(1) Mon vol dans le divin Vouloir continue. Je ressens le besoin
- de faire mien tout ce qu’Il a fait,
- d’y mettre mon petit amour, mes baisers affectueux, mes adorations profondes, ma gratitude
- pour tout ce qu’Il a fait et souffert pour moi et pour tous.
J’arrivai au point où mon cher Jésus a été crucifié et élevé sur la croix dans des spasmes atroces et des souffrances inouïes.
Avec un accent tendre et compatissant à en briser le cœur, Il me dit :
(2)Ma bonne fille, la souffrance qui m’a le plus transpercé sur la croix fut ma soif ardente. Je me sentais brûler vivant. Tous les fluides vitaux étaient sortis par mes plaies.
Ces plaies, comme autant de bouches, brûlaient et ressentaient une soif ardente qui voulait se satisfaire, et incapable de Me contenir, Je criai : « J’ai soif ! » Ce « J’ai soif » est resté et continue de dire « J’ai soif ». Je n’arrête jamais de le dire. Avec mes plaies ouvertes et ma Bouche brûlante, Je dis toujours : « Je brûle, J’ai soif ! »
Ah ! donne-Moi une petite goutte de ton amour
- pour calmer un peu ma soif ardente. En tout ce que fait la créature,
- Je lui répète toujours la bouche ouverte et brûlante : « Donne-Moi à boire, J’ai une soif ardente. »
De même que mon Humanité disloquée et blessée n’avait qu’un seul cri : « J’ai soif »,
Lorsque la créature marche, Je crie à ses pas, la bouche brûlante :
« Donne-Moi tes pas faits par amour pour Moi afin de Me désaltérer. »
- Si la créature travaille, Je lui demande ses œuvres accomplies uniquement par amour pour Moi, pour rafraîchir ma Soif ardente.
- Si la créature parle, Je lui demande ses paroles.
- Si elle pense, Je lui demande ses pensées comme autant de petites gouttes d’amour pour apaiser ma Soif ardente.
Ce n’était pas seulement ma bouche qui était brûlante. Ma sainte Humanité tout entière ressentait le besoin extrême d’un bain rafraîchissant pour éteindre le feu d’amour ardent qui Me brûlait. Et comme c’était pour les créatures que Je brûlais au milieu de souffrances atroces, elles seules pouvaient avec leur amour
- apaiser ma soif ardente et
- donner à mon Humanité un bain rafraîchissant.
Ce cri : « J’ai soif », Je l’ai laissé dans ma Volonté.
Ma Volonté a pris l’obligation
- de le faire entendre à chaque instant dans les oreilles des créatures,
- de les amener à compatir à ma Soif ardente, à leur donner mon bain d’Amour et à recevoir leur bain d’amour, même si ce ne sont que des petites gouttes – pour étancher la Soif qui Me dévore.
Mais qui M’écoute ? Qui ressent pour Moi de la compassion ?
Uniquement celle qui vit dans ma Volonté. Toutes les autres sont sourdes et peut-être que ma Soif augmente avec leur ingratitude, ce qui Me rend inquiet et sans espoir d’être soulagé.
Ce n’est pas seulement mon « J’ai soif », mais tout ce que J’ai fait et dit dans ma Volonté qui est toujours dans l’acte de dire à ma douloureuse Maman :
« Maman, voici tes enfants. »
Et Je la mets à leur côté pour les aider et les guider,
- et la faire aimer par ses enfants. Et elle, à chaque instant, se sent placée au côté de ses enfants par son Fils. Et, oh ! combien elle les aime en Mère et leur donne sa maternité pour Me faire aimer comme elle M’aime.
Mieux encore, en leur donnant sa maternité, elle met également la perfection parmi les créatures afin qu’elles puissent s’aimer entre elles d’un amour maternel : un amour de sacrifice, désintéressé et constant.
Mais qui reçoit tous ces biens ? Celles qui vivent dans notre Fiat et ressentent la maternité de la Reine.
On peut dire qu’elle met dans la bouche de ses enfants son Cœur maternel afin qu’ils puissent s’allaiter et recevoir
- la maternité de son Amour, sa Douceur, et
- tout l’héritage dont son Cœur maternel est enrichi.
(3) Ma fille, la créature
- qui veut Nous trouver et recevoir tous nos Biens et ma Mère elle-même, doit entrer dans notre Volonté et y rester.
Ma Volonté n’est pas seulement Vie pour nous, mais forme notre Résidence autour de Nous avec son immensité dans laquelle demeure toujours en acte :
- tous nos Actes, toutes nos Paroles et tout ce que Nous sommes.
Rien ne sort de notre Volonté. Celle qui veut les choses que Nous avons
- doit prendre plaisir à vivre avec ma Volonté.
Alors, tout devient sien, et rien ne lui est refusé. Si Nous voulons lui donner ce qui est à Nous et qu’elle ne vit pas dans notre Vouloir,
- elle ne l’appréciera pas,
- elle ne l’aimera pas, et
- elle ne ressentira pas le droit de tout faire sien. Et lorsque on ne possède pas les choses, l’amour ne grandit pas et il meurt.
(4) Après quoi je continuai ma ronde dans tout ce que Notre-Seigneur a fait sur la terre .
Je m’arrêtai à l’Acte de la Résurrection. Quel triomphe, quelle gloire. Le Ciel tout entier est venu sur terre
- pour être spectateur d’une si grande Gloire.
Et mon bien-aimé Jésus ajouta : Ma fille, dans ma Résurrection, le droit pour toutes les créatures de renaître en Moi à une vie nouvelle a été établi.
Ma Résurrection fut la confirmation, le sceau
- de toute ma Vie,
- de mes Œuvres,
- de mes Paroles, et
- de ma Venue sur terre pour Me donner à toutes et à chacune, comme Vie qui leur appartient.
Ma Résurrection fut
- le triomphe de toutes les créatures et
- la nouvelle conquête que chacune recevait de Celui qui est mort pour toutes afin
- de leur donner la Vie et
- de les faire renaître dans ma Résurrection.
Veux-tu savoir en quoi consiste la vraie Résurrection de la créature ? Ce n’est pas à la fin de ses jours, mais alors qu’elle vit encore sur la terre. Quiconque vit dans ma Volonté renaît à la Lumière et peut dire : ‘Ma nuit est terminée.’
Cette créature ressuscite dans l’Amour de son Créateur de sorte que le froid et la neige n’existent plus pour elle. Elle ressent le sourire du printemps céleste.
Elle ressuscite à la Sainteté qui chasse les faiblesses, les misères et les passions. Elle ressuscite à tout ce qui est céleste.
Si elle regarde la terre, le ciel ou le soleil, elle les voit
- pour trouver les Œuvres de son Créateur et
- pour avoir l’occasion de Lui dire sa Gloire et sa longue histoire d’amour.
Celle qui vit dans mon Vouloir peut dire
- comme l’Ange aux pieuses femmes lorsqu’elles sont venues au sépulcre : « Il est ressuscité. Il n’est plus ici. »
La créature qui vit dans mon Vouloir peut dire la même chose : « Ma volonté n’est plus avec moi. Elle est ressuscitée dans le Fiat. » Et si les circonstances de la vie, les occasions et les souffrances entourent la créature comme si elles cherchaient la volonté de la créature, celle-ci peut répondre :
« Ma volonté est ressuscitée. Je ne l’ai plus en mon pouvoir. J’ai en échange la Divine Volonté. »
Et avec sa Lumière, je veux investir toutes choses m’entourant :
- les circonstances, les souffrances pour en former autant de conquêtes divines.
Celle qui vit dans notre Vouloir trouve la vie dans les actes de son Jésus. Notre Volonté opérante, conquérante et triomphante,
- court toujours dans cette Vie et
- nous donne tant de Gloire que le Ciel ne peut La contenir.
Par conséquent, vis toujours dans notre Vouloir. N’en sors jamais si tu veux être notre Triomphe et notre Gloire.