(1) Je faisais ma ronde dans les Actes que le divin Vouloir avait faits par Amour pour nous. Il me semble qu’ils voulaient que soit reconnu dans ce qu’Ils ont fait
- combien ils nous ont aimés et
- combien ils nous aiment encore d’un Amour qui ne finit pas.
Et je me disais : « Quel bien est-ce que je fais en retournant toujours dans les Actes du Vouloir divin ? » Me surprenant, mon toujours aimable Jésus, toute bonté, me dit :
(2) Ma bienheureuse fille, tu dois savoir que tout ce que Nous avons fait,
- aussi bien dans la Création que dans la Rédemption, n’était rien d’autre que former la dot de nos Biens et de nos Œuvres pour les créatures. Celle qui entre dans notre Vouloir vient prendre
- possession de sa dot,
- La reconnaître et L’aimer.
Lorsque cette créature parcourt notre Vouloir
- pour connaître l’Immensité de la Dot que son Créateur lui a constituée, cette créature forme ainsi son Jour dans le temps. Elle forme alors autant de jours qu’elle fait de rondes et de marches dans notre Vouloir pour Le connaître et L’aimer.
C’est pour cette raison que Je lui ai donné cette grande Dot
- qu’ elle peut recevoir et connaître dans le temps Parce qu’elle forme ainsi ses jours qui seront les jours
- qui couronneront le Jour éternel d’éternité qui ne finit jamais.
Par conséquent,
- plus elle fait de rondes dans mon Vouloir,
- plus elle forme de Jours qui la rendront plus riche et plus glorieuse dans le Ciel.
Et si la créature ne prend pas soin
-
de reconnaître,
-
de posséder et
-
d’aimer cette grande Dot,
-
elle sera une pauvre malheureuse qui vit dans la misère,
-
forcée de mourir de faim, alors qu’elle possède tant de biens.
Ce serait comme pour un père qui fait don de ses grandes richesses à son fils, lequel ne cherche pas à les connaître ni à les posséder
- pour jouir de la dot que son père lui a laissée. Malgré toute cette dot que ce fils pourrait posséder, il n’est pas considéré comme riche. Parce qu’il ne s’occupe pas de ses biens. Il est pauvre.
Et on peut dire qu’il a perdu la noblesse du père,
- comme s’il n’était pas un fils légitime. Quelle souffrance ce serait pour ce pauvre père si riche
- qui voit son fils pauvre, couvert de haillons et mendiant son pain. Ce fils, s’il en avait le pouvoir, ferait mourir son père de douleur.
C’est dans cet état que se trouve notre Être suprême. Tout ce que Nous avons créé est une dot que Nous laissions à la créature pour
- la rendre heureuse et riche,
- lui faire connaître qui Nous sommes, combien Nous l’avons aimée et tout ce que Nous avons fait pour elle. Par conséquent, celle qui ne fait pas sa ronde dans nos Œuvres
- ne les reconnaît pas,
- ne les possède pas, et
- ne forme pas le mérite de ses Jours dans le temps. N’est-ce pas là une grande douleur pour Nous ?
Aussi, viens toujours dans nos Œuvres. Plus tu viendras, plus tu les reconnaîtras, plus tu les aimeras et plus tu auras le droit d’en prendre possession.
(3) De plus, chaque acte accompli dans ma Volonté est un messager de Paix
- qui part de la terre et
- qui vient jusqu’au Ciel apporter la Paix entre le Ciel et la terre.
Chaque Parole dite sur mon Vouloir apporte le lien de Paix.
Le premier Bien que reçoit celle qui vit en Lui est le lien de Paix entre elle et Nous. Elle se sent comme embaumée de notre Paix divine. Avec ce lien de Paix, elle ressent en elle-même la Vertu d’agir comme artisane de Paix entre le Ciel et la terre.
Tout est paix en elle. Ses paroles, ses regards, ses mouvements sont pacifiques. Oh ! combien de fois, avec une seule parole,
- elle met la paix entre Nous et les créatures ! Un seul de ses doux et pacifiques regards
- Nous blesse et
- Nous fait changer en grâces les flagellations !
Par conséquent, tous ses actes ne sont que
- des liens de paix,
- des messagers pacifiques qui apportent le baiser de paix
- des créatures à Dieu, et
- de Dieu aux créatures.
Plus la créature vit dans notre Volonté,
- plus elle pénètre dans notre Famille divine,
- plus elle acquiert nos manières,
- plus elle en vient à connaître nos secrets et nous ressemble davantage,
- plus Nous l’aimons,
- plus elle Nous aime et Nous met en condition de toujours lui donner
- de nouvelles grâces,
- de nouvelles surprises d’Amour.
Nous la gardons dans notre maison comme faisant partie de notre famille.
« Elle mange à notre table et dort sur nos genoux. »
Vivre sans cette créature est pour Nous impossible. Notre Vouloir Nous lie de telle manière
- qu’il Nous rend la créature aimable et attrayante, de telle sorte que Nous ne pouvons pas être sans elle ni elle sans Nous.
(4) Ensuite Il ajouta :
Ma fille, notre désir que la créature vive dans notre Vouloir est grand.
Nous nous trouvons dans la condition d’une pauvre mère qui ressent le besoin de donner naissance et ne peut pas. Elle n’a pas d’endroit où placer son enfant
- ni personne pour le recevoir
- ni à qui le confier. Pauvre mère, comme elle souffre !
Notre Être suprême se trouve dans un tel état. Nous ressentons le besoin de nous générer Nous-mêmes, mais où allons-Nous Nous mettre ?
Si notre Volonté n’est pas la Vie de la créature, il n’y a pas de place pour Nous. Nous n’avons personne à qui Nous confier ni personne pour Nous nourrir, Nous ne trouvons pas l’escorte nécessaire à notre adorable Majesté.
Et comme notre Très Sainte Trinité est toujours dans l’acte de générer,
- ces naissances demeurent réprimées en Nous
- alors que Nous voulons générer notre Trinité divine dans les créatures.
Mais comme elles ne vivent pas dans notre Vouloir, il n’y a personne pour recevoir notre Génération divine.
Quelle Souffrance de Nous voir enfermés en Nous-mêmes sans pouvoir déployer le grand bien
- que notre génération éternelle peut faire aux créatures !
Notre Volonté embrasse toute chose. Et celle qui vit en Elle, en formant ses actes, se fait ainsi la messagère de tous. Si elle aime, elle Nous apporte l’amour de tous. Si elle adore, à Nous apporte l’adoration de tous. Si elle souffre, elle satisfait pour tous.
Un seul acte dans notre Vouloir doit
- surpasser, - enclore et-embrasser tous les êtres et toutes choses.
Et cette âme en arrive au point de se faire porteuse de notre Être suprême. Parce que Nous ne sortons jamais hors de notre Vouloir. Et quiconque vit en Lui peut Nous enclore en chacun de ses actes pour Nous apporter où il veut,
-
aux créatures pour Nous faire connaître,
-
à toute la Création pour Nous dire : « Voyez combien je Vous aime, puisque j’en arrive à Vous apporter à Vous-mêmes. » Nous Nous trouvons dans les conditions
-
où la sphère du soleil se trouve elle-même, qui ne sort jamais de l’intérieur du cercle de ses rayons. Et ses rayons descendent jusqu’à terre
-
pour tout revêtir, même la plus petite plante. Sa sphère, de la hauteur où elle se trouve, ne sort jamais de sa lumière. Elle marche avec elle et fait ce que font ses rayons. Nous sommes ainsi.
Nous sommes les porteurs de notre Volonté. Et notre Volonté est porteuse de Nous-mêmes.
Nous sommes la Vie Une. Quiconque vit en Elle se fait porteur de notre Être divin. Nous nous faisons Nous-mêmes porteurs de la petite volonté humaine.
Nous aimons tellement cette créature qu’elle forme
- notre victoire et
- la très grande Joie de voir notre Volonté accomplie en elle.