(1)Je faisais ma ronde dans le divin Fiat . Oh ! combien je désirais qu’aucun acte ne m’échappe de tout ce qu’Il avait fait dans la Création comme dans la Rédemption.

Il me semble que je manque quelque chose si je ne reconnais pas tout ce qu’il a fait pour pouvoir aimer, embrasser et serrer tout cela contre mon cœur comme si tout m’appartenait.

Le divin Vouloir serait mécontent

  • si celle qui vit en Lui ne connaissait pas tous ses actes, et
  • s’il ne pouvait pas trouver le petit « Je t’aime » de sa bien-aimée en tout ce qu’il a fait. Il n’y a rien qu’il n’ait fait pour cette créature.

J’arrivais donc au point où le céleste Enfant était en Égypte en train de faire ses premiers pas.

J’embrassais ses pas, je plaçais mon « Je t’aime » en chacun d’eux Et je lui demandais les premiers pas de sa Volonté pour toutes les générations humaines. J’ai essayé de le suivre en toutes choses. S’Il priait, s’Il pleurait – je demandais

  • que sa Volonté puisse animer toutes les prières des créatures, et
  • que ses larmes puissent régénérer la vie de son Fiat dans la famille humaine. J’étais attentive à le suivre en toutes choses

Alors l’Enfant Roi, visita ma petite âme et Il me dit :

(2)Fille de ma Volonté, Je suis tellement heureux lorsque la créature ne me laisse pas seul ! Je la sens derrière moi, devant moi, et dans tous mes actes. Tu dois savoir que mon exil en Égypte n’a pas été sans conquêtes.

Lorsque j’avais environ trois ans, de notre petite masure, Je pouvais entendre les enfants qui jouaient et criaient dans la rue. Et tout petit que J’étais, Je suis allé me joindre à eux. Dès qu’ils me virent, ils ont couru vers moi en se bousculant pour être le plus près possible parce que

  • ma beauté,
  • l’enchantement de mon regard et
  • la douceur de ma voix étaient si grands qu’ils en étaient ravis. Ils m’entouraient et m’aimaient tellement qu’ils ne pouvaient plus se détacher de moi.

J’aimais moi aussi ces enfants et je leur ai fait mon premier petit sermon en l’adaptant à leurs petites capacités.

Car lorsque l’amour est vrai, il essaye

  • non seulement de se faire connaître,
  • mais également de donner tout ce qui peut rendre heureux dans le temps et dans l’éternité. D’autant plus que, possédant l’innocence, ils pouvaient facilement me comprendre.

Et veux-tu savoir sur quoi portait mon sermon ? Je leur ai dit :

« Mes enfants, écoutez-moi. Je vous aime beaucoup et Je veux vous faire connaître votre origine. Regardez le ciel. Vous avez là-haut un Père céleste. Il vous aime beaucoup. Il ne s’est pas contenté d’être seulement votre Père du ciel , de vous guider, de créer pour vous un soleil, une mer, une terre et des fleurs pour vous rendre heureux, vous aimant d’un amour exubérant.

Il voulait descendre dans votre cœur pour former sa Résidence royale dans les profondeurs de votre âme, en se faisant le doux prisonnier de chacun de vous. Mais, pour faire quoi ? Pour donner vie à votre cœur, votre souffle et votre mouvement. Ainsi, lorsque vous marchez, il marche dans vos pas . Il bouge avec vos petites mains. Il parle avec votre voix…

Il vous aime beaucoup et lorsque vous marchez ou bougez

  • Il vous embrasse,
  • Il vous serre dans ses bras et vous porte en triomphe comme ses propres et chers enfants.

Combien de baisers et d’étreintes cachées notre céleste Père ne vous donne-t-il pas ! Mais, puisque par manque d’attention vous n’avez pas laissé

  • votre baiser rencontrer son baiser, et
  • vos étreintes rencontrer son embrassement paternel, Il était dans la douleur de voir que ses enfants ne l’embrassaient pas.

Mes chers enfants, savez-vous ce que ce céleste Père veut de vous ? Il veut être reconnu en vous et avoir sa propre place dans le centre de votre âme. Il vous donne toute chose. Il n’est rien qu’Il ne vous donne pas. Il veut votre amour en tout ce que vous faites. Aimez-le ! Que l’amour soit toujours dans votre petit cœur, sur vos lèvres, dans vos œuvres

  • en toutes choses . Et ce sera la délicieuse nourriture que vous donnerez à sa Paternité.

Il vous aime beaucoup et veut être aimé. Personne ne pourra jamais vous aimer comme il vous aime.

Il est vrai que vous avez un père sur la terre,

  • mais combien différent de l’amour du Père céleste !

Votre père sur la terre ne peut pas toujours vous suivre,

  • surveiller vos pas où dormir avec vous Il ne palpite pas non plus dans votre cœur Si vous tombez, il peut même ne pas le savoir.

Au contraire, votre Père céleste ne vous quitte jamais. Si vous êtes sur le point de tomber, iIl vous tend sa main pour ne pas vous laisser tomber Si vous dormez, Il veille sur vous Et même si vous jouez et que vous faites quelque chose d’impertinent, Il est toujours avec vous et Il sait tout ce que vous faites. Par conséquent, aimez-Le beaucoup, beaucoup !

Et dans mon excitation, je leur dis : Donnez-moi votre parole que vous allez toujours, toujours L’aimer ! Dites avec moi : « Nous t’aimons notre Père qui es aux cieux. Nous t’aimons, notre Père qui demeure dans nos cœurs ! »

(3)Ma fille, à mes paroles ,certains enfants furent émus, restaient immobiles, d’autres étaient ravis, pleurèrent de joie.. Certains se sont serrés contre Moi et ils ne voulaient plus me laisser partir. Je leur ai fait sentir la Vie palpitante de mon Père céleste dans leur petit cœur. Ils étaient dans la fête parce qu’ils n’avaient plus un Père qui était loin d’eux, mais qui demeurait dans leur propre cœur. Et pour les raffermir et leur donner la force de me quitter,

  • J’ai béni ces enfants en renouvelant sur eux notre Puissance créatrice invoquant la Puissance du Père, la Sagesse du Fils, moi-même, et la Vertu du Saint-Esprit. Et je leur ai dit : « Allez. Vous reviendrez. Alors ils m’ont quitté… »

Ils allaient revenir le jour suivant, presque en foule – une masse – d’enfants. Ils se sont mis

  • à surveiller quand Je devais sortir, et
  • à regarder ce que Je faisais dans notre masure. Et lorsque Je sortais, ils battaient des mains. Ils faisaient la fête et criaient tellement que ma Mère sortait pour voir ce qui se passait. Oh ! comme elle était ravie de voir son Fils parler à ces enfants avec tant de grâce. Son cœur débordait d’amour et elle pouvait voir les premiers fruits de ma Vie ici-bas

Puisque pas un de ces enfants qui m’écoutaient – pas un seul d’entre eux – ne s’est perdu. Sachant qu’ils avaient un Père dans leur cœur était comme un dépôt

  • pour pouvoir posséder la Patrie céleste –
  • pour aimer ce Père qui était aussi dans les cieux.

Ma fille, ce sermon que tout petit Enfant Je donnai aux enfants de l’Égypte était la fondation – l’essence de la création de l’homme. Il contient la plus indispensable doctrine et la plus haute sainteté. Il fait surgir l’amour à chaque instant : l’amour entre le Créateur et la créature. Quelle douleur de voir de si nombreuses petites vies qui ne connaissent pas la Vie d’un Dieu dans leur âme ! Ces enfants grandissent sans Paternité divine comme s’ils étaient seuls au monde. Ils ne sentent et ne savent pas combien ils sont aimés. Alors, comment peuvent-ils m’aimer ? Sans amour, le cœur s’endurcit et la vie se dégrade. Pauvre jeunesse ! Ils s’adonnent aux crimes les plus graves… C’est une douleur pour ton Jésus et Je veux que ce soit pour toi aussi une douleur.

Alors, prie pour que tous sachent

  • que Je suis dans leur cœur –
  • que J’aime et que Je veux être aimé.