(1) Je suis toujours dans la Mer du divin Vouloir

  • qui semble désirer que je sois attentive à ne pas laisser ma pauvre volonté humaine tourmentée entrer en moi. J’étais inquiète. Et mon doux Jésus, visitant ma petite âme, me dit :

(2) Ma bienheureuse fille, courage. N’aie pas peur.

La Vertu et la Puissance de ma Volonté sont si grandes

  • que personne ne peut entrer en Elle et continuer à vivre.

De sorte que

  • tous les maux restent paralysés, aussi bien que
  • les passions et les mauvaises œuvres. La volonté humaine subit une telle défaite qu’il lui semble mourir. Mais elle ne meurt pas.

Mais l’âme, avec grand plaisir, comprend que si elle sent le mal paralysé,

  • la vie du bien grandit avec
  • la Lumière qui ne s’éteint jamais,
  • la Force qui jamais ne manque, et
  • l’Amour qui aime toujours.

L’héroïsme du sacrifice et une invincible patience s’élèvent dans l’âme.

Je peux dire que ma Volonté met le « Ça suffit » sur les maux de la créature.

Parce qu’il ne peut y avoir de commencement et de Vie du Bien

  • que dans ma Volonté.

Mon Fiat a le pouvoir de paralyser les maux. Le bien demeure paralysé lorsque la volonté humaine domine seule dans la créature. Pauvre bien sous la paralysie de la volonté humaine !

La créature veut marcher et elle arrive à peine à se traîner. Elle veut agir, et les bras lui tombent. Elle veut penser, et elle se sent étourdie et stupide.

La volonté humaine sans ma Volonté marque

  • le commencement de tous les maux et
  • la ruine totale de la pauvre créature.

(3 )Après quoi mon bien-aimé Jésus ajouta avec un doux accent :

(4)Ma fille, celle qui veut Me posséder doit M’aimer. Aimer, c’est posséder.

Lorsque tu M’aimes, Je suis formé dans ton âme. Je grandis à mesure que tu Me retournes mon Amour.

Parce que seul l’Amour Me fait grandir. Lorsque tu répètes ton amour,

  • Je me fais connaître pour Me faire aimer davantage. Ainsi, tu M’aimes et je te fais sentir combien Je t’aime. Lorsque tu M’aimes, Je t’aime et Je te possède.

Alors que Nous nous aimons tour à tour,

  • tu es formée en Moi, tu grandis,
  • Je te nourris de mon Amour,
  • Je te forme dans la Vie de mon Vouloir,
  • Je t’inonde de mes mers d’amour pour te faire sentir
  • combien Je t’aime et
  • avec quelle tendresse Je te fais grandir dans mon Cœur,
  • combien Je te garde jalousement afin que tu M’aimes davantage et que tu fasses preuve envers Moi de la même tendresse
  • en gardant jalousement mon Amour.

Et la créature veille à chaque instant à Me donner sa vie pour M’aimer et Me rendre heureux et content dans son âme, tout comme Je la rends heureuse et contente dans mon Cœur !

L’Amour veut marcher la main dans la main. Et si une personne aime sans être aimée, elle est malheureuse et ressent l’amertume de celle qui devrait l’aimer et ne l’aime pas.

Aussi, aime-Moi toujours. Et si tu veux vraiment M’aimer, aime-Moi dans mon Vouloir où tu trouveras l’Amour qui ne finit jamais.

Tu formeras pour Moi des chaînes d’amour si longues qu’elles M’attacheront au point où Je ne saurai plus comment Me libérer de ton amour.

(5) Après quoi je pensais

  • au grand sacrifice de devoir écrire,
  • à ma répugnance, aux combats que je menais pour prendre la plume.

Seule la pensée de déplaire à mon cher Jésus me faisait faire le sacrifice

  • d’obéir à Celui que me commandait de le faire.

Et pourtant, je me disais : « Qui sait où et en quelles mains ils finiront par arriver* ? Qui sait combien de chicanes, combien d’oppositions et de doutes ils vont rencontrer ? »

Je me sentais inquiète. Cette appréhension affligeait mon esprit et je me sentais mourir. Et mon doux Jésus est revenu pour me calmer et me dire :

(6) Ma fille, ne t’inquiète pas. Ces écrits ne sont pas les tiens, mais les Miens. Et pour ce qui est des mains dans lesquelles ils arriveront,

  • personne ne pourra les toucher ni les détruire.

Je saurai comment en prendre soin et les défendre,

  • parce que c’est quelque chose qui Me regarde. Et tous ceux qui les prendront avec bonne volonté y trouveront une chaîne de Lumière et d’Amour avec laquelle J’aime les créatures.

Je peux appeler ces écrits

  • l’exutoire de mon Amour,
  • les folies, les délires, les excès de mon Amour avec lesquels Je veux gagner les créatures pour qu’elles reviennent dans mes bras. Je leur ferai connaître à quel point Je les aime.

Je veux en arriver à l’excès de leur donner le grand Don de la Vie de ma Volonté.

Parce que c’est uniquement ainsi que l’homme pourra

  • se mettre en sûreté,
  • ressentir les flammes de mon Amour et
  • savoir combien Je l’aime.

Quiconque

  • lira ces écrits avec l’intention de trouver la Vérité sentira mes flammes,
  • se verra transformé en Amour et M’aimera davantage.

Par contre, l’âme qui les lira avec l’intention d’y chercher des arguties et des doutes, son intelligence sera aveuglée et rendue confuse par ma Lumière et par mon Amour.

(7) Ma fille, le bien et mes Vérités produisent deux effets, l’un étant à l’opposé de l’autre :

dans l’âme bien disposée, ils sont

  • Lumière pour former l’œil de son intelligence, et
  • la Vie pour lui donner la Vie de Sainteté que renferment mes Vérités

Dans celles qui n’y sont pas disposées, ces Ecrits

  • les aveuglent et
  • les privent du bien que renferment mes Vérités.

(8) Puis Il ajouta : Ma fille, sois courageuse et sans inquiétude.

Ce que ton Jésus a fait était

  • nécessaire à mon Amour et
  • en raison de l’importance de ce que J’avais à te manifester concernant ma Divine Volonté.

Je peux dire que ces manifestations devaient être utiles à ma Vie et Me permettre d’accomplir l’œuvre de Création. Il était nécessaire qu’au début de ton état, J’utilise

  • tous ces stratagèmes d’Amour,
  • tous ces moments d’intimité avec toi qui paressent incroyables.

Je t’ai fait vraiment souffrir pour voir si tu te soumettrais à tout. Je t’ai alors inondée de mes Grâces, de mon Amour. J’ai soumise à nouveau à des souffrances

  • pour être sûr que tu ne Me refuserais rien. Et c’était pour gagner ta volonté.

Oh ! si Je ne t’avais pas montré combien Je t’aimais, Je ne t’aurais pas accordé tant de grâces !

Crois-tu qu’il était facile de te faire accepter cet état de souffrance, et pour aussi longtemps ?

C’était mon Amour et mes Vérités

  • qui te soutenaient et
  • qui te maintiennent encore comme magnétisée en Celui qui t’aimait tant.

Mais tout ce que J’ai fait au commencement de ton état était nécessaire. Il devait servir de fondation, de décorum, de préparation, de sainteté et de disposition à la grande Vérité que Je devais te manifester sur ma Divine Volonté.

En ce qui concerne les Ecrits, mon intérêt sera plus grand que le tien. Car ils sont à Moi.

Et une seule Vérité sur mon Fiat Me coûte tellement que cela dépasse la valeur de toute la Création. Parce que la Création est une mes œuvres

Alors que ma Vérité est une Vie qui m’appartient.

C’est une Vie que Je veux donner aux créatures. Et tu peux comprendre cela

  • en raison de ce que tu as souffert et des grâces que Je t’ai données pour arriver à te manifester mes Vérités sur mon saint Vouloir.

Alors, sois calme, et aimons-Nous ma fille. Ne brisons pas notre Amour qui nous a tellement coûté à tous les deux :

  • à toi, en mettant ta vie sacrifiée à ma disposition
  • et à Moi, en Me sacrifiant pour toi.

(9) Après tout ce que Jésus avait dit, je me sentais parfaitement calme. Lorsqu’Il me parlait, la paix me revenait. Mais plus tard, en repensant à tout ce qui m’arrivait ces jours-ci, et qu’il n’est pas nécessaire de dire ici, je m’inquiétais à nouveau. Je me sentais épuisée et extrêmement faible. Et mon bien-aimé Jésus, pris de compassion, toute bonté, est venu me dire :

(10) Ma pauvre fille, tu es sans nourriture. C’est pourquoi tu n’as plus de force. Il y a deux jours que tu n’as pas pris de nourriture parce que n’étant pas en paix, Je ne pouvais pas te donner la nourriture de mes Vérités.

Parce que ces Vérités,

  • si elles nourrissent l’âme,
  • communiquent également la force au corps.

De plus, étant inquiète,

  • tu ne M’aurais pas compris et
  • tu n’aurais pas été disposée à prendre une nourriture aussi exquise.

Car tu dois savoir que la paix

  • est la porte par où entrent les Vérités,
  • elle est le premier baiser et
  • est l’invitation que les créatures font aux vérités pour les écouter et les laisser parler.

Par conséquent, si tu veux que Je te donne beaucoup de nourriture, reviens à un état de paix. Durant ces jours où tu étais inquiète,

  • le ciel, les anges et tous les saints tremblaient pour toi parce qu’ils sentaient sortir de toi un air malsain qui ne leur convenait pas. Aussi, chacun priait pour que tu retrouves la paix.

(11) La paix est le sourire du Ciel,

  • la source d’où jaillissent les joies célestes. De plus, ton Jésus n’est jamais troublé en dépit de toutes les offenses qu’ils peuvent Me faire.

Je peux dire : Mon trône est paix. C’est pourquoi Je te veux complètement en paix, ma fille, jusque dans la manière dont nous devons

  • nous adapter l’un à l’autre et
  • nous ressembler l’un l’autre : Je suis paisible, tu dois être paisible.

Autrement, le Royaume de ma Volonté ne sera pas capable de se stabiliser en toi, parce que c’est un Royaume de Paix.

Quelques jours plus tard, le 31 mai, un représentant du Saint-Siège arriva soudainement et prit les 34 volumes de Luisa.