(1)Mon pauvre esprit nage dans la mer du Vouloir divin Je Le sens qui respire, palpite et circule,
- mieux que le sang dans les veines de mon âme.
Il me dit : « Je suis ici, en toi et en dehors de toi – plus que ta propre vie. Je cours en chacun de tes actes. Je rends chaque chose facile pour toi avec mon Amour, et Je te rends heureuse. »
En même temps, Il me montrait toutes les peines que je souffrais, revêtues de Lumière
- en les gardant serrées contre son Cœur
comme autant de conquêtes de sa Volonté.
J’étais encore préoccupée. Mon toujours adorable Jésus me rendit visite et Il me dit :
(2) Ma petite fille de ma Volonté Divine, sache que
- toutes les souffrances que ma très sainte Humanité a endurées sur la terre
- chaque larme que J’ai versée,
- chaque goutte de mon Sang,
- chaque Pas et
- chaque Mouvement, et
- même ma Respiration ont été et sont encore investis par une voix unique
- avec laquelle ils parlent et crient continuellement :
Nous voulons que le Royaume de la Divine Volonté
- règne et domine parmi les créatures. Nous voulons que nos droits divins soient placés en force !…
Et ils prient, ils parlent et ils gémissent autour de notre Trône suprême, sans jamais s’arrêter, pour que la Volonté du Ciel et de la terre soient une.
La créature qui s’unit
- à mes Souffrances,
- à mes Battements de Cœur,
- à mes Respirations,
- à mes Pas et à mes Œuvres prie, parle et gémit avec tout ce que J’ai fait et souffert sur terre. I
IL n’y a pas de Bien qui ne vienne de mes Souffrances. De mes Souffrances, unies à celles de la créature, surgit le plus grand Bien. Mes souffrances servent de dépôt – de demeure aux siennes.. Elles forment ensemble une seule Prière, une seule Voix – une seule Volonté.
Mieux encore, mes Souffrances portent les souffrances de la créature et tout ce qu’elle fait devant notre Majesté,
- pour qu’elle obtienne de faire ce que je fis..
Les souffrances de la créature kidnappent mes Souffrances sur la terre afin d’inclure toutes les créatures dans mes Souffrances et dans les siennes,
- pour disposer toutes les créatures à recevoir la Vie de ma Volonté Divine.
L’union avec Moi, de ses souffrances avec mes Souffrances,
- produit le grand Prodige de ma Vie dans la créature. Une vie qui opère, parle et souffre comme si J’étais à nouveau sur la terre.
Ainsi, J’anime l’être tout entier de la créature
- avec la Puissance de mes actes. Ma Vie s’écoule même dans les choses les plus banales, afin
- que tout puisse être Mien, animé par ma Puissance créatrice, et
- qu’elle puisse Me donner l’Amour et la Gloire de ma propre Vie.
Crois-tu que ma Volonté n’ait pas tenu compte de tout ce que tu as souffert ? Bien sûr que si. Ma Volonté préserve dans son Sein de Lumière
- toutes tes souffrances, petites ou grandes
- tous tes soupirs de détresse et toutes tes privations.
Elle s’en est même servi comme matière pour pouvoir
- concevoir,
- faire naître et
- développer sa Vie. Elle a pu grandir à travers chacune de tes souffrances qui était
- nourrie par sa Sainteté,
- remplie de l’ardeur de son Amour, et
- embellie par son inatteignable Beauté.
Ma fille, combien tu dois Me remercier
- pour tout ce que J’ai disposé pour toi, et
- pour tout ce que Je t’ai fait souffrir. Tout a servi à former ma Vie en toi ainsi que le triomphe de ma Volonté.
Quel bonheur pour la créature de voir que ses souffrances
- servaient ma Vie, si sainte, et l’aboutissement sera de posséder ma Volonté Divine.
Crois-tu que ce soit peu de chose
- que le Créateur montre son besoin de la créature, Lui qui est omnipotent et donne la Vie à toutes choses ? N’est-ce pas là le plus grand excès de notre Amour ?
(3) Jésus garda le silence. J’ai continué à penser à ce qu’Il venait de me dire.
J’ai vu toutes mes souffrances alignées en moi. Elles répandaient des rayons de Lumière, Transformées en Souffrances de Jésus, elles formaient
- le Soutien divin et
- la Protection des créatures.
Par leur voix et ses soupirs continuels, elles demandaient
- que la Volonté Divine vienne régner.
Jésus poursuivit :
(4)Ma bonne fille, notre Amour est tel que partout et en tout lieu
- même dans le plus petit brin d’herbe,
- dans l’air que respire la créature,
- dans l’eau qu’elle boit,
- même sous ses pas lorsqu’elle marche sur le sol, Nous envoyons nos Voix, nos cris d’Amour : « Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime ! »
Notre Amour est inconsolable tant
- qu’Il n’est pas entendu et
- qu’Il ne reçoit pas en retour le « je T’aime » de la créature
Du coup, dans notre délire amoureux, Nous disons :
“Ah ! Personne ne Nous écoute, personne ne répète « je T’aime » pour Nous. A quoi bon dire « Je t’aime » si personne ne Nous le rend ? A qui le disons Nous, à l’air, au vent, à l’espace ?
Notre « Je t’aime » ne sais pas, où aller, ni où s’appuyer, s’il ne trouve pas le « je T’aime » de la créature
- qui le reçoit pour l’échanger avec le sien, afin que son amour trouve refuge dans le Nôtre si immense,
- pour prendre appui et croître toujours davantage.
Lorsque la créature entend notre « Je t’aime » et Nous le renvoie, dans notre excès d’Amour et apaisés par son amour, Nous disons :
« Finalement, on Nous écoute. Notre amour a trouvé où aller, un lieu de refuge. Nous avons été reconnus. Nous avons trouvé quelqu’un qui dit « je T’aime. » Alors notre Amour est en fête.
Mais lorsque que Nous ne pouvons pas trouver quelqu’un qui dit « je T’aime », Alors Nous ne trouvons pas
- quelqu’un qui Nous reconnaisse,
- qui Nous écoute –
- quelqu’un qui Nous aime. Combien il est dur d’aimer et de ne pas être aimé !
Combien Je voudrais que tous sachent qu’avec mon Amour,
- Je les soutiens,
- Je les serre dans mes bras,
- Je les aime et
- Je les fais respirer.
- Je les aime et Je fais battre leur cœur .
- Je les aime et Je leur donne la parole.
- Je les aime et Je leur donne la marche
- Je les aime et Je leur donne le mouvement, la pensée, la nourriture, l’eau…
Tout ce qu’ils sont et tout ce qu’ils reçoivent est l’effet de mon Amour débordant.
N’est-ce pas alors une horrible ingratitude que de ne pas aimer ? C’est faire de notre Amour un martyr – parce que Nous avons aimé et nous ne sommes pas aimés.
(5)Après quoi je me disais : « Mais comment la créature peut-elle savoir que Notre-Seigneur lui dit et lui répète ses continuels « Je t’aime » afin de pouvoir Lui donner les siens en retour ? » Mon doux Jésus ajouta :
(6) Ma fille, c’est pourtant facile de le savoir, si la créature possède ma Volonté en tant que sa propre vie.
Celle-ci la dote de son ouïe et de sa parole divine. Ainsi elle entend quand son Créateur lui dit « Je t’aime » Et elle répond à son tour« je t’aime ». En plus, dès qu’elle perçoit qu’elle va le recevoir, le sien va à la rencontre du « Je t’aime » divin, comme voulant rivaliser avec son Dieu.
Ma Volonté donne tout à celle qui vit en Elle,
- ses bras pour L’embrasser,
- ses pas pour courir après Lui, et
- et notre Nature divine étant tout Amour,
Nous avons besoin d’aimer, tant et si bien que,
- si l’on voulait nous en empêcher, on nous étoufferait.
Ce serait comme si on ôtait la respiration à notre Vie Divine. Parce que en Nous l’Amour
- c’est la respiration,
- le mouvement et notre propre Vouloir, Et ne pas aimer Nous est impossible. Elle seule sait
- mettre de l’ordre entre la créature et le Créateur,
- la garder continuellement consciente de notre Amour et de notre Sainteté en la mettant en communication avec notre Être suprême.