(1) Je suis toujours dans les bras du divin Fiat. Oh ! combien j’ai besoin de sentir sa Vie qui respire, palpite et circule dans ma pauvre âme ! Sans Lui, c’est comme si tout disparaissait. La Lumière, la Sainteté, la Force, le Ciel lui-même, comme si même le Ciel ne m’appartenait plus.
Tandis que à l’instant où je sens la Vie du divin Fiat, tout résurgit en moi :
- la Lumière avec sa beauté qui vivifie, purifie et sanctifie.
- mon Jésus Lui-même avec toutes ses œuvres.
- le Ciel, que le saint Vouloir enferme dans mon âme comme dans un sanctuaire pour qu’Il soit tout à moi. Ainsi, si je vis dans sa Volonté, tout m’appartient et je ne manque de rien.
Par conséquent, ô saint Vouloir, au commencement de ce 36e volume, je Te prie, je Te supplie, je T’implore,
- ne me quitte pas même un seul instant pour que ce soit Toi qui parles et Toi qui écrives.
C’est Toi qui feras connaître
- qui Tu es et
- combien Tu veux être la Vie de tous pour donner ton Bien à tous.
Si Tu me laisses faire cela toute seule, je ne saurai pas te faire connaître comme Tu le veux parce que j’en suis incapable.
Mais si Tu acceptes de le faire, Tu triompheras, Tu Te feras connaître et Tu auras ton Royaume dans le monde entier.
Oh ! saint Vouloir, éclipse tous les maux des créatures par ta Puissance ! Prononce ton omnipotent « Ça suffit » !
Pour que les créatures
- quittent le chemin du péché et
- se retrouvent à nouveau sur la voie de ta Divine Volonté.
(2) C’est à toi, Mère et Reine du divin Fiat, que je te consacre ce volume d’une manière spéciale
- pour que ton Amour et ta Maternité se manifestent dans ces pages,
- pour appeler tes enfants à vivre avec toi dans ce Vouloir dont tu possédais le Royaume.
Et je commence, agenouillée à tes pieds, en implorant ta bénédiction maternelle.
(3) Mon esprit était immergé dans le divin Fiat Alors mon doux Jésus, visita ma petite âme et avec une indicible bonté, Il me dit :
(4)« Ma bienheureuse fille de ma Volonté, combien de merveilles mon Vouloir est capable d’opérer dans la créature pourvu qu’elle Lui donne la première place et toute la liberté pour travailler.
Mon Vouloir prend la volonté, la parole et l’acte que la créature veut faire. Il les infuse en Lui-même. Il les investit de sa Vertu créatrice. Il prononce son Fiat et forme autant de Vies qu’il existe de créatures.
Tu demandais dans ma Volonté le baptême de ma Volonté pour tous les futurs nouveau-nés afin que sa Vie Règne en eux. Ma Volonté n’a pas hésité un seul instant.
Elle a immédiatement prononcé son Fiat. Et Elle formé autant de vies que de nouveau-nés, les baptisant comme tu le voulais,
- premièrement avec sa Lumière
- pour donner ensuite sa Vie à chacun d’eux.
Si ces nouveau-nés, que ce soit
- par non-correspondance ou par manque de connaissance, ne possèdent pas notre Vie, cette Vie demeure toujours pour Nous.
Et Nous avons ainsi autant de Vies divines
- qui Nous aiment, Nous glorifient et Nous bénissent tout comme Nous aimons en Nous-mêmes.
Ces Vies divines sont notre plus grande gloire. Mais ces Vies divines ne laissent pas de côté
- celle qui a donné à notre divin Fiat l’occasion de former ces vies pour autant de nouveau-nés qui ont vu le jour.
Elle la garde cachée en eux pour
- la faire aimer comme ils aiment et
- lui faire faire ce qu’ils font.
Et ces Vies divines ne laissent pas non plus de côté les nouveau-nés. Elle veille sur eux et les défend pour être capable de régner dans leur âme.
Ma fille, qui pourra te dire
- combien Nous aimons cette créature qui vit dans notre Vouloir ?
Nous l’aimons tellement que notre Vouloir se met en son pouvoir,
- si bien que l’âme fait de Lui ce qu’elle veut.
Si l’âme veut former nos Vies, Nous là laissons faire. Si l’âme veut remplir le Ciel et la terre de notre Amour,
- Nous lui laissons la liberté de le faire, Si bien que chacun Nous dit qu’Il nous aime.
Même dans le petit oiseau qui chante et gazouille, nous entendons le « je vous aime » de celle qui vit dans notre Vouloir.
Si dans le transport de son amour, l’âme veut Nous aimer encore plus,
- elle entre dans notre acte créateur et
- elle prend plaisir à créer des soleils, des étoiles et des cieux nouveaux pour leur faire dire sans arrêt : « je vous aime », « je vous aime ».
Et elle se fait conteuse pour raconter notre gloire. Dans notre Volonté, l’âme est attentive à tout afin de voir
- ce que Nous voulons et
- comment elle peut Nous aimer davantage.
(5) Mon Dieu, que de merveilles, que de surprises il y a dans notre Vouloir. Son doux enchantement est si grand que l’on en demeure
- non seulement ravi,
- mais comme embaumé et transformé dans les merveilles du Fiat, si bien que l’on ne sait plus comment en sortir.
Je me disais alors : Quelle sera la différence entre
- celle qui vit dans le divin Vouloir,
- celle qui s’y résigne dans les circonstances difficiles de la vie, et
- celle qui ne fait pas du tout la Divine Volonté ?
Mon doux Jésus ajouta alors : (6) Ma bienheureuse fille, la différence est si grande qu’il n’y a pas de comparaison possible.
Celle qui vit dans mon Vouloir règne sur tout.
Nous aimons tellement cette âme que Nous en arrivons à
- la laisser régner sur Nous-mêmes.
Nous aimons tellement voir la petitesse de la créature Nous dominer que Nous éprouvons des joies singulières parce que Nous voyons
- que notre Volonté domine dans la créature et
- que la créature règne avec notre Vouloir.
Et, oh ! combien de fois nous la laissons l’emporter sur Nous ! Très souvent, notre joie est si grande que Nous laissons notre Volonté vaincre dans la créature plutôt qu’en Nous-mêmes.
De plus, la créature qui vit dans notre Vouloir est en contact continuel avec Lui. Elle acquiert des Sens divins de Prévoyance.
La Lumière de sa Vue divine est si pénétrante et si claire que la créature en arrive à se fixer en Dieu
- en qui elle regarde les Divins Mystères.
Notre Sainteté et notre Beauté sont palpables. Cette âme les aime et les fait siennes. Avec ses yeux de Lumière, cette âme trouve son Créateur partout. Il n’est rien en quoi cette âme ne Le trouve pas.
Avec sa Majesté et son Amour, le Créateur enveloppe la créature Il lui fait sentir combien Il l’aime. Et, oh ! quelles Joies indescriptibles des deux côtés :
- la créature – en se sentant aimée – et
- le Créateur, aimé par la créature en chaque chose.
Cette âme acquiert une Ouïe divine. Elle entend immédiatement ce que Nous voulons. Elle Nous écoute toujours avec attention. Il n’est pas nécessaire de dire et de répéter ce que Nous voulons. Un petit signe suffit, et tout est fait.
Cette âme acquiert le sens divin de l’Odorat et elle perçoit si ce qui l’entoure est bon et saint, et si cela vient de Nous.
C’est âme acquiert le Goût divin, si bien qu’elle se nourrit d’Amour et de tout ce qui vient du Ciel, jusqu’à satiété.
Finalement, dans notre Vouloir, cette âme acquiert notre Sensibilité,
- de telle sorte que tout en elle est pur et saint, et il n’y a aucune crainte que le plus petit souffle puisse ternir cette âme.
L’âme qui vit dans mon Fiat est toute belle, charmante et gracieuse.
(7)Par contre, celle qui est seulement résignée ne vit pas dans notre contact continuel.
On peut dire qu’elle ne connaît rien de notre Être suprême.
Sa vue est très faible et malade, et nuit à la créature. Elle souffre de myopie au plus haut point Elle découvre avec difficulté les objets les plus nécessaires.
Elle entend mal. Si elle nous entend, oh ! combien il est nécessaire de la faire écouter !
Son sens de l’odorat, son sens du goût et son sens du toucher
- sont sensibles à ce qui est humain,
- se nourrissent de ce qui est terrestre,
- ressentent le toucher des passions et la douceur des plaisirs de ce monde.
Et il semble qu’en faisant ma Volonté en certaines circonstances douloureuses, elles ne s’en nourrissent pas chaque jour,
- mais dans les occasions où ma Volonté leur offre une souffrance.
Oh ! combien ces créatures deviennent nerveuses et malades au point d’inspirer la pitié !
Pauvre créature sans ma Volonté continue ! Comme elles me font pitié.
(8) Et finalement, celles qui ne sont même pas résignées sont
- aveugles, sourdes, sans aucun sens de l’odorat.
Elles perdent le goût de tout ce qui est bon.
Ce n’est alors qu’une pauvre créature paralysée
- qui ne peut même pas se servir pour s’aider elle-même.
Cette créature forme elle-même un réseau de malheurs et de péché dont elle ne sait comment sortir.