La première fête du Sacré Cœur au monastère de Paray-le-Monial

VI — Dernières années.

Le message au Roi et à la France. — Consommation en Dieu. — Les derniers jours.

1687-1690

Avec l’année 1687, il semble que le centre de la vie de la Sœur Marguerite-Marie se déplace. Cloîtrée à jamais dans son cher monastère de Paray, elle n’en sort pas sans doute, elle y tient même une plus grande place que jamais, puisque, depuis le mois de mai jusqu’à sa mort, elle y occupe le second rang, celui d’Assistante. Et pourtant c’est au dehors, c’est à Moulins, c’est à Dijon, c’est à Semur, c’est à Lyon, c’est à Paris, partout où elle envoie ses lettres toutes pleines du Sacré Cœur, qu’il faut la chercher ; dans Paray même, ce n’est plus à la chapelle ni au noviciat que nous la trouverons, mais au parloir, gagnant des apôtres au nouveau culte. Les persécutions cessent ou à peu près ; elle souffre toujours, mais la douleur elle-même se déplace : se sentir inférieure à sa tâche, se croire un obstacle aux desseins de son Maître adoré, voir l’inutilité de ses efforts, voilà son nouveau martyre ; et la joie des succès inespérés, les consolations humaines, comme les consolations divines elles-mêmes, ne parviennent pas toujours à l’adoucir. — Hamon, Vie, 1909, p. 395.