(1)Aujourd’hui, nageant dans le divin Vouloir, mon pauvre esprit se trouva face à la Conception de la Reine du ciel. Oh ! quelles merveilles. Quelles surprises. On ne peut simplement pas les décrire tout . Et je me disais : « Que peut-on encore dire d’autre sur l’Immaculée Conception après tout ce que l’on a déjà dit ? » Mon adorable Jésus me surprit et, tout en fête, comme s’il voulait célébrer la Conception de la céleste Reine, il me dit :
(2)Ma bienheureuse fille ? oh ! combien de choses encore J’ai à te dire sur la Conception de cette céleste Créature. C’est une Vie que nous étions en train de créer – pas une œuvre. Il y a une grande différence entre une œuvre et une vie. De plus, c’était une vie à la fois divine et humaine dans laquelle il devait y avoir
- une harmonie parfaite de sainteté, d’amour et de puissance qu’aucune autre Vie ne pouvait égaler.
Les merveilles que nous avons accomplies en créant cette vie étaient telles qu’il nous a fallu opérer le plus grand des prodiges – une chaîne de miracles – pour que cette Vie puisse contenir tout le bien que nous déposions en elle.
Cette sainte Créature, conçue sans le péché originel, ressentait
- la Vie de son Créateur ,
- sa Volonté opérante qui ne fit rien moins que faire se lever de nouvelles mers d’Amour. Oh ! combien elle nous aimait. Elle pouvait nous sentir à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même.
Oh ! comme elle courait pour être partout et en tout lieu – là où était la vie de son Créateur. Cela aurait été pour elle le plus dur et le plus cruel des martyres
- que de ne pouvoir être partout avec Nous pour Nous aimer.
Notre Volonté lui donnait des ailes Notre vie, tout en restant en elle, se trouvait partout
- pour être aimée et
- pour jouir de Celui qu’elle aimait tant et qui l’aimait en retour.
(3)Ecoute maintenant une autre surprise.
Dès qu’elle fut conçue, elle commença sa course.
Et nous l’avons aimée d’un Amour infini . Ne pas l’aimer aurait été pour nous aussi le plus grand des martyres.
Elle courait à l’extérieur à la recherche de notre Vie
- qu’elle possédait déjà en elle-même.
Car un bien n’est jamais complet
- s’il n’est pas possédé en dedans comme en dehors
Elle demeurait conçue dans le Ciel et dans les célestes sphères
- dont les étoiles formaient sa couronne, en la louant et en la proclamant comme leur Reine. Et elle acquit les droits de Reine sur toutes les sphères célestes.
Notre Immensité l’attendait dans le soleil – et elle courut et fut conçue dans le soleil qui,
- devenant un diadème pour son adorable tête, la revêtit de sa lumière et la loua comme Reine de lumière.
Notre immensité est notre puissance l’attendaient aussi dans le vent, dans l’air, dans la mer – et elle courait et courait… sans jamais s’arrêter. Ainsi, elle demeura conçue dans le vent, dans l’air et dans la mer, en acquérant les droits de Reine sur toutes choses.
La souveraine Dame fait couler sa puissance, son amour et sa maternité dans le ciel, dans le soleil, dans le vent, dans la mer et même dans l’air que chacun respire.
Elle fut conçue partout – en tout lieu et en toute créature.
Partout où se trouvait notre Puissance, elle élevait son trône pour nous aimer et aimer tout le monde.
Ce fut le plus grand miracle accompli par notre Amour tout-puissant :
- la multiplier en toutes choses et dans tous les êtres créés
- pour que nous puissions la trouver partout et en tous.
La céleste Reine est comme le soleil. Même si quelqu’un ne veut pas à la lumière du soleil, cette Lumière s’impose quand même et dit : « Que vous me vouliez ou non, je dois poursuivre ma course. Je dois vous donner la lumière. »
Mais si quelqu’un pouvait se cacher de la lumière du soleil, personne ne peut se cacher de la Dame souveraine. Autrement, elle ne pourrait pas être appelée Reine et Mère universelle de tous et de toutes choses. Et Nous ne savons pas comment prononcer des paroles sans produire des faits.
Peux-tu voir ainsi l’étendue de notre Puissance et de notre Amour dans la Conception de cette sainte Créature ? Nous l’avons élevée à un tel degré de hauteur et de gloire qu’elle peut dire : « Là où se trouve mon Créateur, je suis aussi – pour l’aimer.
Il m’a revêtue d’une telle puissance et d’une telle gloire que je suis souveraine sur tout. Tout dépend de Moi. Mon règne s’étend partout à tel point
- qu’en étant conçue dans toute chose
- je continue à concevoir en moi le soleil, le vent, la mer – toute chose. Je possède tout en moi – même mon Créateur. Je suis Souveraine et propriétaire de tout. Telle est
- mon inaccessible hauteur,
- ma gloire que personne ne peut égaler, et
- mon grand honneur :
Avec mon amour
- j’embrasse tous,
- j’aime tout et
- j’appartiens à tout. Je suis la Mère de mon Créateur. »