L'affection toute particulière et les belles promesses de Jésus envers ceux qui pratiqueront ces Heures

Le feuillet dont il est question plus haut contient quelques passages de Paroles que Notre-Seigneur a dites à Luisa.

LDC 7 - 9 novembre 1906 - L’âme qui médite souvent ma Passion me donne beaucoup de réconfort.

Lorsqu’une âme médite sur la Passion
- que Je souffris dans mon âme et mon corps
- avec tant d’Amour et de Souffrances infinies,
et lorsqu’elle s’afflige et compatit avec Moi,

cela m’est tellement agréable que Je me sens comme dédommagé de toutes les tortures et les ignominies que J’ai subies,
- non seulement dans ma Passion,
- mais à partir du moment de mon Incarnation
jusqu’ à mon dernier souffle sur la Croix.

L’âme qui médite souvent sur ma Passion
me réconforte de diverses façons :

Si, durant ma Passion, on Me lia avec des cordes et des chaînes,
l’âme qui Me considère ainsi attaché et compatit avec Moi,
Me délie et Me rend la liberté.

Si les hommes d’armes Me méprisèrent, Me crachèrent dessus
- et Me déshonorèrent,
L’âme compatissante Me donne de l’estime,
- Me lave de ces crachats et M’honore.

Si mes bourreaux Me dévêtirent et Me flagellèrent,
l’âme compatissante Me guérit et M’habille.

Si on Me couronna d’épines, si on Me traita comme un roi de plaisanterie,
si on Me remplit la bouche de fiel et Me crucifia,

L’âme qui considère avec compassion toutes ces souffrances,
- Me couronne de Gloire, M’honore comme son Roi,
- Me remplit la bouche de douceur,
- Me décloue de la Croix et
- Me fait ressusciter dans son cœur.
Et, en échange
- de sa méditation amoureuse et
- de sa considération pour mes peines,
Je donne à cette âme une vie de grâces renouvelée.

Tandis qu’elle M’attire à elle
- par la contemplation de mes Souffrances et par sa compassion,
Je l’attire à Moi et Je Me donne à elle comme Aliment spirituel.

Tandis qu’elle se nourrit
- de mes Plaies, de mes Opprobres et des Agonies de mon Cœur,
Je me nourris
- de son âme en l’absorbant en Moi-même dans l’Amour.

Voilà pourquoi la méditation dévote et fréquente de ma Passion
M’est si agréable. »

LDC 11 - 10 avril 1913 - Méditer sur ma Passion fait naître dans le cœur une source salutaire.

« Celui qui pense souvent à ma Passion fait naître dans son cœur comme une source salutaire. Plus l’âme s’applique à réfléchir et à méditer sur ma douloureuse Passion, plus le débit de cette source augmente.

Les eaux qui coulent d’une fontaine sont des eaux pour tous,
De même, cette source de salut, qui se forme dans le cœur de celui qui médite sur ma Passion, sert
- à ma Gloire,
- au bien personnel de cette âme et
- au profit de beaucoup d’autres âmes. »

LDC 11 - 10 avril 1913 - Luisa demande à Jésus ce qu’Il va donner en échange de cette méditation.

Luisa demanda à Jésus :
« Dis-moi, O mon Bien, que donneras-Tu en échange aux âmes qui méditeront les Heures de ta Passion comme Tu me l’as enseigné ? »

Notre-Seigneur répondit :
« Ma fille, ces Heures, Je ne les considérerai pas comme des choses provenant de vous, mais comme si c’était Moi qui les faisais.

À ceux qui les méditeront, Je donnerai mes Mérites
- comme si Je souffrais la Passion durant ce temps qu’ils les méditent.

Les effets
- que produisait ma Passion quand Je l’endurais, et
- qu’elle peut produire à toute époque,
seront renouvelés dans les âmes qui méditeront sur ces Heures,
selon la qualité de leurs dispositions intérieures.

Il n’y a pas de récompense plus grande que celle-là
qu’on puisse recevoir en cette vie terrestre.

Au Paradis, Je mettrai ces âmes en ma Présence divine, devant ma Face,
Je les darderai de flèches d’Amour et de contentements éternels.
Et, elles-mêmes, enivrées de mon Amour,
- me répondront en dardant mon Cœur de toute la capacité d’amour
qu’aura leur âme dans la béatitude céleste.

Ceci constituera un doux enchantement pour tous les bienheureux du Ciel (c’est-à-dire toutes les créatures qui jouissent de la vue parfaite de Dieu). »

LDC 11 - 6 septembre 1913- Les Heures de la Passion sont issues du tréfonds du Cœur de Jésus.

Je pensais aux Heures de la Passion et au fait qu’elles sont sans indulgences.
Ceci fait que ceux qui les font ne gagnent rien,
alors qu’il existe de nombreuses prières enrichies d’indulgences.

Avec beaucoup de gentillesse, mon toujours aimable Jésus me dit :

« Ma fille,
on peut gagner quelques choses par les prières indulgenciées.

Mais les Heures de ma Passion,
- qui sont mes propres prières et
- qui débordent d’Amour,
viennent du tréfonds de mon Cœur.

Aurais-tu oublié
- combien de temps Nous avons mis pour les composer et
- que, par elles, des châtiments se sont changés en grâces sur toute la terre ?

Ma satisfaction par rapport à ces prières est telle que,
- plutôt que des indulgences,
Je donne à l’âme une surabondance d’Amour
accompagnée de grâces d’un prix incalculable.

Quand elles sont faites dans un Amour pur,
- elles permettent à mon Amour de se déverser.
Et cela n’est pas banal que la créature puisse
- donner du soulagement à son Créateur et
- lui permettre de déverser son Amour. »

LDC 11 - 6 septembre 1913 - Même s’il n’y avait qu’une seule âme qui les méditait, tu devrais être contente.

Luisa raconte ceci :
Une autre fois, j’étais en train de me plaindre auprès de Jésus
- sur le fait que, après tant de sacrifices à écrire ces Heures de la Passion,
il y avait si peu d’âmes qui les méditaient.

Jésus me dit :
« Ne te plains pas, o fille. Même s’il n’y avait qu’une seule âme qui les méditait, tu devrais être contente.

Est-ce que Moi, Je n’aurais pas souffert ma douloureuse Passion et ma Mort en Croix même pour une seule âme ? Tu dois agir ainsi toi aussi.

Il ne faut jamais omettre le bien parce que peu de personnes en
profiteraient.

Ma Passion et ma Mort firent acquérir à ma sainte Humanité les mérites
- comme si tous allaient être sauvés,
telle étant ma Volonté et le but de toutes mes Souffrances et de ma Mort.

Ainsi toi, selon que ta volonté aura voulu faire du bien à tous dans ma Volonté,
tu seras récompensée de ton travail dans cette même proportion.

Tout le mal reviendra à ceux qui ne les mettront pas en pratique,
- soit à cause de leur nature infirme,
- soit à la suite de suggestions diaboliques. »

LDC 11 - 6 septembre 1913 - Cet exercice pieux de réparation est vraiment sorti de mon Cœur.

Une autre fois, Jésus dit à Luisa :
« Les Heures de ma Passion furent remplies
- de mes Prières, de mes Réparations et de mon Amour.
Cet exercice pieux de réparation fait dans la méditation de ces Heures
- est vraiment sorti de mon Cœur.

Ah ! combien de fois, grâce à ces méditations pratiquées secrètement dans
toute mon Église par tant d’âmes qui m’étaient chères,
n’ai-Je pas changé des fléaux en grâces pour toute la terre !

Ces méditations ont un prix incalculable.
Si les exercices pieux que tu as pratiqués et que tu as mis par écrit
- sont pratiqués par d’autres avec amour,
mon Amour y trouvera son épanchement et son réconfort.

Et sache, Ô fille, que ce n’est pas peu de choses que la créature donne
- du soulagement et
- de l’épanchement à l’Amour de son Créateur. »

LDC 11 - 6 septembre 1913 - Je souhaite la méditation de ces Heures dans chaque cité ou village.

Notre-Seigneur donna aussi à Luisa ces Paroles expressives
qui résonnèrent au plus profond de son âme contemplative :

« Oh ! combien J’aimerais que dans chaque cité ou village il se trouve, ne fût-ce qu’une âme, qui s’applique à méditer ces Heures de ma Passion !

Alors, Je m’entendrais Moi-même dans chaque cité ou village.
Et ma Justice qui en cette époque, est très indignée, serait en partie
apaisée ! »

LDC 11 - 14 octobre 1914 - Luisa demanda à Jésus si ce petit ouvrage Lui serait agréable et dans quelle mesure.

Luisa se répandait en compassion et en amour envers Jésus souffrant,
du Jeudi Saint à 17h jusqu’au Vendredi Saint à 17h,
alors que tout se termine par la sépulture de son Corps adorable.

Après avoir mis par écrit ces Heures de la Passion, elle demanda, avec une confiance spéciale que son Époux céleste lui a donnée,
si ce petit ouvrage Lui serait agréable et dans quelle mesure.

Jésus lui répondit :
« En échange du fait que tu as écrit ces Heures de ma Passion,
pour chaque mot que tu as écrit
- Je donnerai un baiser à ton âme et
- Je t’accorderai une âme. »

Et Luisa reprit : « Seigneur, c’est ce que Tu me donneras à moi,
mais le donneras-Tu également à quiconque méditera ces Heures ? »

« Oui, répondit Notre-Seigneur,
- à chacun Je donnerai une âme, à chaque mot,
- à condition qu’il les médite uni à Moi et dans ma propre Volonté
car l’efficacité de la méditation de ces Heures sera proportionnelle
- à l’union plus ou moins grande qu’on aura avec Moi.
Si l’âme les fait dans ma Volonté,
- elle se cachera avec Moi dans cette Volonté.
Et quand ma Volonté se met à agir, Je peux faire tout le bien que Je veux,
- même pour un seul mot, et ce, autant de fois qu’on méditera ainsi. »

LDC 11 - 14 octobre 1914 - La Valeur des Heures de la Passion.

Quant à la Valeur de ces Heures, Notre-Seigneur a parlé ainsi :

Cette méditation est préférable à beaucoup d’autres exercices. Car cette méditation n’est rien d’autre qu’un renouvellement et une augmentation continus
- des Mérites
- de tout ce que J’ai fait et souffert au cours de ma Vie mortelle, et
- de ce que J’ai fait et que Je fais continuellement dans ma sainte Eucharistie.

Quand Je vois une âme méditer ces Heures,
- J’entends ma propre Voix, mes propres Prières,
- Je vois ma propre Volonté en cette âme,
c’est-à-dire la volonté de vouloir le bien de tous et de réparer pour tous.

Et Je Me sens attiré à demeurer en cette âme.

LDC 11 - 4 novembre 1914 - La satisfaction que causent à Jésus les Heures de la Passion.

Je faisais les Heures de la Passion et, tout heureux, Jésus me dit :
« Ma fille, si tu savais quelle grande satisfaction Je ressens
en te voyant refaire ces Heures de ma Passion encore et encore,
tu en serais très heureuse.

Il est vrai que mes saints ont médité ma Passion et ayant compris à quel point J’ai souffert, ils ont versé des larmes de compassion.
- jusqu’à se sentir consumés d’amour pour mes Souffrances.

Cependant,
il ne s’agissait pas de cette manière toujours répétée et dans cet ordre.
Tu es la première à Me donner ce plaisir si grand et si spécial
- de revivre intérieurement, Heure après Heure,
ma Vie et tout ce que J’ai souffert.
Je Me sens si attiré par cela que, Heure après Heure,
Je te donne cette nourriture et Je la mange avec toi,
- faisant avec toi ce que tu fais.

Sache que Je te récompenserai abondamment de Lumière et de Grâces nouvelles. Même après ta mort, chaque fois que des âmes sur la terre feront ces Heures, au Ciel Je te vêtirai de Lumière et de Gloire nouvelles. »

LDC 11 - 6 novembre 1914 - L’âme qui fait les Heures de la Passion devient corédemptrice.

Pendant que, suivant mon habitude, je faisais les Heures de la Passion,
mon aimable Jésus me dit :

« Ma fille,
le monde renouvelle sans cesse ma Passion.
Puisque mon immensité enveloppe toutes les créatures,
- tant intérieurement qu’extérieurement,

Je suis forcé, à leur contact, de recevoir
- clous, épines, coups de fouet,
- mépris, crachats et tout le reste
dont J’étais accablé pendant ma Passion, et même plus.

Cependant, au contact des âmes qui font les Heures de ma Passion,
Je sens
- que les clous s’enlèvent, que les épines sont détruites,
- que mes blessures sont soulagées et que les crachats disparaissent.

Je Me sens dédommagé pour le mal que les autres créatures Me font
Et, sentant que ces âmes ne Me font aucun mal, mais plutôt du bien,
Je M’appuie sur elles. »

Jésus béni ajouta :
« Ma fille, sache qu’en faisant ces Heures, l’âme s’empare
- de mes Pensées, de mes Réparations, de mes Prières,
- de mes désirs, de mes affections et même
- de mes fibres les plus intimes.
Et elle les fait siens.

S’élevant entre le Ciel et la terre, elle remplit la fonction de co-rédemptrice et elle dit à ma suite : “Me voici, je veux réparer pour tous, implorer pour tous et répondre de tous.” »

LDC 11 - 14 août 1915 - La Passion de Jésus, ses Plaies, son Sang et tout ce qu’Il a fait et souffert opèrent sans cesse.

« Ma fille,

ma Passion, mes Plaies, mon Sang, et tout ce que J’ai fait et souffert
opèrent sans cesse comme si tout se passait actuellement.

Ils servent de supports
- sur lesquels Je peux M’appuyer et
- sur lesquels les âmes peuvent s’appuyer
pour ne pas tomber dans le péché et pour être sauvées.

En ces temps de châtiments,
Je suis comme une personne
- suspendue dans les airs et
- qui reçoit des coups continuellement :

la Justice Me frappe à partir du Ciel
et les créatures, par le péché, Me frappent à partir de la terre.

Plus l’âme reste auprès de Moi,
- baisant mes Plaies,
- faisant réparation et
- offrant mon Sang,
en un mot, refaisant tout ce que J’ai fait durant ma Vie et ma Passion,

plus elle forme des supports
- sur lesquels Je peux M’appuyer pour ne pas tomber, et

plus le cercle s’agrandit où les âmes peuvent trouver appui
- pour ne pas tomber dans le péché et
- pour être sauvées.

Ne te lasse pas, ma fille,
- de te tenir auprès de Moi et
- de parcourir mes Plaies encore et encore.

Je te donnerai
- les pensées,
- les affections et
- les mots
pour que tu puisses rester auprès de Moi.

Sois-Moi fidèle.
Parce que le temps est court.
Et parce que, irritée par les créatures, la Justice veut déployer sa fureur.
Il est nécessaire que les supports se multiplient.
Ne cesse pas de travailler. »

LDC 11 - 23 avril 1916 - Chaque pensée sur la Passion de Jésus produit dans l’âme de la Lumière qui se transformera en Joie éternelle.

Pendant que je me trouvais dans mon état habituel,
mon aimable Jésus se montra tout inondé de Lumière.

Cette Lumière émanait de sa très sainte Humanité et Lui conférait une très grande beauté. Je fus surprise et Il me dit :
« Ma fille,
- chaque douleur que J’ai subie dans mon Humanité,
- chaque goutte de Sang que J’ai versée,
- chaque Blessure, chaque Prière, chaque Parole, chaque Action, chaque Pas, etc., produisaient de la Lumière dans mon Humanité.

Et cette Lumière M’embellissait au point
que tous les bienheureux du Ciel en étaient ravis.

En ce qui concerne les âmes,
- chaque pensée qu’elles ont sur ma Passion,
- chaque acte de compassion qu’elles effectuent,
- chaque acte de réparation, etc.
fait descendre en elles de la Lumière émanant de mon Humanité et qui les embellit.

Chaque pensée sur ma Passion est un ajout de Lumière
qui se transformera en Joie éternelle. »

LDC 11 - 13 octobre 1916 - Les anges entourent les âmes qui font les Heures de la Passion. Ces Heures sont pour Jésus d’agréables petites douceurs.

J’étais à faire les Heures de la Passion et Jésus béni me dit :
« Ma fille, pendant ma Vie terrestre,
des milliers et des milliers d’anges accompagnaient mon Humanité.

Ils recueillaient tout ce que Je faisais : mes Pas, mes Travaux, mes Paroles, mes Soupirs, mes Peines, les gouttes de mon Sang, etc.
- Ils Me donnaient des honneurs.
- Ils obéissaient à tous mes désirs.
- Et ils montaient au Ciel et en redescendaient
pour apporter au Père tout ce que Je faisais.
Ces anges ont une mission particulière :
Quand une âme se remémore ma Vie, ma Passion, mon Sang, mes Plaies, mes Prières, etc.,
- ils viennent auprès de cette âme et
- ils recueillent ses paroles, ses prières, ses actes de compassion, ses larmes, ses offrandes, etc.,
- ils les unissent aux Miens et les apportent devant ma majesté pour renouveler ma Gloire.

Avec révérence,
ils écoutent ce que les âmes disent et ils prient avec elles.

Par conséquent, avec quelle attention et quel respect
les âmes doivent-elles faire les Heures de la Passion,
sachant que les anges sont suspendus à leurs lèvres
pour répéter ce qu’elles disent ! »
Il ajouta :
« Au milieu de tant d’amertume que me donnent les créatures,
ces Heures sont pour Moi d’agréables petites douceurs,
même si elles sont trop peu nombreuses,
vu toute l’amertume que Je reçois des créatures.

Par conséquent, fais connaître ces Heures autant que tu peux. »

LDC 11 - 14 Octobre 1914 - La Valeur des Heures de la Passion et les récompenses qui y sont attachées.

Pendant que j’écrivais les Heures de la Passion, je me disais :
« Que de sacrifices il me faut faire pour écrire ces Heures bénies de la Passion, surtout quand je dois mentionner certaines choses intérieures
qui se sont passées entre moi et Jésus !
Quelle récompense me donnera-t-Il ? »

D’une voix tendre et douce, Il me dit :
« Ma fille, pour chaque mot que tu as écrit, Je te donnerai un baiser, une âme. »

Je repris : « Mon Amour, cela est pour moi,
mais que donneras-Tu à ceux qui les feront ? »

Il me dit : « S’ils les font avec Moi dans ma Volonté,
Je leur donnerai aussi une âme pour chaque mot qu’ils réciteront.
En fait, l’effet sera petit ou grand suivant la grandeur de leur union avec Moi.
En les faisant dans ma Volonté, la créature se cache en Elle.
Comme c’est ma Volonté qui agit,
Je peux produire tous les biens que Je veux, même à travers un seul Mot. »
Une autre fois, Je me plaignais à Jésus en constatant qu’après tant de sacrifices pour écrire ces Heures, très peu d’âmes les font.

Il me dit :
« Ma fille, ne te plains pas.
Même s’il n’y avait qu’une seule âme qui les faisait, tu devrais être contente.
N’aurais-Je pas souffert ma Passion au complet même s’il n’y avait eu qu’une âme qui allait être sauvée ? De même pour toi.

On ne doit pas omettre de faire le bien sous prétexte que peu de gens en profiteront.
Le dommage sera du côté de ceux qui ne voudront pas en profiter.

Ma Passion fit acquérir à mon Humanité le mérite nécessaire pour que tous soient sauvés, même si certains ne veulent pas en profiter.

La même chose pour toi : tu seras récompensée dans la proportion où ta volonté aura été identifiée à la Mienne et aura voulu le bien de tous.
Tout le dommage est du côté de ceux qui,
bien qu’ils en soient capables, ne les font pas.
Ces Heures sont très précieuses parce qu’elles ne sont rien d’autre
- que la répétition de ce que J’ai fait au cours de ma Vie mortelle et
- que Je continue de faire dans le très saint Sacrement.

Quand J’entends ces Heures, J’entends ma propre Voix, mes propres Prières.

Dans l’âme qui fait ces Heures, Je vois ma Volonté voulant
- le bien de tous et
- la réparation pour tous
Et Je me sens attiré à venir habiter en cette âme pour y faire ce qu’elle fait.

Oh ! comme J’aimerais que, dans chaque ville,
il y ait au moins une âme qui fasse les Heures de ma Passion !
Je m’entendrais ainsi dans chaque ville.
Et ma Justice, si indignée en ces temps, serait en partie apaisée. »
Un jour, alors que j’en étais à l’Heure où la céleste Maman participa à l’ensevelissement de Jésus, je me tenais près d’elle pour la consoler.

En fait, je ne faisais généralement pas cette Heure et j’hésitais à la faire.

Sur un ton suppliant et plein d’amour, Jésus béni me dit :

« Ma fille, Je ne veux pas que tu omettes cette Heure-là.
Tu la feras
- par amour pour Moi et
- en l’honneur de ma Maman.

Sache que chaque fois que tu la fais,
-ma Maman se sent comme si elle revivait sa vie terrestre et
-elle reçoit la gloire et l’amour qu’elle me donnait.

Quant à Moi, Je ressens
- sa tendresse maternelle, son amour
- et toute la gloire qu’elle me donnait.
De plus, Je te considère comme une mère. »
Ensuite, Il m’embrassa et me dit avec une grande douceur :
« Ma maman, maman ! »,
Et Il me murmura tout ce que sa douce Maman fit et souffrit durant cette Heure.

À partir de cet instant, aidé de sa grâce, je n’ai plus jamais omis cette Heure.

LDC 11- 4 novembre 1914 - La satisfaction que causent à Jésus les Heures de la Passion.

Je faisais les Heures de la Passion et, tout heureux, Jésus me dit :

« Ma fille, si tu savais quelle grande satisfaction Je ressens
- en te voyant refaire ces Heures de ma Passion encore et encore,
tu en serais très heureuse.

Il est vrai que mes saints ont médité ma Passion et ayant compris à quel point J’ai souffert, ils ont versé des larmes de compassion .
- jusqu’à se sentir consumés d’amour pour mes souffrances.

Cependant,
il ne s’agissait pas de cette manière toujours répétée et dans cet ordre.
Tu es la première à Me donner ce plaisir si grand et si spécial
- de revivre intérieurement, Heure après Heure,
ma Vie et tout ce que J’ai souffert.

Je me sens si attiré par cela que, Heure après Heure,
Je te donne cette nourriture et Je la mange avec toi,
- faisant avec toi ce que tu fais.

Sache que Je te récompenserai abondamment
- de Lumière et de Grâces nouvelles.

Même après ta mort, chaque fois que des âmes sur la terre feront ces Heures, au Ciel Je te vêtirai de Lumière et de Gloire nouvelles. »

LDC 11- 6 novembre 1914 - L’âme qui fait les Heures de la Passion devient corédemptrice.

Pendant que, suivant mon habitude, je faisais les Heures de la Passion,
mon aimable Jésus me dit :

« Ma fille,
le monde renouvelle sans cesse ma Passion.
Puisque mon immensité enveloppe toutes les créatures,
- tant intérieurement qu’extérieurement,
Je suis forcé, à leur contact, de recevoir
- clous, épines, coups de fouet,
- mépris, crachats et tout le reste
dont J’étais accablé pendant ma Passion, et même plus.

Cependant, au contact des âmes qui font les Heures de ma Passion,
Je sens
- que les clous s’enlèvent, que les épines sont détruites,
- que mes blessures sont soulagées et que les crachats disparaissent.

Je Me sens dédommagé pour le mal que les autres créatures me font
Et, sentant que ces âmes ne Me font aucun mal, mais plutôt du bien,
Je M’appuie sur elles. »
Jésus béni ajouta :

« Ma fille, sache qu’en faisant ces Heures,
l’âme s’empare
- de mes Pensées, de mes Réparations, de mes Prières,
- de mes désirs, de mes affections et même
- de mes fibres les plus intimes.
Et elle les fait siens.

S’élevant entre le Ciel et la terre,
elle remplit la fonction de co-rédemptrice et elle dit à ma suite :

Me voici,
je veux réparer pour tous, implorer pour tous et répondre de tous.” »

LDC 11 - 9 décembre 1916 - Jésus veut des âmes qui soient d’autres Lui-même.

J’étais affligée à cause de la privation de mon doux Jésus.
Quand Il vient, je ressens un peu de soulagement.
Mais je deviens vite plus affligée en le voyant plus affligé que moi.

Il n’est pas question qu’Il s’apaise
-puisque les créatures le forcent à envoyer encore plus de fléaux.
Pendant qu’Il sévit, Il pleure sur le sort de l’humanité.
Et Il se cache au tréfonds de mon cœur
comme s’Il ne voulait pas voir les souffrances de ses créatures.

Ces temps sont invivables, mais il semble que ce n’est que le commencement.
Comme j’étais très affligée à cause de mon pénible sort, celui d’être si souvent sans Jésus, Il vint et, entourant mon cou d’un de ses bras,
Il me dit :

« Ma fille, n’augmente pas mes souffrances en t’affligeant de la sorte.
J’en ai déjà beaucoup trop. Je n’attends pas cela de toi.
J’attends de toi que tu t’appropries
- mes Peines,
- mes Prières et
- tout Moi-même
De sorte que Je puisse trouver en toi un autre Moi-même.

En ces temps, Je veux de grandes satisfactions
Et seulement ceux qui sont d’autres Moi-même peuvent répondre à cette attente.

Ce que le Père trouvait en Moi :
- Gloire, Délices, Amour,
- satisfactions complètes pour le bien de tous
Il le trouve en ces âmes.

Tu dois avoir ces intentions
- à chaque Heure de la Passion que tu fais,
- à chacune de tes actions,
tout le temps.

Si Je ne trouve pas ces satisfactions, ah !
ce sera le désastre : les fléaux vont se répandre par torrents.
Ah ! Ma fille ! Ah ! Ma fille ! » Puis Il disparut.