La Fête du Sacré-Cœur

Au mois de mars 1917, les Cardinaux, Archevêques et Évêques de France ont prononcé solennellement le vœu suivant :

« Afin de répondre plus complètement à la demande formulée par Notre-Seigneur à Paray-le-Monial en ces termes : « Que le premier vendredi après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels » :

« Afin d’obtenir la prompte victoire de nos armes et la régénération chrétienne de notre patrie ;

Nous, Cardinaux, Archevêques et Évêques de France, Nous nous engageons par vœu, en Notre nom et au nom de Nos successeurs, à faire célébrer, chaque année, à perpétuité, dans toutes les églises et chapelles de Nos diocèses, la fête du Sacré Cœur de Jésus, au jour qu’il a lui-même indiqué, c’est-à-dire le vendredi après l’octave du Saint Sacrement.

Le programme de cette fête comprendra :

Pour les églises cathédrales, le matin, une grand’messe, qui pourra être la messe de communion ; le soir, une cérémonie avec sermon, procession pendant laquelle on chantera les Litanies du Sacré Cœur de Jésus, amende honorable, consécration au Sacré Cœur et salut ;

Pour les églises paroissiales et les chapelles, le matin, une messe de communion aussi solennelle que possible ; le soir, une cérémonie avec allocution, procession pendant laquelle on chantera les Litanies du Sacré Cœur de Jésus, amende honorable, consécration au Sacré Cœur et salut.

Ce vœu sera lu dans toutes les églises et chapelles de Nos diocèses, et on renouvellera chaque année cette lecture à l’approche de la fête. »

Plus que jamais c’est dans le Cœur de Jésus que nous devons mettre notre espérance ; « c’est de Lui qu’il faut attendre le salut ».

† Léon-Adolphe Cardinal Amette,

Archevêque de Paris.