18e Heure - de 10h à 11h - Jésus est chargé de sa Croix

Commencer par la prière préparatoire.
Mon Jésus, Amour insatiable,
je vois que Tu ne Te donnes pas un instant de répit.
Je ressens tes Désirs ardents d’Amour. Ton Cœur bat fort.
A chaque Battement, je ressens tes éclatements et tes violences d’Amour.
Ne pouvant contenir le Feu qui Te consume,
Tu Te fatigues, Tu gémis, Tu soupires.
A chacun de tes gémissements, je T’entends dire : « Croix ! »
Chaque goutte de ton Sang proclame : « Croix ! »
Toutes tes Peines, dans lesquelles Tu Te noies comme dans une mer immense, répètent : « Croix ! »
Tu T’exclames :
« Ô Croix bien-aimée et si ardemment désirée,
toi seule sauveras mes enfants.
En Toi Je concentre tout mon Amour ! »
Jésus est couronné d’épines pour la deuxième fois
Tes ennemis Te font rentrer dans le prétoire.
Ils veulent Te faire endosser tes vêtements et
ils T’enlèvent la pourpre dont Tu es couvert.
Mais quelle Souffrance !
Il me serait plus facile de mourir que de Te voir tant souffrir !
Le vêtement s’accroche à ta couronne d’épines et ils ne peuvent l’enlever.
Alors, avec une cruauté inhumaine,
ils arrachent d’un seul coup et le vêtement et la couronne.
Ce coup cruel brise plusieurs épines qui demeurent enfoncées dans ta Tête. Et ton Sang coule abondamment.
Tu gémis sous la douleur.
Mais, ne se souciant pas de tes tortures,
tes ennemis T’enfilent ton vêtement, et de nouveau Te remettent la couronne.
Et comme ils la pressent fortement sur ta Tête,
les épines Te parviennent jusqu’aux Yeux et aux Oreilles.
Si bien qu’il n’y a aucune partie de ta Tête infiniment sainte
qui n’en ressente les douleurs.
Ta Souffrance est si grande que
Tu vacilles, Tu trembles de la tête aux pieds, Tu es sur le point de mourir.
De tes Yeux languissants et pleins de Sang, Tu me regardes avec difficulté pour me demander de l’aide dans cette détresse extrême.
Mon Jésus, Roi des Douleurs,
laisse-moi Te soutenir et Te serrer sur mon cœur.
Je voudrais prendre le Feu qui Te dévore pour
- réduire en cendres tes ennemis et Te mettre à l’abri.
Mais toi, Tu ne veux pas, parce que tes Désirs de la Croix se font plus ardents.
Tu veux T’immoler sur elle immédiatement pour tous, même pour tes ennemis !
Mais tandis que je me serre sur ton Cœur et que Toi Tu Te serres sur le mien, Tu me dis :
« Mon enfant, laisse-Moi donner libre cours à mon Amour
Avec Moi, répare pour ceux qui, tout en faisant le bien, Me déshonorent.
Ces Juifs Me font reprendre mes vêtements
pour Me déconsidérer davantage devant le peuple,
afin de le convaincre que Je suis un malfaiteur.
Apparemment, l’action de Me vêtir est bonne mais,
dans leur cœur, elle est mauvaise.
Combien de gens
- font de bonnes œuvres,
- administrent les sacrements ou les fréquentent,
mais à des fins humaines, sinon carrément mauvaises.
Le bien, quand il est mal fait, porte à la dureté.
Je veux être couronné une deuxième fois,
avec des souffrances plus cruelles qu’à la première,
- pour briser cette dureté, et pour ainsi attirer les hommes à Moi.
Ah ! mon enfant, ce deuxième couronnement
M’est bien plus douloureux que le premier.
Je sens ma Tête comme si elle nageait dans les épines.
A chaque mouvement que Je fais ou à chaque choc qu’on Me donne,
ce sont autant de morts cruelles que Je vis.
Je répare ainsi pour ceux qui,
au lieu de penser à leur propre sanctification,
- se dissipent et rejettent ma Grâce,
tandis que Moi, Je gémis et désire ardemment leur salut.
Ah ! Je fais tout pour aimer les créatures et
celles-ci font tout pour M’offenser !
Toi au moins, ne Me laisse pas seul
dans mes Peines et dans mes Réparations ! »
Jésus reçoit la Croix sur ses saintes Epaules
Mon Bien torturé, avec Toi je répare, avec Toi je souffre.
Là je vois que tes ennemis Te font tomber dans un escalier.
Et après, fiévreusement, ils Te font arriver à la Croix, toute prête,
qu’avec de si ardents Désirs Tu cherches.
C’est avec Amour que Tu la regardes
D’un Pas assuré, Tu T’approches pour T’en emparer.
Mais d’abord, Tu lui donnes un Baiser.
Et tandis que ton Humanité infiniment sainte frissonne de joie,
Tu la regardes et en mesures la longueur et la largeur.
Tu en établis une portion pour chaque créature.
Tu en dotes suffisamment pour chacune, afin de la lier à la Divinité
par le lien du mariage et pour la rendre héritière du Royaume des Cieux.
Puis, ne pouvant contenir l’Amour avec lequel Tu nous aimes,
Tu recommences à lui donner des Baisers et Tu lui dis :
« Croix adorée, enfin Je t’embrasse.
Tu es le désir ardent de mon Cœur, le martyre de mon Amour.
Tu as tardé jusqu’à maintenant, tandis que c’était toujours vers toi que mes Pas se dirigeaient.
Sainte Croix, c’est toi le but de mon existence ici-bas.
En toi Je concentre tout mon être, en toi Je place tous mes enfants.
Tu seras leur vie, leur lumière, leur défense, leur gardien et leur force.
Tu les secourras en toutes choses
Tu me les amèneras glorieux au Ciel.
Ô Croix, chaire de Sagesse,
- toi seule enseigneras la vraie sainteté,
- toi seule formeras les héros, les athlètes, les martyrs, les saints.
Belle Croix, c’est toi mon Trône.
Tandis que Je dois quitter cette terre, toi, tu seras toujours à Moi.
Je te donne en dot toutes les âmes.
Garde-les-Moi, sauve-les-Moi. Je te les confie ! »
Anxieux, Tu Te la fais placer sur tes Épaules infiniment saintes.
Ah ! mon Jésus, ta Croix est trop légère pour ton Amour.
Mais à son poids s’ajoute celui de nos fautes, aussi lourd que toute la terre.
Mon Bien, Tu Te sens écrasé sous le poids de tant de fautes.
Ton Âme frémit d’horreur à leur vue et elle ressent la peine de chacune.
Ta Sainteté est secouée devant tant de laideur.
Par conséquent, en recevant la Croix sur tes Épaules,
Tu vacilles. Le souffle Te manque.
Et de ton Humanité infiniment sainte coule une Sueur mortelle.
Mon Amour, mon âme ne supporte pas de Te laisser seul.
Je veux partager avec Toi le poids de ta Croix.
Pour soulever le poids de nos fautes, je me serre contre tes Pieds.
Je veux Te donner au nom de toutes les créatures
- de l’amour pour quiconque ne T’aime pas,
- des louanges pour quiconque Te méprise,
- des bénédictions, des remerciements, de l’obéissance pour tous.
Mon Jésus, pour toutes les offenses que Tu recevras, je veux T’offrir ma personne pour réparer.
Je veux faire les actes opposés aux offenses que les créatures Te font.
Je veux Te consoler par mes baisers et mes actes d’amour continuels.
Mais je sais fort bien
- que je suis trop misérable et
- que j’ai besoin de Toi pour pouvoir réparer vraiment.
Par conséquent,
je m’unis à ton Humanité infiniment sainte,
j’unis mes pensées aux Tiennes
- pour réparer mes pensées mauvaises
et celles de tous,
j’unis mes yeux aux Tiens
- pour réparer les regards mauvais,
j’unis ma bouche à la Tienne
- pour réparer les blasphèmes et les conversations mauvaises,
j’unis mon cœur au Tien
- pour réparer les tendances, les affections et les désirs mauvais
En un mot, je veux réparer tout ce que répare ton Humanité infiniment sainte en m’unissant
- à ton Amour infini et
- au bien immense que Tu fais à tous.
Mais je ne suis pas encore contente.
- je veux m’unir à ta Divinité,
- je veux perdre mon néant dans ta Divinité.
Et ainsi, je pourrai tout Te donner.
Je Te donne ton Amour pour éponger tes amertumes.
Je te donne ton Cœur en réparation
- de nos froideurs,
- de nos manques de réciprocité,
- de nos ingratitudes et
- de notre manque d’amour.
Je Te donne
tes Harmonies
- pour Te dédommager des outrages que Tu reçois par les blasphèmes.
ta Beauté pour Te dédommager de la laideur de notre âme
- quand elle est souillée par le péché.
ta Pureté pour Te dédommager de nos manques de droiture d’intention
et de la boue qui couvre tant d’âmes.
ton Ardeur pour brûler tous les péchés et réchauffer tous les cœurs,
afin que tous t’aiment, et que personne ne t’offense plus.
En somme, je Te donne tout ce que Tu es
pour Te donner une satisfaction totale, un Amour éternel et infini.
Le Chemin au Calvaire
Mon Jésus infiniment patient,
Tu fais tes premiers Pas sous le poids immense de la Croix.
Moi j’unis mes pas aux Tiens.
Et quand, faible, saigné à blanc et vacillant, Tu seras sur le point de tomber,
- je serai à ton côté pour Te soutenir.
- je Te prêterai mes épaules pour partager avec Toi le poids de la Croix.
Ne me dédaigne pas, mais accepte-moi comme ta fidèle compagne.
Ô Jésus, je vois que Tu répares pour tous ceux
- qui ne portent pas avec résignation leur croix,
- qui jurent, s’irritent, se suicident ou font des meurtres.
Tu implores pour tous la résignation à leur propre croix.
Jésus tombe pour la première fois
Mais Tu Te sens écrasé sous ta Croix.
Tu en es à tes premiers Pas avec elle, et déjà Tu tombes sous son poids.
Et, en tombant,
- Tu heurtes des pierres,
- les épines s’enfoncent davantage dans ta Tête, et
- toutes tes Plaies s’aggravent et laissent couler du Sang neuf.
Et comme Tu n’as pas la force de Te relever, tes ennemis, irrités, cherchent à Te remettre sur pied par des coups de pied et des bousculades.
Mon Amour tombé sous la Croix, laisse-moi T’aider à Te remettre sur pieds.
Je T’embrasse, j’essuie ton Sang.
Je veux réparer pour ceux qui pèchent par ignorance ou fragilité.
Je Te prie d’aider ces âmes.
Jésus rencontre sa très Sainte Mère
Jésus, ma Vie, à travers des souffrances inouïes,
tes ennemis sont arrivés à Te remettre sur pied.
Tandis que Tu marches en chancelant, j’entends ton Souffle haletant.
Ton Cœur bat plus fort et de nouvelles Peines Te transpercent.
Tu secoues la Tête pour Te débarrasser les Yeux du Sang qui les remplit Anxieux, Tu regardes.
Ah ! mon Jésus, j’ai tout compris :
Ta Maman qui, comme une colombe plaintive, cherche à Te rencontrer,
Elle veut Te dire une dernière parole et recevoir un dernier Regard de Toi.
Tu la vois qui, pénétrant dans la foule, veut à tout prix
- Te voir,
- T’embrasser et
- Te faire un dernier adieu.
Et Tu ressens son Cœur lacéré.
Tu es affligé de voir sa pâleur mortelle et toutes tes Peines qui,
en vertu de son Amour pour Toi, sont reproduites en elle.
Si elle vit, c’est un pur miracle de ton Omnipotence.
Tu fais des pas pour la rencontrer,
Mais c’est à grand peine que Vous pouvez échanger un Regard !
Quels transpercements dans vos deux Cœurs !
Les soldats s’en aperçoivent.
Par des bousculades,
ils empêchent que la Maman et le Fils communiquent leur dernier adieu.
Jésus tombe pour la deuxième fois
Vos Souffrances réciproques sont telles que, pétrifiée de Douleur,
ta Maman est sur le point de succomber.
Le fidèle Jean et les saintes femmes la soutiennent.
Toi, de nouveau, Tu tombes sous le poids de la Croix.
Alors, ce que ta Maman ne peut faire au moyen de son Corps
parce qu’on l’en empêche, elle le fait au moyen de son Âme :
Elle entre en Toi,
Elle fait sien le Vouloir de l’Éternel
Elle s’associe à toutes tes Peines, et
- elle Te fait office de Maman,
- elle Te donne des Baisers, Te refait, Te soulage, et
- elle verse en toutes tes Plaies le baume de son Amour endolori !
Mon Jésus accablé de Douleurs, je m’unis à ta Maman affligée.
Je veux faire miennes toutes tes Peines.
Dans chaque goutte de ton Sang et dans chacune de tes Plaies,
je veux Te servir de maman.
Avec elle, et avec Toi-même, je veux réparer pour ceux
- qui font des rencontres dangereuses,
- qui s’exposent aux occasions de péché.
Mon Jésus, étant tombé de nouveau sous la Croix, Tu gémis.
Les soldats craignent que Tu meures avant le temps
- sous le poids de tant de souffrances et
- par la perte de tant de Sang.
Néanmoins, c’est à coups de fouets et à coups de pieds,
avec beaucoup de mal, qu’ils parviennent à Te ramener sur tes pieds.
Toi Tu répares
- les chutes répétées dans le péché,
- les fautes graves commises par les diverses classes de personnes.
Tu pries pour la conversion des pécheurs obstinés.
La Plaie profonde de l’Epaule de Jésus
Mon Amour, tandis que je T’accompagne dans tes Réparations,
je vois que Tu suffoques sous le poids énorme de la Croix.
Tu trembles de partout. Les épines, à cause des chocs incessants que Tu reçois, pénètrent de plus en plus dans ta Tête.
La lourde Croix s’enfonce de plus en plus dans ton Épaule.
Elle y fait une Plaie si profonde qu’elle en découvre les Os.
À chacun de tes Pas, il semble que Tu meures
Ceci Te met dans la quasi-impossibilité d’aller de l’avant.
Mais ton Amour, qui peut tout, T’en donne la force.
Et alors que la Croix pénètre dans ton Épaule,
Tu répares pour les péchés cachés.
Le Cyrénéen est obligé de porter la Croix de Jésus
Mon Jésus,
- laisse-moi mettre mon épaule sous la Croix pour Te soulager,
- et laisse-moi réparer avec Toi les péchés secrets.
De crainte que Tu ne meures sous la Croix, tes ennemis
obligent le Cyrénéen à T’aider à la porter.
Il le fait de mauvais gré, en maugréant.
Ce n’est pas par amour qu’il T’aide, mais parce qu’on l’y oblige.
Dans ton Cœur se répercutent toutes les lamentations de ceux qui manquent de résignation dans la souffrance.
Tu répares leurs révoltes, leurs colères, et leur mépris de la souffrance.
Mais Tu es affligé bien davantage quand Tu vois que tes âmes consacrées Te fuient, celles que Tu appelles comme compagnes et aides dans ta Souffrance.
Si Tu les serres sur Toi avec douleur, elles se dégagent pour aller à la recherche des plaisirs.
Et ainsi elles Te laissent seul à souffrir !
Mon Jésus, tandis que je répare avec Toi,
je Te prie de me serrer dans tes Bras.
Fais-le si fortement qu’il n’y ait aucune Peine que Tu souffres et
à laquelle je ne prenne part, afin que
- je sois transformée par ces peines et que
- je Te dédommage pour l’abandon de toutes les créatures.
Véronique essuie le Visage de Jésus
Mon Jésus, c’est à grand peine que, tout courbé, Tu avances.
Mais je vois que Tu t’arrêtes et cherches du Regard.
Mon Cœur, qu’est-ce c’est ? Que veux-Tu ?
Ah ! c’est Véronique qui, ne craignant rien, s’amène avec courage et essuie ton Visage tout couvert de Sang.
Et Toi, en signe d’approbation,
Tu laisses imprimée sur son linge ta sainte Face.
Mon généreux Jésus, moi aussi je veux essuyer ta sainte Face.
Non pas avec un linge, mais je veux m’offrir tout moi-même pour Te soulager.
Je veux entrer dans ton For intérieur.
Je veux Te donner, ô Jésus,
- battement de cœur pour Battement de Cœur,
- souffle pour Souffle, affection pour Affection, désir pour Désir.
J’entends me plonger dans ton Intelligence infiniment sainte.
Faisant défiler dans l’immensité de ta Volonté tous ces Battements de Cœur, Souffles, et Désirs, je veux les multiplier à l’infini.
Je veux, ô mon Jésus, former des vagues de saints battements de cœur, afin
- qu’aucun battement mauvais ne se répercute dans ton Cœur et
- qu’ainsi soient adoucies tes Amertumes intérieures.
Je veux former des vagues de saintes affections et de saints désirs
pour éloigner de Toi toute affection mauvaise et tout désir mauvais
qui pourraient attrister ton Cœur.
Je veux, ô mon Jésus, former des vagues de saintes pensées,
pour éloigner de Toi toute pensée qui pourrait Te déplaire.
Je serai très attentive, ô Jésus, afin que rien
ne T’afflige davantage et n’ajoute à tes Peines intérieures.
Ô Jésus, que tout mon for intérieur nage dans l’immensité du Tien.
Ainsi je pourrai y trouver assez d’Amour et assez de Volonté
pour faire en sorte que rien qui Te déplaise puisse entrer en Toi.
Ô mon Jésus, je Te prie de sceller
- mes pensées dans les Tiennes, ma volonté dans la Tienne,
- mes désirs dans les Tiens, mes affections dans les Tiennes,
- mes sentiments dans les Tiens,
afin qu’une fois scellés, ils ne trouvent vie qu’en Toi.
Je Te prie encore, ô mon Jésus, d’accepter mon pauvre corps que je veux
- réduire en pièces par amour pour Toi,
- réduire en parcelles extrêmêment petites,
pour les déposer sur chacune de tes Plaies.
Sur cette Plaie reliée aux nombreux blasphèmes des créatures,
je mets, ô Jésus, une parcelle de mon corps pour qu’elle Te dise toujours :
« je Te bénis ! »
Sur cette Plaie reliée aux ingratitudes humaines,
je mets une parcelle de mon corps pour Te témoigner ma gratitude.
Sur cette Plaie qui Te fait tant souffrir à cause
des froideurs et du manque d’amour de mes frères et sœurs humains,
je mets beaucoup de parcelles de ma chair,
pour qu’elles Te disent toujours : « je T’aime, je T’aime, je T’aime ! »
Sur cette Plaie reliée aux nombreuses irrévérences
envers ta Personne infiniment sainte,
je mets une parcelle de moi-même, pour qu’elle Te dise toujours :
« je T’adore, je T’adore, je T’adore ! »
Ô mon Jésus, c’est en toutes tes Plaies que je veux me diffuser.
En tes Plaies envenimées par les nombreuses incrédulités,
je veux que des parcelles de mon corps Te disent toujours :
« Je crois, je crois en Toi, ô mon Jésus, ô mon Dieu,
et en ta sainte Église.
Je suis prête à donner ma vie pour témoigner de ma Foi ! »
Ô mon Jésus, je me plonge dans l’immensité de ta Volonté.
En la faisant mienne, je veux enfermer l’âme de chaque créature dans la Puissance de ta Volonté infiniment sainte.
Jésus, il me reste encore mon sang
que je veux verser comme un baume guérissant sur tes Plaies,
pour Te soulager et Te guérir complètement.
Je veux encore, ô Jésus, faire défiler mes pensées dans le cœur des pécheurs, pour les gronder continuellement, afin qu’ils n’osent plus T’offenser.
Par ton propre Sang, fais en sorte que tous cèdent devant mes humbles prières. Ainsi je pourrai les amener tous à ton Cœur !
Il y a une autre Grâce, ô mon Jésus, que je Te demande : c’est
- qu’en tout ce que je vois, touche et sens,
ce soit toujours Toi que je vois, touche et sente.
- que ton Image et ton Nom infiniment saints
soient gravés dans chaque parcelle de mon être.
Voyant d’un mauvais oeil le geste de Véronique,
tes ennemis Te fouettent, Te poussent et Te remettent en marche.
Jésus console les saintes Femmes
Mais quelques Pas plus loin, Tu T’arrêtes encore.
Même sous le poids de tant de Peines, ton Amour ne cesse pas d’être actif :
- voyant les saintes femmes qui pleurent à cause de tes Peines,
Tu T’oublies Toi-même.
Et Tu les consoles en leur disant :
« Filles, ne pleurez pas sur mes Peines,
mais sur vos péchés et sur vos enfants. »
Quel enseignement sublime Tu nous donnes, ô Jésus !
Comme elle est douce, ta Parole !
Mon Jésus, avec Toi je répare les manques de charité.
Je Te demande la Grâce de m’oublier moi-même,
pour que je ne me rappelle que de Toi.
Jésus tombe pour la troisième fois
Mais, T’entendant parler, tes ennemis entrent en fureur.
Ils Te tirent avec les cordes.
Ils Te poussent avec tant de rage qu’ils Te font tomber.
Et, en tombant, Tu heurtes des pierres.
Le poids de la Croix T’écrase et Tu Te sens mourir !
Laisse-moi Te soutenir et protéger de mes mains ton Visage infiniment saint.
Je vois que Tu touches le sol et suffoques dans ton Sang.
Voulant Te remettre sur pied, tes ennemis
- tirent avec les cordes et par les Cheveux et
- Te donnent des coups de pied.
Mais tout cela est en vain.
Tu meurs, mon Jésus ! Quelle peine ! Mon cœur se brise de douleur !
C’est presque en Te traînant qu’ils Te conduisent au Calvaire.
Tandis qu’ils Te traînent,
Tu répares toutes les offenses des âmes consacrées qui Te sont d’un grand poids, de sorte que tous tes efforts pour Te relever sont inutiles !
Et c’est ainsi que, traîné et foulé aux pieds, Tu parviens au Calvaire,
laissant sur ton passage une trace rouge de ton Sang précieux.
Mais ici, de nouvelles souffrances T’attendent.
De nouveau, les soldats T’arrachent tes vêtements et ta couronne d’épines.
Ah ! Tu gémis en Te sentant arracher les épines de la Tête.
Et tandis qu’ils T’arrachent tes vêtements, ils arrachent aussi les Chairs lacérées qui y sont collées.
Tes Plaies se déchirent, et c’est à ruisseaux que ton Sang coule.
Elle est si grande ta Souffrance que, presque mort, Tu T’écroules.
Mais personne n’a pitié de Toi, ô mon Bien ! Au contraire, dans une fureur bestiale, ils Te remettent la couronne d’épines en la frappant fortement.
À cause de toutes tes lacérations et du coup sec qu’ils donnent
à tes Cheveux amassés dans le Sang coagulé, ta torture est extrême.
Seuls les anges pourraient dire ce que Tu souffres, tandis que, horrifiés,
ils détournent leurs regards et pleurent.
Mon Jésus dépouillé, permets-moi
de Te serrer sur mon cœur pour Te réchauffer, car je vois que Tu trembles et qu’une Sueur glacée de mort envahit ton Humanité.
Comme je voudrais Te donner ma vie et tout mon sang
pour remplacer le Tien, que Tu as répandu pour me donner la Vie.
Comme s’Il me regardait de ses Yeux moribonds, Jésus semble me dire :
« Mon enfant, combien Me coûtent les âmes ! C’est ici le lieu
où Je les attends toutes pour les sauver,
où Je veux réparer les péchés de ceux
- qui vont jusqu’à se dégrader au-dessous des bêtes et
- qui s’obstinent tellement à M’offenser
qu’ils en viennent à ne plus pouvoir vivre sans pécher.
Leur raison est devenue aveugle et ils pèchent comme des fous.
Voilà pourquoi une troisième fois, on Me couronne d’épines.
Et par mon dépouillement, Je répare
- pour ceux qui revêtent des vêtements indécents,
- pour les péchés contre la modestie, et
- pour ceux qui sont tellement liés aux richesses,
aux honneurs et aux plaisirs, qu’ils s’en font des dieux.
Ah ! oui ! chacune de ces offenses est une mort que Je ressens.
Si Je ne meurs pas, c’est parce que la Volonté de mon Père Éternel le veut ainsi ! »
Mon Bien dénudé, tandis qu’avec Toi je répare, je Te prie
- qu’au moyen de tes Mains infiniment saintes Tu me dépouilles de tout
- que Tu ne permettes à aucune affection mauvaise d’entrer dans mon cœur.
Veille sur lui, entoure-le de tes Peines, remplis-le de ton Amour.
Que ma vie ne soit rien d’autre que la répétition de la Tienne.
Confirme par ta bénédiction mon dépouillement.
Donne-moi la force d’assister à ta douloureuse Crucifixion.
Que je sois crucifiée avec Toi !
Réflexions et pratiques
Jésus porte sa Croix.
Son Amour pour la Croix et son Désir anxieux de mourir sur elle
pour sauver les âmes, sont immenses !
Et nous, comme Jésus, aimons-nous la souffrance ?
Pouvons-nous dire
- que nos sentiments font écho à ses Sentiments divins,
- que nous aussi, nous désirons notre croix ?
Quand nous souffrons, avons-nous l’intention de nous faire les compagnons de Jésus pour alléger sa Croix ? Comment L’accompagnons-nous ?
Et dans les insultes qu’Il reçoit, sommes-nous toujours prêts
à Lui donner nos petites souffrances en soulagement des Siennes ?
Quand nous agissons, quand nous prions et
quand, sous le poids de peines intérieures,
nous ressentons de la difficulté dans nos souffrances,
savons-nous les présenter à Jésus, afin que,
comme un voile essuyant ses Sueurs et son Sang, Il soit fortifié ?
Ô mon Jésus,
appelle-moi toujours près de Toi, et sois toujours près de moi,
pour que je Te réconforte toujours au moyen de mes souffrances.