Oh ! combien le divin Vouloir est heureux de voir sa petite nouveau-née aller chercher ses actes afin
- de les connaître,
- de les embrasser,
- de les adorer,
- de les faire siens et
- de lui dire : « Combien Vous m’avez aimée ! »
Je m’arrêtai ensuite à la descente du Verbe sur la terre. J’étais prise de pitié en le voyant seul. Mon doux Jésus, avec une inexprimable tendresse, me surprit et Il me dit :
(2) Ma très chère fille, tu te trompes. La solitude vient de l’ingratitude humaine. Mais pour ce qui est du divin, nos œuvres M’accompagnaient et ne Me laissaient jamais seul.
Tu dois également savoir
- que le Père et le Saint-Esprit sont descendus avec Moi.
Alors que Je demeurais avec eux dans le Ciel, Ils sont descendus avec Moi sur la terre. Nous sommes inséparables.
Nous ne pourrions pas Nous séparer, même si Nous le voulions. Nous pouvons tout au plus Nous bilocaliser. Et tandis que Nous avons notre Trône dans le Ciel, Nous formons notre Trône sur la terre, mais sans jamais Nous séparer.
Le Verbe (la Parole) peut bien prendre la partie opérative, mais le Père et le Saint-Esprit participent toujours.
De plus, lorsque Je suis descendu du Ciel,
- dans l’acte de ma descente du Ciel, tous firent partie de mon cortège
- pour Me rendre les honneurs qui M’étaient dus.
Le ciel M’accompagnait avec toutes ses étoiles pour honorer
- mon Immutabilité et
- mon Amour qui ne finit jamais.
Le soleil M’accompagnait
- pour Me rendre les honneurs de ma lumière éternelle. Oh ! combien il Me glorifia par la multiplicité de ses effets ! Je peux dire qu’il Me faisait un berceau de sa lumière.
Et avec sa chaleur, il Me disait dans un langage muet : « Vous êtes la Lumière, et je Vous honore, je Vous adore et je Vous aime de la lumière même dont Vous m’avez créé. » Tous M’entouraient : le vent, la mer, le petit oiseau, tous et toutes choses pour Me donner l’Amour et la Gloire avec lesquels Je les avais créés.
Certains exaltaient mon empire, mon immensité, d’autres mes joies infinies. Les choses créées Me faisaient la fête.
Et si Je pleurais, elles pleuraient également Parce que ma Volonté qui résidait en elles les informait de ce que Je faisais. Et, oh ! comme elles se sentaient honorées
- de faire ce que faisait leur Créateur !
Et J’avais la compagnie des anges qui ne Me laissaient jamais seul. Et comme tous les temps M’appartiennent, J’avais la compagnie de tous ceux qui allaient vivre dans mon Vouloir.
Ma Volonté les portait dans ses bras. Je les sentais palpiter dans mon Cœur, dans mon Sang et dans mes Pas.
Et Me sentant investi par eux tous, aimé par ma Volonté, Je Me sentais payé de retour pour ma descente du Ciel sur la terre.
Tel était mon premier dessein : remettre de l’ordre dans le Royaume de ma Volonté au milieu de mes enfants.
Je n’aurais jamais créé le monde si Je ne devais pas avoir les enfants
- qui Me ressemblent et
- qui vivent de ma Volonté. Ma Volonté se serait trouvée dans la condition d’une pauvre mère stérile
- qui n’a pas le pouvoir de générer et qui ne peut se former une famille.
Ma Volonté a le pouvoir
- de générer et
- de se former sa longue génération,
- de former sa famille divine.
(3) Après quoi je continuais à penser à la descente du Verbe divin (la Parole), et je me disais : « Comment Jésus peut-il naître dans nos âmes ? »
Et le cher petit Bébé ajouta :
(4) Ma fille, Me faire naître est la chose la plus facile qui soit. De plus, Nous ne savons pas faire des choses difficiles. Notre Puissance rend tout facile. Pourvu que la créature vive dans notre Vouloir, tout est fait. Lorsque la créature veut vivre dans notre Vouloir, elle forme déjà la demeure pour ton petit Jésus. Dès le moment où elle veut commencer à faire ses actes, elle Me conçoit.
Lorsqu’elle aime dans mon Vouloir,
- elle Me revêt de lumière et
- elle Me réchauffe de toutes les froideurs des créatures.
Chaque fois qu’elle Me donne sa volonté et prend la Mienne, Je M’amuse comme avec un jouet et Je chante victoire pour avoir gagné le vouloir humain. Je Me sens comme un petit Roi victorieux.
Vois-tu, ma fille, combien cela est facile pour ton petit Jésus ?
Parce que lorsque Nous trouvons notre Volonté dans la créature, Nous pouvons tout faire. Notre Volonté nous administre
- tout ce qui est nécessaire et
- tout ce que Nous voulons pour former notre vie et nos plus belles œuvres.
Mais lorsque notre Volonté est absente, nous sommes bloqués. Chez certaines, c’est l’amour qui manque. Chez d’autres, la sainteté. Chez d’autres, la puissance. Et en d’autres encore, la pureté et tout ce qui est nécessaire
- pour faire renaître notre Vie.
Par conséquent, tout dépend des créatures. De notre côté, Nous nous mettons Nous-mêmes à sa disposition.
(5) De plus, dans ma Naissance, ma divine Maman M’a préparé une belle surprise.
Avec ses actes, avec son amour, avec la Vie de ma Volonté qu’elle possédait, elle a formé mon Paradis sur terre. Elle n’a fait que tresser toute la Création avec son amour, déployant des mers de Beauté pour Me faire voir
- nos divines Beautés et
- sa propre Beauté qui brillait en chacune d’Elles.
Comme il était beau de trouver ma Maman dans toute la Création où Je pouvais jouir de sa Beauté et de la Beauté de ses Actes.
Elle déployait ses Mers d’Amour pour Me montrer qu’elle M’aimait en toutes choses. Je trouvais en elle mon Paradis d’Amour. J’étais heureux et joyeux dans les Mers d’Amour de ma Maman.
Dans mon Vouloir, elle formait la plus belle musique, les plus délicieux concerts, de sorte que la musique de la Patrie céleste ne manquait pas à son petit Jésus. Ma Maman pensait à tout afin que rien ne Me manque des Joies du Paradis que Je quittais. En Me penchant sur son Cœur, J’éprouvais des harmonies et des satisfactions telles que J’en étais ravi.
Ma chère Maman, en vivant dans mon Vouloir,
- a pris le Paradis dans son sein et
- l’a fait goûter à son Fils.
Tous ses actes ne servaient
- qu’à Me rendre heureux et
- à redoubler mon Paradis sur la terre.
Ma fille, tu ne connais pas encore une autre surprise : celle qui vit dans mon Vouloir est inséparable de Moi. Chaque fois que Je renais, elle renaît de nouveau avec Moi. De sorte que Je ne suis jamais seul.
Je la fais renaître avec Moi à la Vie divine. Elle renaît
- à un Amour nouveau,
- à une Sainteté nouvelle,
- à une Beauté nouvelle. Elle renaît dans les Connaissances de son Créateur Et elle renaît dans tous nos Actes.
Et même dans chaque acte qu’elle accomplit, elle M’appelle
- pour renaître et
- pour former un nouveau Paradis pour son Jésus. Et Je la fais renaître avec Moi pour la rendre heureuse.
Rendre heureuse celle qui vit avec Moi est une de mes plus grandes Joies.
Aussi, sois attentive à vivre dans mon Vouloir
- si tu veux Me rendre heureux,
- si tu veux que Je trouve dans tes actes mon Paradis sur la terre. Et Je penserai à te faire goûter les océans de mes Joies et de mes Bonheurs. Nous nous rendrons heureux l’un et l’autre.