Vie et Révélations de Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Avec des notes et l’histoire de son culte.
Déclaration
Désirant nous conformer pleinement aux Décrets du Saint-Siège, nous déclarons soumettre tout cet opuscule au jugement de la sainte Église et du Vicaire infaillible de Jésus-Christ, envers lequel nous voulons toujours professer la dépendance la plus filiale.
Nihil obstat : M. Huard, Cens. libr.
Imprimatur : Barri-Ducis, die 7 Maii 1920. † Carolus, Ep. Vird.

« …Je suis la mémoire éternelle de mon Père céleste qui ne s’oublie jamais de rien, et dans laquelle le passé et le futur sont comme le présent. Écris donc sans crainte tout, suivant que je te dicterai, te promettant d’y répandre l’onction de ma grâce, afin que j’en sois glorifié.
…Tu ne te dois point approprier ces grâces, ni être chiche de les distribuer aux autres, puisque je me suis voulu servir de ton cœur comme d’un canal pour les répandre selon mes desseins dans les âmes, dont plusieurs seront retirées, par ce moyen, de l’abîme de perdition.
…Je suis la vérité éternelle, qui ne peut mentir, je suis fidèle en mes promesses, et les grâces que je t’ai faites peuvent souffrir toute sorte d’examens et d’épreuves. »
Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie.
Autobiographie (Texte authentique, 1918, p. 17).

Copie authentique de la première image du Sacré Cœur vénérée en 1685 par sainte Marguerite-Marie et par ses novices.
Reproduction autorisée par la T. H. Mère Supérieure de la Visitation de Turin où se conserve l’original (11 × 14).

Vive † Jésus !
Notre-Seigneur m’a assuré qu’il prenait un singulier plaisir d’être honoré sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l’image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher les cœurs insensibles des hommes, me promettant qu’il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l’honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli ; et que, partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions. (T. I, p. 244.)
Sr Marie Marguerite Alacoque
Dieu soit béni !
Approbations de la première édition.
Lorsque parut pour la première fois le petit opuscule dont nous donnons une nouvelle édition, — soigneusement mise à jour — il reçut l’accueil le plus sympathique.
Voici quelques lettres de ce temps-là. Elles gardent toute leur haute valeur, encore accrue par l’expérience qu’en ont fait et qu’en font tous les jours les âmes pieuses.
Aix, le 5 mai 1885.
Cette Vie de la B. Marguerite-Marie étant entièrement tirée de ses écrits, nous n’avons pas à l’approuver ; mais nous ne saurions la recommander trop instamment.
Spécialement destinée aux pieux fidèles qui ont le bonheur d’appartenir à l’Association du Sacré-Cœur de Jésus, elle leur démontrera que l’esprit de cette sainte Association est en harmonie parfaite avec les révélations faites par notre divin Sauveur à la Bienheureuse. Elle les encouragera par conséquent à s’adonner de plus en plus, pour le triomphe de l’Église et le salut de notre chère patrie, comme pour leur sanctification personnelle, aux œuvres réparatrices de la pénitence.
† Augustin Mgr Forcade. , Arch. d’Aix.
Paris, 5 mai 1885.
L’édition que vous publiez de la Bienheureuse Marguerite-Marie, en mettant en plein jour le caractère que doit revêtir la dévotion envers le Sacré Cœur de Jésus pour qu’elle soit agréable au divin Sauveur, m’a vivement intéressé. Je vous félicite de cette publication qui fera les délices des âmes pieuses, des âmes qui forment notre belle Association du Cœur de Jésus, dans l’Archiconfrérie du Vœu national.
Que toutes les âmes deviennent pénitentes en union avec le Sacré Cœur, et nous serons sauvés.
Ach. Rey, O. M. I.,
Supérieur des chapelains de Montmartre. 13 avril 1885.
Votre nouvelle publication ne peut pas ne pas faire grand bien. La matière est de l’or, le moule est d’une forme à passer partout, dans toute poche, dans toute main, dans toute bourse (ce qui a bien son importance), dans tout bon cœur, puisque c’est de l’or de la charité.
Alfred, Deschamps, S. J.
Approbations de la présente édition.
Archevêché de Besançon.
Le 7 juin 1918.
…En ce jour béni de la fête du Sacré Cœur, je vous donne avec beaucoup de plaisir l’autorisation de vous servir de la 3e édition de Vie et Œuvres, pour mettre au point votre très intéressant et très utile petit volume, auquel je souhaite un succès croissant.
† François-Léon,
Archevêque de Besançon Ces lignes nous demeurent d'autant plus précieuses qu'elles furent écrites à la veille, pour ainsi dire, de la mort du vaillant Pontife si justement appelé « l'Évêque du Sacré Cœur » († 26 juillet 1918). Quel lecteur pourrait désirer un juge mieux renseigné et plus compétent que Mgr Gauthey ? .
Évêché de Verdun.
Ce petit livre, qui n’est pas nouveau, mais qui a considérablement augmenté depuis sa première édition, paraît très opportunément à l’heure où le culte de la Bienheureuse Marguerite-Marie va s’accroître, lui aussi, du fait de sa canonisation.
Nous lui souhaitons une abondante diffusion qui aide au règne du divin Cœur dans la France et dans le monde.
Nous le recommandons particulièrement à nos chers diocésains chez qui la dévotion au Sacré Cœur est si répandue et si florissante.
Bar-le-Duc, en départ pour Rome, le 7 mai 1920.
† Charles,
évêque de Verdun.