

VII — Glorification et triomphe.
1691-1920
La sépulture de Marguerite-Marie
Comme on vient de le voir, la sépulture de la Sœur Marguerite-Marie se fit le mercredi 18 octobre 1690, lendemain de sa mort. Suivant les prescriptions en vigueur, de la chaux en poudre avait été répandue sur le corps, avant de l’inhumer dans le caveau du monastère, creusé, selon la coutume du temps, sous le chœur des religieuses. Là, de chaque côté dans l’épaisseur des murailles, des cases étaient ménagées pour recevoir les cercueils, par rang de décès. Chaque case était successivement fermée par une large pierre, portant le nom de la défunte. Quand tous ces loculi étaient occupés, afin de refaire de la place, on ouvrait la plus ancienne case, d’où on retirait les ossements et restes funéraires que l’on transportait dans l’ossuaire commun, à l’entrée du caveau. Vers 1703, lorsqu’il fallut, à son tour, relever le cercueil de la Servante de Dieu de la case où il avait primitivement été déposé, on se garda bien de rien jeter, dans cet ossuaire commun, des restes mortels de la sainte Visitandine. On recueillit pieusement tous les ossements, on les dégagea de la poussière de chaux répandue sur le corps au moment de l’inhumation et ils furent réunis dans une modeste châsse de chêne vitrée, qu’on plaça sur une petite table proche de la case d’où on venait de les extraire T. III, p. 186. .