(1) Je suis toujours en mouvement dans le divin Vouloir Je me disais avec inquiétude : « Comment est-il possible que tant de Vies divines soient formées en nous
- pour autant d’actes que nous accomplissons dans le Vouloir divin ? »
Mon aimable Jésus, toujours prêt à me faire mieux comprendre, me dit :
(2) Ma fille, pour Nous, tout est facile, à partir du moment où la volonté humaine se prête à vivre dans notre Volonté.
Nous nous délectons
- de former dans leur mouvement, dans leur souffle et dans leurs pas nos Vies , qui bougent, respirent, marchent et parlent. . Les volontés humaines se prêtent à Nous. Elles sont comme autant de voiles dans lesquelles nous pouvons former nos Vies.
C’est le dernier exutoire de notre Amour. Nous l’aimons tellement que
- si la volonté humaine nous prête son petit voile, nous peuplons tous ses petits actes de la multiplicité de nos Vies divines.
De plus, il y a ma Vie Eucharistique
- qui fournit la preuve et la confirmation de ce que Je te dis.
Ne sont-ils pas de petits voiles, ces accidents du pain
- dans lequel Je suis consacré, où Je suis vivant et réel dans mon âme, mon Corps, mon Sang et ma Divinité ?
S’il y a des milliers d’Hosties, Je forme des milliers de Vies,
- une en chaque Hostie. S’il y a qu’une seule Hostie, Je forme une seule Vie.
De plus, qu’est-ce que cette Hostie Me donne ? Rien ! Pas même un « je T’aime »,
- ni souffle,
- ni battement de cœur
- ni compagnie. Je reste seul. Souvent, la solitude M’oppresse, Me remplit d’amertume. Et j’éclate en sanglots.
Comme il est lourd de n’avoir personne à qui parler. Je suis dans le cauchemar d’un profond silence.
Qu’est-ce que l’Hostie Me donne à Moi ? L’endroit où Me cacher, la petite prison où Me rendre malheureux. Mais puisque c’est ma Volonté qui veut que Je demeure sacramentellement en chaque Hostie, ma Volonté, qui n’est jamais porteuse de malheur
- ni pour Nous
- ni pour les créatures qui vivent en Elle, ma Volonté fait couler dans ma Vie sacramentelle nos célestes Joies
- qui sont inséparables de Nous. Mais ces Joies viennent toujours de Nous.
Et l’Hostie ne Me donne jamais rien. Elle ne Me défend pas ni ne M’aime.
Ainsi, puisque Je fais cela dans l’hostie
- c’est-à-dire former un si grand nombre de mes Vies qui ne Me donnent rien Je fais encore bien plus dans celles qui vivent dans ma Volonté.
La différence entre
- mes Vies Sacramentelles et
- toutes les Vies que Je forme dans celles qui vivent dans mon Vouloir est incalculable.
Elle est plus grande que la distance qui sépare le ciel de la terre.
Premièrement, dans ces créatures, Nous ne sommes jamais seuls Avoir de la compagnie est la très grande joie
- qui rend heureuses la Vie divine et la vie humaine.
Tu dois savoir que lorsque Je forme ma Vie
- dans la pensée des créatures qui vivent dans mon Vouloir, Je sens la compagnie de l’intelligence humaine
- qui M’accompagne,
- qui M’aime,
- qui Me comprend et
- qui met en mon Pouvoir sa mémoire, son intellect et sa volonté.
Notre Image a été créée dans ces trois puissances.
Ainsi Je me sens accompagné dans ma Mémoire éternelle qui n’oublie jamais rien. Je sens
- la compagnie de ma Sagesse qui Me comprend
- la compagnie de la volonté humaine fusionnée avec la Mienne , qui M’aime avec mon Amour éternel.
Comment est-il possible de ne pas multiplier nos Vies
- en chacune de ses pensées lorsque Nous trouvons qu’elle Nous comprend et Nous aime davantage ?
Nous pouvons dire que Nous y trouvons notre avantage parce que
- plus Nous formons de Vies,
- plus Nous lui permettons de Nous comprendre.
Nous lui donnons un Amour redoublé et elle Nous aime d’autant plus. Si Nous formons notre Vie dans sa parole, Nous trouvons la compagnie de sa parole.
Et comme notre Fiat est aussi celui de cette créature, Nous trouvons tous les prodiges
- que notre Fiat opéra lorsque notre Fiat fut prononcé.
Si Nous formons notre Vie dans son souffle,
- Nous trouvons son souffle qui souffle avec Nous,
- Nous trouvons la compagnie de notre Souffle omnipotent lorsque, en créant la créature, Nous avons infusé la Vie en elle.
Si Nous formons notre Vie dans son mouvement, Nous trouvons ses mains
- qui Nous embrassent,
- qui Nous tiennent fermement et
- qui ne veulent plus Nous quitter.
Si nous trouvons notre Vie dans ses pas, ils nous suivent partout.
Quelle merveilleuse compagnie que celle qui vit dans notre Volonté. Il n’y a aucun danger qu’elle Nous laisse jamais seul. Nous sommes tous deux inséparables.
Ainsi, la Vie dans notre Vouloir est le prodige des prodiges
- où Nous faisons la démonstration de toutes nos Vies divines.
Nous faisons savoir
- Qui Nous sommes,
- ce que Nous pouvons faire. Nous mettons la créature en ordre avec Nous,
- comme Nous l’avons créée.
Car tu dois savoir que nos Vies apportent avec Elles
- des Mers de Lumière et d’Amour,
- des Mers de Sagesse, de Beauté et de Bonté qui investissent la créature pour lui faire posséder
- la Lumière qui toujours grandit,
- l’Amour qui jamais ne cesse,
- la Sagesse qui toujours comprend et
- la Beauté qui toujours s’embellit davantage.
Si Nous aimons tellement que la créature vive dans notre Vouloir, c’est parce que
- Nous voulons donner,
- Nous voulons qu’elle Nous comprenne,
- Nous voulons peupler tous les actes humains de nos Vies divines. Nous ne voulons pas demeurer enfermés, réprimés dans notre Cercle divin.
Pouvoir donner et ne pas donner, combien cela nous est douloureux.
Et tant que la créature ne vivra pas dans notre Vouloir, elle restera toujours ignorante de notre Être suprême, incapable d’apprendre
-
même le ABC de notre Amour,
-
combien Nous l’aimons et tout ce que Nous pouvons lui donner.
Ces créatures resteront toujours des enfants
- qui ne Nous ressemblent pas,
- qui peut-être même ne Nous connaissent pas, Ils sont dégénérés de leur Père.