(1) Mon pauvre esprit est souvent investi par l’ardeur d’amour du Vouloir divin. Ses merveilles sont toujours surprenantes, plus belles les unes que les autres. Mon aimable Jésus me surprit par une petite visite Avec un amour qui ravit mon âme, Il me dit :
(2 )Ma petite fille de ma Volonté,
- les prodiges, les merveilles et les scènes enchanteresses que Je déploie dans celle qui vit dans mon Vouloir sont
- multiples et si ravissantes qu’il n’a été donné à personne de les imiter.
Tu dois savoir qu’il y a d’innombrables demeures dans le Ciel. Mais les demeures préparées pour les âmes
- qui ont vécu dans mon Vouloir sur la terre seront les plus belles, et distinctes de toutes les autres.
Elles posséderont
- des harmonies et des scènes divines ravissantes,
- des joies toujours nouvelles qui surgiront des profondeurs de ma Volonté dans laquelle J’ai vécu.
Elles auront en leur pouvoir des Joies et des Bonheurs toujours nouveaux. Elles auront en leur pouvoir la capacité d’en former autant qu’elles voudront parce que mon Fiat a la vertu de toujours créer des Joies nouvelles.
Leurs demeures seront le nouvel enchantement de ce séjour céleste.
Je veux te dire une autre surprise plus belle encore.
(3) Au ciel, chaque bienheureux m’aura en lui-même comme
- son Créateur,
- son Roi,
- son Père, et
- son Glorificateur.
Et chacun M’aura à l’extérieur de lui-même, près de lui, de sorte qu’il se sentira porté dans mes bras. Nous Nous aimerons ensemble, Nous serons heureux ensemble. Je ne serai pas un Dieu pour tous, mais un Dieu pour chacun.
Chacun va M’avoir dédoublé à l’intérieur et à l’extérieur de lui-même. Je le posséderai à l’intérieur et à l’extérieur de Moi. Tous Me posséderont à l’intérieur et à l’extérieur d’eux-mêmes comme Ji je n’étais que pour eux seuls.
Il n’y aurait pas une plénitude de Bonheur en ayant un Dieu pour tous. Certains seraient près de Lui, d’autres plus éloignés, certains seraient à droite, d’autres à gauche. Par conséquent, certains profiteraient de mes caresses, d’autres non. Certains se sentiraient plus aimés et plus heureux à cause de ma Présence auprès d’eux, et d’autres non.
Mais chaque bienheureux M’ayant pour lui-même à l’intérieur et à l’extérieur de lui,
- Nous ne nous perdrons jamais de vue,
- Nous aimerons ensemble et non pas loin l’un de l’autre.
Plus Nous nous serons aimés sur la terre est plus Nous nous serons connus, plus Nous nous aimerons au ciel.
De plus, ce que Je donnerai à celle qui aura vécu dans mon Vouloir sur la terre sera si grand que tous les bienheureux en connaîtront un Bonheur redoublé.
Il est vrai que J’ai mon Trône d’où jaillissent des mers de Joies suffisantes pour agrandir toute la Patrie céleste. Mais mon Amour n’est pas satisfait si
- Je ne me dédouble pas et
- Je ne descends pas pour être près et dans l’intimité de ma créature bien- aimée pour que Nous soyons heureux et que Nous nous aimions ensemble.
D’ailleurs, comment serait-il possible
- d’être loin de celle qui vit dans mon Vouloir ? S’il se forme entre la créature et Nous l’inséparabilité de Volonté et d’Amour, comment est-il possible de se séparer même d’une semelle si
- Un est l’Amour avec lequel Nous nous aimons, et
- Une la Volonté avec laquelle Nous opérons ?
D’autant plus que quiconque vit dans notre Vouloir est inséparable de tous, même des choses créées elles-mêmes.
Lorsque cette créature accomplit son acte dans notre Vouloir,
- elle appelle et embrasse tout le monde,
- elle les enferme tous dans son acte,
- elle s’impose sur tous pour faire ce que fait cette créature.
Ainsi, dans un Acte accompli dans mon Vouloir
- Je reçois tout et ma Création elle-même pour M’aimer et Me glorifier.
(4) Ensuite Il a ajouté : Ma fille, Je suis comme un roi qui a de nombreuses reines Et il existe entre chaque reine et le roi un amour
- qui fait que l’un ne peut pas être sans l’autre. Ce roi forme alors de luxueux palais Il y installe de la musique et les scènes les plus ravissantes
- pour rendre sa reine heureuse et être heureux avec elle.
Si Moi Je peux Me bilocaliser pour chacune d’elles afin que chaque reine soit heureuse de Me posséder, ce roi ne le peut pas. Et il doit se contenter d’être tantôt avec l’une et tantôt avec l’autre.
Déjà cela rend leur amour malheureux. Ils sont accablés par un amour brisé
- dont ils ne peuvent pas jouir en permanence. Si Je n’avais pas la vertu de Me donner à chacune
- comme si J’existais uniquement pour elle, mon amour Me rendrait malheureux
- en quittant cette créature même un seul instant.
Mais Je suis un Roi qui courtise toujours mes reines. Et elles Me courtisent toujours. S’il n’en était pas ainsi, il n’y aurait pas de plénitude de bonheur dans la demeure céleste.
(5) Après quoi je poursuivis ma ronde dans le divin Fiat Je m’arrêtai aux Actes faits par Jésus sur la terre. Mon doux Jésus ajouta :
(6) Ma fille, le silence pour celle qui vit dans mon Vouloir et qui M’aime, Me pèse.
Parce que mon Amour veut toujours dire et montrer
- jusqu’où Il va et
- de quelle manière Il aime la créature.
Tu dois savoir que lorsque J’étais sur terre, il n’y a pas une chose que J’aie faite sans y chercher mes créatures bien-aimées
- pour les embrasser, les presser contre mon Cœur et
- pour les regarder avec une Tendresse paternelle.
Lorsque J’étais avec le soleil, Je trouvais mes créatures bien-aimées dans sa lumière. Car l’ayant créé pour elles, les créatures sont de droit comme des reines dans sa lumière.
On ne peut pas dire que l’on est propriétaire d’un bien
- si on ne le possède pas et
- si on n’est pas à l’intérieur de ce bien.
C’est pourquoi Je trouvais mes créatures dans le soleil Je les embrassais et je les pressais contre mon Cœur. Et comme Je les avais également à l’intérieur de moi,
Je les embrassais à l’extérieur et à l’intérieur de Moi
- en les pressant très fort,
- assez pour les identifier à ma Vie Elle-même. Si Je les trouvais dans le vent, Je courais pour les embrasser.
Si Je buvais de l’eau, Je les trouvais là également. Oh ! avec quel amour Je les regardais et les embrassais !
Même dans l’air que Je respirais, Je les trouvais toutes ! Je sentais leur souffle. Dans chaque souffle il y avait des baisers d’Amour
- avec lesquels J’imprimais mon sceau.
Ainsi, dans chaque chose créée,
- dans le ciel constellé,
- dans la mer,
- dans les plantes, dans les fleurs, en toutes choses, Je me retrouvais avec mes créatures bien-aimées
- pour redoubler d’amour envers elles, les fêter, les embrasser à nouveau et leur dire : « Vos malheurs sont finis. Parce que Je suis venu du Ciel sur la terre pour vous rendre heureuses.
C’est Moi qui ai pris sur Moi vos malheurs. Soyez en sécurité. En plus, un Dieu qui vous aime sera
- votre fortune,
- votre défense et
- votre puissant secours ! »
De plus, la plus belle caractéristique de mon Amour est la spontanéité Si bien que les souffrances mêmes
- qu’elles M’ont données dans la Passion,
Je les ai formées d’abord en Moi-même Je les ai aimées, couvertes de baisers. Je les ai ensuite passées dans l’esprit des créatures pour qu’elles Me les fassent souffrir dans mon Humanité.
Il n’y a pas de souffrances que les créatures M’aient données
- qui n’aient été d’abord voulues par Moi. C’est en deuxième lieu qu’elles sont passées dans les créatures.
Ainsi, mes souffrances étaient
- saturées de mon Amour,
- couvertes de mes ardents Baisers Et elles possédaient la Vertu créatrice
- de faire surgir l’amour pour Moi dans les âmes.
L’Amour vrai se voit par la spontanéité. Un amour forcé ne peut pas être appelé un amour vrai. Il perd la fraîcheur, la beauté et la pureté.
Oh ! comme les créatures se rendent
- malheureuses dans les sacrifices,
- et inconstantes !
Et s’il semble qu’elles aiment, comme cet amour est forcé,
- soit par nécessité ou
- par des gens dont elles ne peuvent se libérer, les créatures sont malheureuses et amères.
Un amour forcé rend esclaves les pauvres créatures.
Au contraire, mon amour était libre, voulu par Moi Je n’avais besoin de personne. J’aimais, Je Me sacrifiais au point de donner ma vie parce que Je le veux et que J’aime.
Aussi, lorsque Je vois un amour spontané dans la créature, il Me ravit et Je dis :
« Mon amour et le tien se donnent la main. Par conséquent, Nous pouvons nous aimer d’un même amour. »
(7) Après quoi Il ajouta :
Ma fille, celle qui vit dans ma Volonté en vient
- à être prise en charge dans ma chambre divine,
- à posséder tous nos biens Et notre Force et notre Lumière sont en son pouvoir.
Par contre, celle qui fait ma Volonté se forme le chemin qui sert
- à L’atteindre et
- à entrer dans ma Volonté. Mais il y a des dangers sur la route.
Elle n’y trouvera
- pas d’eau prête à boire,
- ni de bonne nourriture pour se nourrir,
- ni de lit pour se reposer. On peut dire qu’elle sera une pauvre voyageuse
- qui n’atteint jamais sa demeure.
Quelle différence entre
- celle qui vit dans mon Vouloir et
- celle qui fait ma Volonté.
Mais il est nécessaire de former la voie.
C’est-à-dire
- de vivre résigné,
- de faire ma Volonté dans toutes les circonstances de la vie afin d’en arriver à pouvoir vivre dans mon Vouloir, où l’on trouvera
- sa chambre divine,
- le centre de son repos,
- l’exil changé en patrie.