(1 ) Mon vol continue dans le divin Vouloir. Oh ! combien je me sens perdue dans son immensité. Sa puissance et son activité sont telles que

  • lorsqu’il opère dans l’acte de la créature,

Il veut

  • donner cet acte à tous,
  • remplir le ciel et la terre pour faire voir et sentir à tous ce qu’il peut faire et combien il peut aimer.

J’étais surprise Mon bien-aimé Jésus, rendait une visite à ma petite âme. Toute bonté, Il me dit : (2) Ma bienheureuse fille, l’Amour de ma Volonté qui opère dans la créature est tel

  • qu’Il peut sembler incroyable.

Lorsqu’Elle travaille, ma Volonté veut

  • que tous reçoivent cet acte et se l’approprient. Avec son souffle omnipotent, ma Volonté met des ailes sur cet acte afin de l’imposer
  • au soleil, aux cieux, aux étoiles, au vent, à la mer et
  • même à l’air que tous respirent. Puis l’acte s’élève plus haut jusqu’aux régions célestes .

Tous – les anges, les saints, la Mère et Reine, et même notre Divinité – subissent cet acte. De ce fait chacun peut dire : « Cet acte est le mien. »

Et sais-tu pourquoi ? L’Amour de ma Volonté est tel qu’Il veut

  • que chacun possède cet acte, qui donne la Vie à tous.

Il veut décorer, orner et revêtir tous et toute chose de sa Vertu créatrice afin de recevoir de toute chose et de chacun

  • la Gloire, l’Amour et l’Honneur de ma Volonté.

Mon Vouloir n’arrête jamais. Il n’est satisfait que lorsqu’il voit que son acte a rempli toutes choses. Il emporte alors avec lui – comme en triomphe – la créature qui L’ a laissé opérer librement dans son acte, pour le faire connaître et aimer par tous.

Ce sont nos fêtes – nos pures joies de Création : pouvoir mettre dans l’acte humain de la créature ce qui nous appartient comme si nous voulions doubler notre puissance, notre immensité, notre amour et notre gloire à l’infini dans cet acte.

Et cela n’a rien d’étonnant – notre Divine Volonté est partout. Par conséquent nos actes qui animent les actes de la créature s’envolent,

  • vont s’abriter dans notre Vouloir, même dans les endroits les plus petits et les plus secrets où ma Volonté est

présente.

Ces actes nous servent de retour d’Amour pour toute la Création, comme une très douce compagnie – narrateurs de notre Être suprême. C’est pourquoi notre amour est exubérant pour celle qui veut vivre dans notre Fiat. Nous avons les yeux fixés sur elle

  • presque pour l’espionner et
  • voir quand elle nous donnera son acte pour laisser notre vertu créatrice opérer en lui.

Cette créature est pour nous

  • le témoignage de notre amour
  • l’activité de notre puissance. Elle devient la répétitrice de notre propre Vie.

(3) Après quoi je continuai ma ronde dans le divin Vouloir Mon doux Jésus transportait ma petite volonté dans l’acte créateur de sa Volonté. Mon Dieu, que de surprises ! Ma pauvre intelligence se perd et elle est incapable de rien dire.

Puis, mon toujours adorable Jésus, me refaisant sa brève petite visite. Toute bonté Il me dit :

(4)Ma bonne fille, notre Fiat a manifesté notre amour opérant, puissant et sage dans la Création. De telle sorte que toutes les choses créées sont remplies

  • de notre amour,
  • de notre puissance,
  • de notre sagesse et
  • de notre indicible beauté. Nous pouvons les appeler « les administrateurs de notre Être suprême ».

Mais nous avons fait plus encore dans la création de la Reine Souveraine. Notre amour n’était pas satisfait par une simple démonstration. Il voulait adopter une attitude

  • de piété,
  • de tendresse et
  • de compassion, profonde et intime au point de se transformer en Larmes d’Amour pour les créatures. C’est pourquoi, en prononçant notre Fiat pour la créer et l’appeler à la vie,
  • nous avons créé le pardon, la miséricorde et la réconciliation entre nous et l’humanité. Nous les avons déposés dans cette céleste Créature comme administrateurs entre nos enfants et les siens.

Par conséquent, la Dame souveraine possède des mers

  • de pardon,
  • de miséricorde et
  • de piété,
  • ainsi que des mers de larmes de notre amour dans lesquelles elle peut couvrir toutes les générations humaines, régénérées dans ces mers créées par nous en elle –
  • des mers de pardon, de miséricorde et de piété
  • d’une tendresse propre à adoucir les cœurs les plus durs.

Ma fille, il était juste que tout soit déposé dans cette céleste Mère afin que, possédant le règne de notre Volonté, nous puissions tout lui confier.

Elle est la seule qui possède suffisamment d’espace pour pouvoir posséder ces mers créées par nous.

Avec sa puissance créatrice et préservatrice,

  • notre Volonté maintient intact tout ce qu’elle crée,
  • sans que rien ne diminue jamais malgré nos dons continuels.

C’est pourquoi là où notre Volonté n’est pas présente,

  • nous ne pouvons ni donner, ni confier, ni déposer,
  • nous ne trouvons tout simplement pas l’espace.

Notre amour demeure entravé dans l’accomplissement des nombreuses œuvres magnifiques que nous voulons accomplir dans les créatures.

Ce n’est que dans la Dame souveraine que notre Amour

  • ne trouve aucun obstacle et
  • il a manifesté et accompli tant de merveilles qu’Il lui a donné la divine Fécondité et a fait d’elle la Mère de son Créateur.

(5) Alors, mon bien-aimé Jésus m’a montré tous les actes qu’Il a accomplis avec sa céleste Mère. Leurs mers d’amour devenaient alors une. Soulevant leurs vagues jusqu’au Ciel,

  • ils investissaient toute chose, même notre Divinité. Ils formaient une dense pluie d’amour sur notre Être divin.

Ces mers apportaient l’amour de tous

  • le rafraîchissement et le baume par lequel notre Être divin était apaisé
  • tournant la Justice en mouvement d’Amour pour les créatures.

On peut dire que notre Amour régénérait la famille humaine d’un amour nouveau. Dieu l’aimait avec un Amour redoublé – mais où ? Dans la Reine et dans son cher Fils.

(6)Écoute maintenant une autre surprise. Lorsque, petit enfant,

  • Je suçais le lait de ma Maman,
  • Je suçais les âmes parce qu’elle les gardait en dépôt En me donnant son lait, elle déposait en Moi toutes les âmes.

Elle voulait

  • que Je les aime,
  • que Je les embrasse toutes et
  • que Je fasse d’elles ma victoire et la sienne.

Mieux encore – en me donnant le lait, elle me faisait téter sa maternité et sa tendresse, s’imposant sur Moi de telle sorte que J’’aimais les hommes avec un amour maternel et paternel.

Je recevais en moi sa maternité et son indicible tendresse, de sorte que J’aimais les âmes avec un amour divin, maternel et paternel.

Après avoir déposé toutes les âmes en Moi,

  • avec un de mes stratagèmes d’amour
  • avec un souffle, avec un doux regard Je les redéposai dans son Cœur maternel .

Et pour la payer de retour, je lui donnai mon amour paternel, mon amour divin qui est incessant, ferme, inébranlable et ne change jamais. L’amour humain change facilement, c’est pourquoi Je voulais que mon inséparable Mère ait les mêmes attributs que mon amour pour aimer les âmes comme seul Dieu peut aimer.

Par conséquent, chaque acte qu’elle accomplissait, des plus petits jusqu’aux plus grands, était un échange de dépôt des âmes – Moi en elle et elle en Moi.

Plus encore, Je peux dire que nous multipliions ce dépôt des âmes Parce que je gardais dans mon divin Cœur, avec la plus grande jalousie,

  • tout ce que Je recevais de ma chère Maman comme le plus grand cadeau qu’elle pût me faire.

Et elle recevait mon don si jalousement qu’elle utilisait toute sa maternité pour conserver ce don que son Fils lui faisait.

Dans ces échanges de dépôt, notre Amour grandissait et aimait toutes les créatures avec un amour nouveau.

Nous formions des projets sur la manière de les aimer plus encore et de faire leur conquête, par l’Amour, en exposant notre Vie pour les sauver.