4e Heure - de 20h à 21h - Le lavement des pieds - La Cène Eucharistique

Commencer par la prière préparatoire.
Mon doux Jésus,
la cène légale se termine.
Tu Te lèves de table et ensemble avec tes apôtres, Tu fais la prière de remerciement au Père.
Ainsi Tu répares nos manques de remerciements pour les nombreux moyens que Dieu met à notre disposition pour l’entretien de notre vie corporelle.
Jésus, en tout ce que Tu fais ou ce que Tu vois,
Tu as toujours des prières d’action de grâce pour le Père aux Lèvres.
Et moi, à ton exemple, je veux en toutes choses Te dire :
« Merci, pour moi et pour tous ».
Par cela, je veux réparer nos manques de reconnaissance.
Ô mon Bien, ton Amour n’a pas de répit.
Tu fais asseoir de nouveau tes apôtres.
Tu prends une bassine d’eau et Tu Te ceins d’une serviette blanche.
Tu Te prosternes à leurs pieds dans un Acte si humble qu’il attire sur Toi les regards de tout le Ciel. Ceux-ci deviennent extatiques.
Les apôtres eux-mêmes en sont abasourdis.
Mais dis-moi, mon Amour,
que veux-Tu, qu’entends-Tu montrer par cet Acte si humble ?
Tu es prosterné devant tes apôtres comme un pauvre mendiant.
Tu leur dis dans le cœur :
« Je vous demande votre âme.
Je vous tends des pièges d’Amour pour vous attirer à moi.
Je veux, au moyen de cette eau mêlée à mes Larmes,
- vous purifier de toute imperfection et
- vous préparer à Me recevoir dans le Grand Sacrement.
Cet acte de purification Me tient tellement à Cœur
que Je ne veux le confier
- ni aux anges,
- ni à ma chère Maman.
Je veux Moi-même purifier votre âme pour la disposer à recevoir la Sainte Communion.
Je veux réparer
- les œuvres saintes et en particulier
- l’administration des sacrements faites dans un esprit de vanité
plutôt que dans l’humilité et le désintéressement.
Ah ! combien d’œuvres bonnes M’atteignent
- plus pour M’attrister que pour Me plaire,
- plus pour Me donner la Mort que pour accroître la Vie !
Voilà les offenses qui M’attristent le plus !
Ô âmes,
- voyez toutes ces offenses qu’on Me fait et
- réparez au moyen de Mes propres réparations
pour consoler mon Cœur si abreuvé d’amertume ! »
Ô Jésus affligé,
inonde-moi de ta Vie pour que je puisse réparer tant d’offenses.
Je veux
- entrer dans les cachettes les plus intimes de ton Cœur, et
- réparer à l’aide de ton propre Cœur les offenses que Tu reçois de ceux qui Te sont les plus chers.
Je veux, mon Jésus, Te suivre en toutes choses.
Je veux avec Toi
- aller chez toutes les âmes qui vont Te recevoir dans l’Eucharistie,
- entrer dans leur cœur.
Au moyen de tes Larmes mêlées à l’eau
avec laquelle Tu laves les pieds de tes apôtres,
je veux
- laver ces âmes,
- purifier leur cœur,
afin que quand elles Te recevront, Tu trouves en elles ton ravissement.
Mon doux Jésus,
- pendant que Tu laves les pieds de tes apôtres,
je vois qu’une autre souffrance affecte ton Cœur.
Ces apôtres représentent tous les futurs fils de l’Église.
N’étant pas encore parfaits,
ils représentent la série de tous les maux qui existeront dans l’Église.
- En l’un sont symbolisées les faiblesses,
- en l’autre les duperies,
- en celui-ci les hypocrisies,
- en un autre l’amour démesuré pour les intérêts terrestres,
- en saint Pierre le manquement aux résolutions et
toutes les offenses des chefs ecclésiastiques,
- en saint Jean, qui lui aussi s’endormit dans le Jardin,
après avoir dormi sur ton Cœur, et qui s’est ensuite enfui :
les fragilités de ceux qui Te sont le plus fidèles,
- en Judas les apostats et toute la série des graves offenses
commises par eux.
Tu T’arrêtes aux pieds de chaque apôtre et
- Tu pleures,
- Tu pries,
- Tu répares chacune de ces offenses,
- Tu obtiens par tes Prières force et aide pour tous.
Mon Jésus, je m’unis à Toi.
Je fais miennes tes Prières, tes Réparations.
Je veux être toujours à tes côtés pour
partager tes Peines et mêler mes larmes aux Tiennes.
Et je Te vois, ô mon Amour, aux pieds de Judas.
J’entends ta Respiration haletante.
Et je vois que non seulement Tu pleures, mais que Tu sanglotes.
En lavant ses pieds, Tu les baises, Tu les serres sur ton Cœur et,
suffoqué par tes Larmes, Tu le regardes.
Tu lui dis dans le cœur :
« Mon fils, de grâce, Je te prie par la voix de mes Larmes,
- ne va pas en enfer,
- donne-Moi ton âme.
Je te le demande prosterné à tes pieds !
Dis-moi ce que tu veux ! Qu’exiges-tu ?
Je te donnerai tout, pourvu que tu ne te perdes pas !
De grâce, épargne-Moi cette douleur, à Moi, ton Dieu ! »
Et Tu recommences à presser ses pieds sur ton Cœur.
Voyant sa dureté, ton Cœur suffoque et Tu es près de T’évanouir.
Ô mon Cœur et ma Vie, permets-moi de Te soutenir de mes bras.
Je vois que Tu utilises des stratagèmes amoureux
avec les pécheurs obstinés.
Je Te prie de me permettre de parcourir avec Toi toute la terre,
pour donner à ces pécheurs
- tes Larmes pour les amollir,
- tes Baisers et
- tes Étreintes d’Amour
pour les enchaîner à Toi de sorte qu’ils ne puissent plus Te fuir.
Ainsi cela Te dédommagera de la douleur
que Tu souffres à cause de la perte de Judas.
Mon Jésus, ma Joie et mon Délice, je vois que ton Amour court et court vite.
Tu Te lèves.
Dans la désolation qui T’habite, anxieux, Tu T’approches de la table
où sont déjà préparés le pain et le vin pour la consécration.
Je vois que ta Personne divine revêt un aspect tendre et affectueux
jamais vu auparavant.
- Tes Yeux sont fulgurants de Lumière plus que s’ils étaient des soleils,
- ton Visage est rose et resplendissant,
- tes Lèvres sourient et brillent d’Amour,
- tes Mains sont créatrices,
- tous tes Membres ont une attitude de Créateur.
Mon Amour, je Te vois tout transformé.
Ta Divinité semble déborder ton Humanité.
Jésus, mon Cœur et ma Vie,
ton aspect, jamais vu auparavant, attire l’attention de tous.
Les apôtres sont pris par un doux enchantement et osent à peine respirer.
Ta douce Maman accourt en esprit au pied de la sainte Table,
pour admirer ce miracle de ton Amour.
Les anges descendent du Ciel et semblent se demander entre eux :
« Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ?
Ce sont de vraies folies d’Amour, de vrais excès d’Amour :
un Dieu qui crée, non pas le Ciel ou la terre, mais Lui-même,
à partir de la matière corruptible d’un peu de pain, d’un peu de vin ! »
Ô Amour insatiable, tandis que tes apôtres sont tous autour de Toi,
je vois que Tu prends le pain entre tes Mains, que Tu l’offres au Père, J’entends ta Voix remplie de douceur qui dit :
« Père Saint, qu’on Te rende grâce à Toi qui exauces toujours ton Fils.
Père Saint, coopère avec Moi.
Toi, un jour, Tu m’envoyas du Ciel sur la terre pour que Je M’incarne dans le sein d’une Vierge pour sauver nos enfants.
Maintenant permets-Moi de M’incarner dans chaque Hostie
- pour achever le salut de ces créatures et
- être la Vie de chacune.
Vois, ô Père, que peu d’heures me restent sur cette terre.
Qui aura le cœur de laisser mes enfants orphelins et seuls ?
Ils sont nombreux leurs ennemis.
Elles sont épaisses les ténèbres qui les couvrent.
Elle est grande leur faiblesse.
Qui les aidera ?
Que Moi Je reste dans chaque Hostie
- pour être la Vie de chacun,
- pour être leur Lumière, leur Force, leur Aide !
Autrement, où iront-ils ? Qui les guidera ?
Nos Œuvres sont éternelles et mon Amour est incommensurable.
Je ne puis, ni ne veux, laisser mes enfants seuls. »
Le Père s’émeut à ces propos tendres et affectueux. Il descend du Ciel.
Il est là sur la Table sacrée, avec le Saint-Esprit.
Les deux sont avec Toi, ô Jésus.
Et Toi, d’une Voix majestueuse et émouvante,
Tu prononces les Paroles de la consécration.
Et sans Te laisser Toi-même, Tu Te crées Toi-même
sous forme sacramentelle dans ce pain et ce vin.
Et puis, après T’être communié, Tu communies tes apôtres et ta céleste Maman, qui ne pouvait pas rester sans Te recevoir.
Ô Jésus, les Cieux s’inclinent.
Tous Te font un acte d’adoration dans ton nouvel état d’annihilation.
Doux Jésus, ton Amour est content et satisfait.
Je vois sur cet autel, dans tes Mains, toutes les Hosties consacrées qui se perpétueront jusqu’à la fin des siècles.
Mais dans tant et tant d’Hosties, ta douloureuse Passion est déployée.
Car beaucoup de créatures répondront aux excès de ton Amour par
- des excès d’ingratitude et
- d’énormes délits !
Et moi je veux me trouver toujours avec Toi,
- dans chaque tabernacle,
- dans chaque ciboire et
- dans chaque Hostie consacrée qui existera jusqu’à la fin du monde,
pour T’offrir
- mes actes d’amour et
- mes actes de réparation pour les offenses que Tu recevras.
Mon Jésus, je Te contemple dans la sainte Hostie.
Comme si j’y voyais ton adorable Personne,
je donne un baiser à ton Front majestueux.
En Te donnant ce baiser, je sens les élancements des épines.
Mon Jésus, dans cette Hostie sainte, combien de créatures ne T’épargnent pas les épines.
Elles se rendent devant Toi :
- au lieu de Te donner l’hommage de leurs bonnes pensées,
- elles Te donnent leurs pensées mauvaises.
Toi, de nouveau,
- Tu baisses la tête comme durant ta Passion et
- Tu reçois et tolères les épines de ces pensées mauvaises.
Mon Amour, je m’approche de Toi, pour partager tes Peines.
- Je mets toutes mes pensées dans ton Intelligence
- pour repousser ces épines qui t’attristent tant.
Que chacune de mes pensées défile dans chacune des Tiennes
- pour Te faire réparation pour chaque pensée mauvaise, et
- ainsi consoler ton Intelligence affligée.
Jésus, mon Bien, je donne un baiser à tes beaux Yeux.
Je vois ton Regard amoureux tourné vers ceux qui vont à ta sainte Présence.
Ton Regard est anxieux de recevoir leur regard d’amour.
Mais combien viennent devant Toi.
- au lieu de Te regarder et de Te chercher,
- ils regardent des choses qui les distraient et ainsi
- ils Te privent du plaisir que Tu éprouves dans l’échange de regards d’amour !
Toi, Tu souffres, et moi, en Te donnant des baisers,
je sens mes lèvres baignées de tes Larmes.
Mon Jésus, ne pleure pas. Je veux mettre mes yeux dans les Tiens
pour partager tes Peines et pleurer avec Toi.
Pour réparer les regards distraits des créatures,
je garde mon regard toujours fixé sur Toi.
Jésus, mon Amour, je donne un baiser à tes Oreilles infiniment saintes.
Je Te vois attentif à écouter ce que veulent de Toi les créatures,
afin de les consoler.
Mais celles-ci font parvenir à tes Oreilles
- des prières mal récitées, remplies de méfiance,
- des prières faites par habitude.
Et ton Ouïe, dans cette Hostie sainte,
est importunée plus que durant ta Passion même.
Mon Jésus,
Je veux prendre toutes les Harmonies du Ciel et les diriger vers tes Oreilles pour réparer.
Je veux mettre mes oreilles dans les Tiennes,
- non seulement pour partager tes Peines,
- mais pour T’offrir mon acte continu de réparation et Te consoler.
Jésus, ma Vie, je donne un baiser à ton Visage infiniment saint.
Je le vois ensanglanté, livide et gonflé.
Des créatures, ô Jésus, viennent devant cette sainte Hostie.
Par leurs positions indécentes et leurs conversations mauvaises,
il semble qu’elles Te giflent et Te crachent dessus au lieu de Te faire honneur.
Et Toi, c’est en toute Paix et avec Patience
que Tu les reçois et que Tu supportes tout, comme durant ta Passion !
Jésus,
je veux mettre mon visage près du Tien,
non seulement
- pour Te donner des baisers et
- pour recevoir avec Toi les insultes qui Te viennent des créatures,
mais pour partager toutes tes Peines.
De mes mains, je veux
- Te caresser,
- T’enlever les crachats et
- Te presser sur mon cœur.
Je veux faire de tout mon être de nombreux, extrêmêment petits morceaux, et je veux les mettre devant Toi comme autant d’âmes qui T’adorent.
Je veux que tous mes mouvements soient changés en prostrations
pour réparer les déshonneurs qui Te viennent des créatures.
Mon Jésus, je donne un baiser à ta Bouche infiniment sainte.
Je vois que lorsque Tu descends dans le cœur des créatures sous la forme sacramentelle, Tu es obligé de Te poser sur beaucoup de langues mordantes, impures, mauvaises.
Oh ! comme Tu en es attristé ! Tu Te sens comme intoxiqué par ces langues.
C’est encore pire quand Tu descends dans leurs cœurs !
Jésus, si c’était possible,
je voudrais me retrouver dans la bouche de chaque créature,
pour changer en louanges
toutes les offenses que Tu reçois d’elles de cette manière !
Mon Bien, Tu baises ta Tête infiniment sainte.
Je la vois fatiguée, épuisée et toute occupée à tes Activités d’Amour.
Dis-moi, que fais-Tu ?
Et Tu me réponds : « Mon enfant,
dans cette Hostie, Je travaille du matin au soir,
fabriquant des chaînes d’Amour.
Quand les âmes viennent chez Moi, Je les enchaîne à mon Cœur.
Mais sais-tu ce que plusieurs Me font ?
Beaucoup, à coups d’efforts, se dégagent et mettent mes chaînes d’Amour en pieces. Comme ces chaînes sont liées à mon Cœur,
J’en suis torturé et Je tombe dans le délire.
De plus, quand elles brisent mes chaînes, ces âmes réduisent mon intense activité à rien. Car elles recherchent les chaînes des créatures.
Elles le font même en ma Présence, se servant de Moi
pour parvenir à leurs fins.
Cela M’attriste tant que ça Me donne une fièvre violente qui Me fait M’évanouir et délirer. »
Comme je Te plains, Jésus ! Ton Amour est mis au pilori !
Moi, pour Te dédommager, je Te prie
- d’enchaîner mon cœur avec ces chaînes brisées par les créatures,
- pour pouvoir Te donner à leur place un retour d’amour.
Mon Jésus, mon divin Archer, je donne un baiser à ta Poitrine.
Le Feu qu’elle contient est si grand que
- pour donner un peu d’épanchements à tes Flammes et
- pour Te donner un peu de répit dans ton Travail,
Tu Te mets à jouer avec les âmes qui viennent à Toi,
leur décochant des flèches d’Amour qui sortent de ta Poitrine.
Ton jeu consiste à fabriquer des flèches, des dards, des traits.
Quand ils frappent les âmes, Tu jubiles.
Mais beaucoup, ô Jésus, les repoussent et T’envoient en échange
- des flèches de froideur,
- des dards de tiédeur et
- des traits d’ingratitude.
Et Tu en es tellement affligé que Tu pleures amèrement !
Ô Jésus, voici ma poitrine prête à recevoir
- non seulement les flèches qui me sont destinées,
mais encore celles que repoussent les autres âmes.
Ainsi Tu ne seras plus vaincu dans ton jeu d’Amour.
Et ainsi, je réparerai les froideurs, les tiédeurs et les ingratitudes
que Tu reçois de ces âmes.
Jésus, je donne un baiser à ta Main gauche.
Je veux ainsi réparer
- pour tous les coups illicites ou
- blâmables donnés à ta sainte Présence.
Je Te prie de me tenir toujours serré sur ton Cœur !
Gloire au Père, …
Ô Jésus, je baise ta Main droite.
Je veux par là
- réparer tous les sacrilèges, surtout les messes mal célébrées !
Combien de fois, mon Amour, es-Tu contraint de descendre du Ciel
- entre des mains et dans des poitrines indignes.
Bien que Tu en as la nausée, l’Amour Te contraint d’y rester.
Il y a même certains de tes ministres qui,
- par leurs énormes délits et sacrilèges,
- renouvellent ta Passion,
- renouvellent le déicide !
Jésus, cela m’épouvante, rien que d’y penser !
Tout comme durant ta Passion Tu étais entre les mains des Juifs déicides,
Tu es entre ces mains indignes, Toi, l’Agnelet paisible, attendant de nouveau la mort. Mais Tu attends aussi leur conversion.
Jésus, combien Tu souffres !
Tu voudrais bien une main pleine d’amour pour Te libérer
de ces mains sanguinaires.
Jésus, quand Tu Te trouveras dans de telles mains,
- je Te prie de m’appeler près de Toi et pour réparer
- je Te couvrirai de la pureté des anges,
- je Te parfumerai de tes Vertus
pour calmer la nausée que Tu éprouves dans ces mains,
- et je T’offrirai mon cœur comme abri et refuge.
Tandis que Tu seras en moi,
- je Te prierai pour les prêtres,
- afin que tous soient tes dignes ministres.
Amen. Gloire au Père, …
Jésus, je donne un baisr à ton Pied gauche.
Je veux ainsi réparer pour ceux
- qui Te reçoivent par habitude et
- sans les dispositions requises.
Gloire au Père, …
Ô Jésus, je donne un baiser à ton Pied droit.
Ce faisant, je veux réparer pour ceux qui Te reçoivent en T’outrageant.
De grâce, je T’en prie,
- quand ils oseront faire cela,
- renouvelle le miracle que Tu fis pour Longin.
Tu l’as guéri et l’as converti au toucher du Sang qui jaillit de ton Cœur, transpercé par sa lance,
Ainsi, à ton toucher sacramentel, convertis
- les offenses en actes d’amour et
- les offenseurs en personnes repentantes !
Gloire au Père, …
Ô Jésus, je donne un baiser ton Cœur infiniment doux
dans lequel se déversent tant d’offenses.
Par mon geste, je veux tout réparer, Te donner de l’amour pour tous, et partager toutes tes Peines.
Gloire au Père, …
Archer céleste,
si quelque offense échappe à ma réparation,
je Te prie de m’emprisonner dans ton Cœur et dans ta Volonté,
afin que je répare tout.
Je prierai ta douce Maman
- de me garder toujours avec elle,
- afin que je répare tout pour tous.
Nous T’embrasserons ensemble.
En T’embrassant, nous éloignerons de Toi les vagues d’amertume
que Tu reçois des créatures.
Jésus, rappelle-Toi que moi aussi je suis une pauvre âme pécheresse.
De grâce renferme-moi dans ton Cœur.
Par tes chaînes d’Amour
- emprisonne-moi et
- attache une à une mes pensées, mes affections et mes désirs.
- Enchaîne mes mains et mes pieds à ton Cœur,
afin que je n’aie d’autres mains et d’autres pieds que les Tiens !
Mon Amour,
- mon cachot sera ton Cœur,
- mes chaînes seront formées de ton Amour,
- tes Flammes seront ma nourriture,
- ton Souffle sera le mien,
- les grilles qui m’empêchent de sortir seront ta Volonté infiniment sainte
Et ainsi :
- je ne verrai que des Flammes,
- je ne toucherai que du Feu, qui, tandis qu’il me donnera la Vie,
me donnera aussi la mort comme celle que Tu subis dans la sainte Hostie.
Je Te donnerai ma vie, et ainsi,
- tandis que je serai prisonnière en Toi,
- Toi, tu seras prisonnier en moi.
Ceci n’est-il pas ton dessein dans ton incarcération dans l’Hostie,
où Tu veux être remis en liberté par les âmes qui Te reçoivent,
retrouvant la Vie en elles ?
Et maintenant,
bénis-moi et donne le Baiser mystique d’Amour à mon âme,
tandis que moi je reste serrée contre Toi en T’embrassant.
Gloire au Père, …
Mon doux Cœur, en instituant l’infiniment Saint Sacrement,
Tu as entrevu les énormes ingratitudes et offenses des créatures.
Mais Tu n’as pourtant pas reculé.
Blessé et attristé,
Tu veux tout noyer dans l’immensité de ton Amour.
Tu instruis tes apôtres et Tu précises que ce que Tu viens de faire,
ils doivent le faire eux aussi.
Ainsi Tu leur donnes le pouvoir de consacrer. Tu leur confères le sacerdoce.
Ô Jésus, Tu penses à tous et Tu répares pour tous et pour tout.
La Cène est terminée. Tu prends avec Toi les apôtres.
Tu T’achemines vers le Jardin de Gethsémani.
Là ta douloureuse Passion va commencer.
Je Te suivrai en toutes choses, mon Jésus, pour Te tenir fidèle compagnie.
Triste, Tu avances vers le Jardin.
Entretemps
- je veux réparer pour ces âmes
qui sont dissipées et distraites quand elles quittent l’église.
- je Te prie de donner Lumière et Grâces à ces âmes qui,
pendant qu’elles pratiquent les choses saintes,
n’en reçoivent aucun profit.
Réflexions et pratiques
Jésus est caché dans l’Hostie. Il embrasse tous les siècles.
Il donne Vie et Lumière à tous.
Ainsi, en nous cachant en Jésus,
nous donnerons par nos prières et nos reparations Vie et Lumière
- à tous, - même aux hérétiques et aux infidèles.
Car Jésus n’exclut personne.
Pour nous rendre semblables à Jésus, nous devons tout cacher en Lui.
- nos pensées, nos regards, nos paroles,
- nos émotions, nos affections, nos désirs,
- nos pas et nos œuvres.
- nos prières également.
Dans son Eucharistie, Jésus embrasse tous les siècles.
De même nous embrasserons tous les siècles avec Lui.
Serrés contre Lui, nous serons
- la pensée de toute intelligence, la parole de toute langue,
- le désir de tout cœur, les pas de tout pied, l’œuvre de tout bras.
Ce faisant,
- nous détournerons du Cœur de Jésus le mal
que les créatures veulent Lui faire,
- nous Le presserons de donner le Salut, la Sainteté et l’Amour
à toutes les âmes.
Notre vie doit être en parfaite conformité avec la Vie de Jésus.
Notre âme doit se tenir (par l’intention) dans tous les tabernacles du monde
- pour tenir compagnie à Jésus et
- lui donner soulagement et réparation continuels.
Elle doit faire toutes ses actions dans cette intention.
Le premier tabernacle est en nous, en notre cœur.
Il faut donc prêter grande attention à tout ce que le bon Jésus
veut faire en nous.
Jésus est dans notre Cœur.
Bien des fois, Il nous fait ressentir le besoin de prier.
C’est Lui qui veut prier.
Il nous veut tout proches de Lui.
Il s’identifie presque avec notre voix, nos affections et notre cœur
pour unifier notre prière à la Sienne !
Pour faire honneur à la Prière de Jésus, soyons attentifs
à Lui prêter tout notre être.
Il nous faut être attentifs à tous nos mouvements intérieurs,
parce que le bon Jésus
- tantôt nous fait souffrir, tantôt nous veut en prière,
- tantôt nous met dans tel état d’âme, tantôt dans tel autre,
afin que toute sa Vie soit répétée en nous.
Supposons que Jésus nous met dans l’occasion de faire preuve de patience.
Il reçoit de la part des créatures des offenses telles et si nombreuses
qu’Il se sent poussé à envoyer des fléaux pour les frapper.
Alors Il nous donne l’occasion de faire preuve de patience.
Nous devons L’honorer et supporter tout avec paix.
Ainsi notre patience évitera les fléaux que les autres créatures provoquent.
Car en nous Il trouve sa proper Patience.
Comme il en va de la patience, il en va aussi de toutes les autres vertus.
Jésus, dans le sacrement d’Amour, pratique toutes les vertus.
Et c’est de Jésus (dans la sainte Hostie) que nous puiserons
- la force morale, l’indulgence,
- la patience, la tolérance,
- l’humilité, l’obéissance, etc.
Le bon Jésus nous donne sa Chair en nourriture.
Nous donnons à Jésus (en guise d’aliment pour Lui,)
notre amour, notre volonté,
nos désirs, nos pensées, nos affections.
Ainsi nous rivaliserons d’Amour avec Lui.
Ne laissons entrer en nous rien qui ne soit de Lui.
(Laissons entrer en nous seulement ce qui vient de Lui.)
Ainsi, en tout ce que nous ferons,
tout servira d’aliment à notre bien-aimé Jésus.
Notre faculté de penser doit alimenter la Pensée divine.
Ainsi, si nous pensons saintement, nous alimentons la Pensée divine.
- De même, notre regard doit alimenter le Regard divin.
- Nos paroles, nos émotions, nos affections, nos désirs, nos pas, nos œuvres, tout doit servir à alimenter Jésus.
Si nous alimentons Jésus de cette manière,
nous devons avoir l’intention d’alimenter aussi les créatures en Jésus.
Jésus, ma douce Vie, quand Tu viens en moi, fais en sorte que
- mes émotions, mes désirs,
- mes affections, mes pensées, mes paroles,
subissent la Puissance de la Consécration sacramentelle,
de sorte qu’elles deviennent autant d’Hosties,
pour Te donner aux âmes.
Terminer par la prière de remerciement.