(1) Je suis dans les bras du Vouloir divin . Je peux dire que je passe toute ma journée dans sa Mer. Tout ce qu’Il a fait, dans la Création comme dans la Rédemption, se présente à moi et me dit
« Nous sommes déjà à toi. Regarde avec quel Amour ton Créateur nous donne à toi.
Et toi, mets en Nous ton petit amour afin que l’Amour créateur aime dans l’amour créé, que l’amour créé aime dans l’Amour créateur et qu’ils soient tous deux victorieux. »
(2) Alors que je suivais les Actes du Vouloir divin, je voulais
- prendre le Ciel de force,
- m’enfermer dans les célestes Régions pour ne plus jamais en sortir.
Oh ! combien cet exil me pèse ! Si le divin Fiat n’avait pas fait couler ses petits ruisseaux de Joies et de Bonheurs célestes, je ne sais pas comment j’aurais pu le supporter ! J’étais remplie d’amertume.
Mon bien-aimé Jésus, qui veille toujours sur moi et ne veut pas que je m’occupe d’autre chose que de vivre dans son Vouloir, par compassion pour moi, me fit ce doux reproche :
(3) Brave fille, pourquoi cette amertume ? Dans ma Volonté, l’amertume fait mauvaise figure Parce que ma Volonté est la source
- de toutes les douceurs,
- de tous les triomphes et
- de toutes les conquêtes.
Si les créatures sont amères, c’est parce
- qu’elles ne vivent pas dans ma Volonté et
- que leur volonté les tyrannise. Elles souffrent alors d’amertume et demeurent vaincues.
Alors courage, ma fille. Tu dois savoir que lorsque la créature vit dans ma Volonté, elle ressent le besoin de sa Patrie céleste.
Elle sent déjà qu’elle en est propriétaire et
- en se privant de la Gloire céleste par amour pour Moi, en chacun de ses actes, Je me sens donné à Moi-même par cette créature.
Elle Me donne
- le Ciel tout entier
- avec la Mer de Joies et de Bonheurs qui sont dans les célestes Régions.
Alors, ne veux-tu pas donner cette joie à ton Jésus ? Et si Je ne finis pas de former en toi le Royaume de mon Vouloir, comment puis-Je le transmettre aux autres ? Aussi, laisse-Moi faire.
(4) Ensuite Il a ajouté : Ma fille, mon Amour pour celle qui vit dans mon Vouloir est si grand que Je suis comme une maman
- ayant un fils infirme et
- qui a le pouvoir de donner à son fils la beauté la plus rare. Cette mère s’étend sur lui, le réchauffe de sa chaleur. A force de baisers et d’embrassements elle lui veut faire retrouver l’usage de ses membres et le rendre beau. Elle se sentira heureuse en voyant en lui le fruit de son amour maternel. Mais la maman n’a pas ce pouvoir. Elle sera par conséquent toujours malheureuse à cause de son fils.
Mais ce que la mère n’a pas, Moi je l’ai. Mon Amour est si grand que lorsque la créature entre dans ma Volonté,
- Je m’étends sur elle,
- Je la réchauffe de mon Amour pour l’appeler à une Vie nouvelle,
- Je l’embrasse sans cesse,
- Je la presse contre mon Cœur pour enlever tout ce qui pourrait
- l’assombrir et
- lui ôter sa fraîcheur et sa beauté divine.
Puis Je souffle sur elle, Je lui envoie mon Souffle régénérateur
- pour générer en elle une Vie nouvelle et
- pour la restaurer dans sa plus rare Beauté.
Mais Je ne M’arrête pas là : Je forme le Trône de toutes mes œuvres J’y installe mon Vouloir comme un Roi sur son trône,
- régnant et dominant dans cette créature.
Je peux dire : « Qu’aurais-Je pu faire que Je n’aie pas fait ? Aurais-Je pu t’aimer davantage, et Je ne l’ai pas fait ? »
Tu dois savoir que mon Amour va jusqu’à l’excès. Lorsque la créature fait ses actes dans mon Vouloir,
- J’appelle dans cet acte tous les actes possibles et imaginables que Nous avons accomplis, y compris toute la Création, jusqu’à
- ma propre génération du Verbe qui procédait du Saint-Esprit,
- mon Incarnation dans le temps,
- tout.
J’enferme tout dans cet Acte afin de pouvoir dire : « C’est notre acte, un Acte complet . il ne doit rien lui manquer. »
Et la créature doit pouvoir nous dire : Dans votre acte, tout est à moi. Et je peux tout Vous donner, même Vous-mêmes.
Par conséquent, notre Gloire et notre Amour résonnent
- dans chacune de nos œuvres. Et la créature rassemble tout et se répand jusque dans notre Sein divin.
Oh ! comme il est doux d’entendre résonner en toutes choses : « Gloire, Amour à notre Créateur ! »
Mais qui Nous a donné l’occasion de recevoir autant de notre gloire ? Celle qui vit dans notre Vouloir.
(5) Puis Il ajouta à nouveau : Ma fille, lorsque la créature appelle ma Volonté
- dans ses actes et dans ses prières, ma Volonté
- répète cet acte avec elle et
- prie avec la créature.
Dans son Immensité ma Volonté se trouve partout. Ainsi la Création, le soleil, le vent, le ciel, les anges et les saints
- ressentent en eux la Force de la Prière créatrice, et tous prient.
Seule la créature ingrate qui ne veut pas recevoir n’en ressent pas les effets.
Ma Volonté possède la Vertu de Prière. Oh ! Comme il est beau de voir cette créature
- prier à la manière divine de la Divine Volonté,
- imposer à tous la Vertu créatrice de ma Volonté et
- les faire tous prier !
Cette Prière s’impose sur nos Attributs divins et fait tomber des pluies
-
de Miséricorde,
-
de Grâces,
-
de Pardon et
-
d’Amour. Il suffit de dire que c’est Notre Prière, pour dire : « Elle peut tout donner. »
(6)Tu dois savoir que la créature est déjà dans l’Immensité de notre Volonté,
- qu’elle fasse notre Volonté ou qu’elle ne la fasse pas,
- qu’elle vive dans notre Volonté ou qu’elle n’y vive pas.
Plus encore, notre Volonté est
- la Vie de la vie de la créature,
- l’Acte de ses actes. Elle l’aide continuellement dans son Acte créateur et conservateur.
Celle qui vit dans notre Volonté ressent
- sa Vie,
- sa Puissance,
- sa Sainteté, et
- combien notre Volonté l’aime.
Ce qui se passe avec la créature est comparable aux poissons
- qui sont dans la mer et
- qui savent qu’ils y sont. La créature ressent cette Mer divine
- qui lui sert de lit,
- qui la porte dans les bras de ses eaux célestes,
- qui la nourrit, la fait se mouvoir dans sa mer, l’entretient et l’embellit.
Et si la créature veut dormir,
- notre Volonté forme son lit dans la profondeur de sa mer pour que personne ne la réveille. Elle dort même avec elle.
L’Amour de ma Volonté est si grand envers celle
- qui est dans sa Mer
- et qui le sait, que ma Volonté accomplit dans cette créature
- tous les arts qu’Elle veut exercer.
Et si la créature veut penser, ma Volonté pense dans la créature. Si la créature veut regarder, ma Volonté regarde dans ses yeux. Si la créature veut parler, ma Volonté
-
parle,
-
la maintient en communication continuelle et
-
lui dit toutes les merveilles de notre Amour éternel. Si elle veut travailler, ma Volonté travaille Si elle veut marcher, ma Volonté marche. Si elle veut aimer, ma Volonté aime.
Mon Fiat a toujours quelque chose à faire avec cette créature. Non seulement cette créature Le reconnaît, mais elle ne Le laisse jamais seul. La créature s’enfonce toujours plus loin dans la mer de ma Volonté. Parce qu’elle sait que si elle en sort, elle perd sa Vie. Ce serait comme pour le poisson qui meurt s’il sort de la mer.
Ces créatures qui vivent dans notre Vouloir sont nos demeures célestes. Avec leur amour, elles prennent plaisir à former des vagues dans notre Mer
- pour nous divertir et nous rendre heureux.
Au contraire, les créatures
- qui sont dans l’Immensité de notre Mer et
- qui ne le savent pas ne ressentent rien de tout cela.
Elles ne ressentent pas notre Attention paternelle qui les presse contre notre Sein.
Elles vivent dans notre Mer comme si elles ne vivaient pas. Elles sont très malheureuses, comme si elles n’étaient pas nos enfants. Elles sont comme des étrangères.
Comme Nous ne sommes pas connus, Nous sommes contraints par leur ingratitude
- à ne pas leur dire même un seul Mot, et
- à conserver réprimés dans notre Sein les Biens que Nous aurions donnés. Et voir nos enfants pauvres, différents de Nous
- uniquement parce qu’ils ne Nous connaissent pas, c’est pour Nous une souffrance.
Si Nous leur donnions, ce serait comme dit l’Évangile : « Ne donnez pas des perles aux pourceaux. » Ne les connaissant pas, ils les recouvriraient de boue et les piétineraient.
Ainsi, la Connaissance fait connaître :
- où Nous sommes,
- avec qui Nous sommes,
- ce que Nous pouvons recevoir et
- ce que Nous devons faire. Par conséquent, celui qui ne le sait pas est véritablement aveugle :
Malgré tous les biens qui l’entourent, il ne voit rien. Il est le vagabond de la Création.