(1)Il me semble que le divin Vouloir attend de moi qu’à chaque instant je puisse entrer en lui pour faire entrer mon acte dans tous ses actes et si je m’échappe un instant, il se sent isolé et pleure, inconsolable, la compagnie de sa créature ; et dans sa douleur, Il dit :

Comment ! Tu me quittes ? Pour toi, je me suis laissé dans les sphères, dans le soleil, dans l’air, pour te tenir compagnie et recevoir la tienne, mais sais-tu pourquoi ? Pour t’aimer et pour être aimé, et afin de pouvoir dire : ce que je fais au ciel dans notre Être divin, je le fais dans les sphères et je veux le faire dans ma créature bien-aimée.

Mais si tu n’es pas dans mon Vouloir, tu te retires de Moi et Moi de toi, et Je demeure isolé. Mais dans ma douleur, Je ne cesse de t’appeler.

Divine Volonté, combien tu m’aimes ! Combien tu es aimable et admirable ! Et je ressentais la souffrance de sa solitude. Mais mon doux Jésus m’a refait sa petite visite et Il m’a dit :

(2)Brave fille de mon Vouloir, l’attente est une de nos plus grandes souffrances. Elle nous fait monter la garde. Nous en arrivons à compter les souffles, les battements de cœur, les minutes lorsque nous ne sentons pas la créature avec nous

Pour lui faire sentir notre amour et nous aimer l’un l’autre d’un seul amour, Nous nous sentons harmoniser avec la créature. Victorieuse nous la transportons dans notre sein divin. C’est pourquoi, sans elle, les minutes nous semblent des siècles et nous languissons après son retour.

Plus encore, lorsqu’elle entre dans notre Vouloir et nous demande que notre Volonté vienne régner sur la terre, nous faisons la fête Parce qu’elle veut alors ce que nous voulons. C’est une grande chose et la plus belle de toutes que la créature veuille ce que veut son Créateur. Cela forme notre repos, notre amour sourit et il est apaisé.

(3)Lorsqu’elle demande que notre Vouloir vienne régner,

  • elle cogne à la porte de toutes les choses créées, au soleil, au vent, au ciel, aux étoiles et à toutes choses. Je domine dans toutes ces choses et j’entends les coups qu’elle frappe. J’ouvre toutes les portes et je me mets en route afin de venir régner.

Mais elle ne s’arrête pas là Elle grimpe plus haut et frappe

  • à la porte de notre Divinité,
  • à celle de tous les anges et les saints et
  • à tous elle me fait demander que mon Fiat vienne. Que ces coups frappaient à la porte sont doux, puissants et pénétrants, parce que tout le monde ouvre et se fait tout oreille . Elle continue et demande à tout le monde ce qu’elle veut. C’est pourquoi la vie dans notre Vouloir
  • remue ciel et terre et
  • prépare notre œuvre à une cause si sainte.

(4)Ensuite Il ajouta : Ma fille, veux-tu savoir pourquoi nous voulons que la créature vive dans notre divin Vouloir ?

C’est parce que nous voulons toujours lui faire des dons nouveaux,

  • lui donner un amour nouveau, de nouveaux charismes. Nous voulons lui dire des choses toujours nouvelles sur notre Être divin.

Et elle, parce qu’elle doit recevoir et nous écouter, si elle ne vit pas dans notre Vouloir,

  • elle n’aura pas la place où mettre nos dons, Nous ne pouvons pas faire de dons
  • si nous n’avons pas un endroit où les déposer.

Nous restons avec la tristesse de vouloir donner et de ne pas pouvoir le faire Nous sommes comme suffoqués par l’amour et nous ne pouvons pas nous soulager parce qu’il n’y a personne pour le prendre Nous sommes contraints de voir la pauvre créature faible et ignorante.

Quelle tristesse ! Alors que dans notre Vouloir, nous mettons tous nos biens en commun, Nous allons vers elle en disant :

« Prends ce que tu veux. En remerciement, donne-nous le petit tribut de ton amour et de ta Volonté. »

Par conséquent, ma fille, faisons des pactes. Nous nous mettrons d’accord

  • que je devrai toujours te donner et
  • que tu devras toujours me donner ton petit amour.

Ainsi, nous serons toujours en communication, nous aurons toujours cela à faire ensemble, nous nous aimerons d’un même amour, nous serons heureux d’un même bonheur.

(5) Je souffrais et Jésus , agité dans son impatience reprit :

(6)Ma fille, mes souffrances embrassent les tiennes, elles les unissent aux miennes et leur font prendre vie dans mes propres souffrances De sorte qu’elles reçoivent la valeur infinie et le bien de mes propres souffrances.

Dans ma Volonté,

  • les choses et les souffrances sont transformées,
  • et d’humaines elles deviennent divines.

Je sens que ce n’est pas la créature qui souffre Car je les forme en Moi. Je crée ses souffrances en Moi

  • afin de les souffrir avec ma créature bien-aimée. C’est ma vie qui se répète en elle avec le cortège de mes souffrances C’est pourquoi je les appelle mes souffrances Si tu pouvais savoir ce que je fais avec ces souffrances !

Je les place entre le ciel et la terre,

  • comme une gloire et un amour éternel envers mon Père céleste,
  • comme une défense et un refuge pour les créatures,
  • comme un remords pour celle qui m’offense,
  • comme un cri d’amour pour celle qui ne m’aime pas,
  • comme une lumière pour celle qui ne me connaît pas.

Bref, je leur fais remplir tous les offices des biens qui sont nécessaires aux créatures.

Par conséquent, laisse-moi faire Ce sont les œuvres que ton Jésus veut faire. Je peux les accomplir dans celle qui vit dans ma Volonté.