux 9, 27). :
“Les païens de l’Antiquité pour qui je rompais le pain de la foi, semblent être encore vivants, et même être revenus, selon votre croyance, se réincarner avec leurs anciennes théories sur la résurrection et la deuxième vie tant, de nos jours, — et plus que jamais, après vingt siècles de prédication évangélique! — la théorie de la réincarnation est encore incarnée et enracinée dans vos esprits En France, en 1990, la croyance en la réincarnation touchait les catholiques plus que le reste de la population (27% contre 24%). Pour les pratiquants, la croyance s'accroît encore (34%). Enfin, 54% de ceux qui croient en la résurrection, croient aussi à la réincarnation. Ce phénomène est probablement général dans le monde occidental. .
L’unique chose qui se réincarne, c’est cette théorie qui refleurit comme de la moisissure à des époques régulières d’obscurcissement spirituel. Car, sachez-le, vous qui vous prenez pour les plus évolués en matière spirituelle, c’est là le signe d’un déclin et non pas d’une aube spirituelle.
Plus le soleil de Dieu est bas dans vos esprits, plus, dans l’ombre qui monte, des larves se forment, des fièvres stagnent, les porteurs de mort pullulent et les spores germent. Cela va ronger, corroder, absorber et détruire la vie de votre esprit, tout comme dans les forêts de l’extrême Nord où la nuit dure six mois et change les broussailles, pleines de vie végétale et animale, en régions mortes semblables à celles d’un monde sans vie.
Hommes stupides! Les morts ne reviennent pas. Dans aucun nouveau corps. Il n’existe qu’une résurrection: la finale.
Vous qui êtes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, vous n’êtes pas des graines qui poussent selon des cycles réguliers pour devenir des tiges, des fleurs, des fruits, des graines et, de là, de nouveau des tiges, des fleurs et des fruits. Vous êtes des hommes, et non de l’herbe des champs. Vous êtes destinés au ciel, et non à l’étable de la bête de somme. Vous possédez l’esprit de Dieu, cet esprit que Dieu infuse en vous par un engendrement spirituel continuel qui répond à l’engendrement humain d’une nouvelle chair.
Que croyez-vous donc? Que Dieu, notre Dieu tout-puissant, infini, éternel, est limité pour engendrer? Qu’il a une limite qui lui impose de créer un certain nombre d’esprits et pas plus, de sorte que, pour que la vie des hommes sur la terre puisse continuer, il doive, tel un vendeur de grand magasin, aller chercher sur les rayons, parmi tous les esprits entassés là, celui qu’il va réutiliser pour cette marchandise spécifique? Ou, mieux encore, pensez-vous qu’il est semblable à un scribe qui exhume un dossier donné et cherche un certain rouleau, car le moment est venu de l’utiliser pour faire mémoire d’un événement?
Hommes stupides, stupides, stupides! Vous n’êtes pas des marchandises, des parchemins ou des semences: vous êtes des hommes.
Comme la graine, le corps tombe en décomposition une fois son cycle achevé. L’âme revient à sa Source pour être jugée vivante ou corrompue comme la chair puis, selon son état, elle va vers sa destinée. Ensuite, elle n’en ressort plus si ce n’est pour appeler le corps qui fut le sien à une unique résurrection; par celle-ci, ceux qui ont été corrompus dans la vie deviennent parfaitement corrompus pour l’éternité, avec l’âme et la chair corrompues qu’ils ont eues pendant leur seule et unique vie, qui ne peut se répéter. De même, ceux qui ont été “justes” dans la vie ressuscitent glorieux, incorruptibles, et élèvent leur chair à la gloire de leur esprit glorieux, en la spiritualisant, en la divinisant; c’est en effet par elle et avec elle qu’ils ont remporté la victoire, et il est juste qu’ils triomphent avec elle.
Vous êtes ici-bas des animaux raisonnables de par l’esprit que vous possédez, et qui obtient la vie également pour la chair dont il est victorieux. Dans l’autre vie, vous serez des esprits qui vivifieront la chair qui a remporté la victoire en restant sujette à l’esprit. La nature animale vient toujours en premier. C’est l’évolution véritable. Mais elle est unique. Ensuite vient la nature spirituelle, à partir de la nature animale qui a su, par les trois vertus, se rendre elle-même légère.
En fonction de la manière dont vous menez cette vie-ci, vous serez tels dans la seconde. Si ce qui est céleste a prévalu en vous, vous connaîtrez la nature de Dieu en vous et vous la posséderez, puisque Dieu sera votre possession éternelle. Mais si c’est le terrestre qui a prédominé, vous connaîtrez après la mort l’opacité, la mort, le gel, l’horreur, les ténèbres, tout ce qui est commun au corps qui descend dans la fosse. À cette différence près cependant: la durée de cette seconde et véritable mort est éternelle.
Vous, mes frères, qui êtes héritiers de Dieu par volonté de Dieu, ne perdez pas cet héritage pour suivre la chair et le sang, ainsi que l’erreur mentale.
Je me suis moi-même trompé et je me suis opposé à la Vérité, j’ai persécuté le Christ. Mon péché m’est toujours présent, même dans la gloire de ce Royaume dont les portes m’ont été ouvertes par mon repentir, ma foi et mon martyre pour confesser le Christ et la vie immortelle. Mais quand la Lumière m’a jeté à terre, en se faisant connaître, j’ai abandonné l’erreur pour suivre la Lumière Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas, cf. Actes 9, 1-22. .
En ce qui vous concerne, la Lumière s’est fait connaître à vous à travers vingt siècles de prodiges, que même le plus féroce négateur et le plus obstiné ne sauraient nier. Pourquoi voulez-vous donc rester dans l’erreur, alors que vous avez la chance d’avoir le témoignage de vingt siècles de manifestations divines?
Moi, qui suis témoin du Christ, je vous le jure: ni la chair ni le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu, mais uniquement l’esprit. Et, comme il est dit dans l’Évangile de notre Seigneur Jésus Christ Cf. Luc 16, 8. , ce ne sont pas les enfants de ce siècle — entendez par là, mes frères, ceux qui sont dans le monde, autrement dit les terrestres —qui sont destinés à ressusciter et à se reposer en ayant une seconde vie sur terre. Seuls ressusciteront ceux qui sont dignes du second siècle, l’éternel: en d’autres termes, il s’agit de ceux qui ne pourront plus mourir puisqu’ils auront déjà vécu, mais qui, parce qu’ils ont obtenu la vie spirituelle et qu’ils sont devenus semblables aux anges et aux enfants du Très haut, n’ont plus d’appétit pour le mariage humain Cf. Matthieu 22, 30 - Luc 20, 35. : leur âme désire pour seules noces celles avec Dieu-Amour pour seule possession celle de Dieu, pour seule demeure celle du ciel, pour seule vie celle qui se déroule dans la Vie.
Amen, amen, amen!
Je vous le dis: croyez pour l’obtenir”.
Ainsi, saint Paul est également venu. Bonté divine! Quel ouragan! Je ne suis pas surprise que, par la véhémence de ses paroles, il ait confondu les Athéniens eux-mêmes, pourtant habitués à leurs orateurs! Si Jean est un soupir de vent parfumé du ciel, Paul est un cyclone chargé de tous les éléments capables de faire plier les génies les plus arrogants.
Je pense que le cycle est achevé. Si tout ce concerto de notes ne pénètre pas en eux (…) Les parenthèses avec les points de suspension se trouvent également sur le manuscrit. L'écrivain fait référence à une personne particulière de sa connaissance (voir le 7 janvier); mais, en général, elle fait allusion aux tenants de la doctrine de la réincarnation — ou métempsycose —, à qui s'adressent presque toutes les dictées depuis celle du 7 janvier. , je ne sais ce qui pourra le faire. J’avais désiré une dictée sur ce sujet depuis des mois. J’ai attendu. Mais j’en ai reçu sept et, si j’étais certaines personnes, j’aurais l’impression d’être comme une souris prise au piège ou un oiseau dans le filet. L’évidence m’enserrerait de tous côtés.
Je ne m’attendais pas à ce que saint Paul me parle lui aussi.
Maintenant, j’ai le dos rompu et je me repose tandis que mon âme regarde la divine Colombe d’or et entend Marie à mon côté. Ses paroles de ce matin continuent à faire chanter mon cœur.